Dhammapiti                 "Dans la joie du Dhamma"

                                                                                                                                                                                                                     

                        L'enseignement originel du Bienheureux Gotama  

écoutez la parole de Bouddha: http://bouddhique.free.fr/ParoleduBouddha.MP3

 
Mardi 13 mai 2008





Le cyclone Nargis qui a noyé tout le sud de la Birmanie laisse derrière lui des milliers de morts, des familles endeuillés, des sans abris, des orphelins, la misère et l'urgence.
Après cette catastrophe, les survivants ont un besoin urgent d'eau, de vivres, de médicaments et de matériel pour se reconstruire.
Faites un geste pour eux.



-Soit par l'intermédiaire d'un Français résident à Yangon et grâce à une association, lequel fait parvenir directement les premières nécessités aux habitants des alentours de la capitale.

http://aidebirmanie.blogspot.com/

(Des informations sur la Birmanie : .)



-Soit par une association humanitaire:
Où faire vos dons ? (source : l'Express)

La Croix rouge

Ses équipes se sont déployées à travers les cinq régions les plus touchées de Birmanie dès la fin du cyclone, afin de mieux évaluer la situation et de venir en aide immédiatement aux populations. La Croix Rouge a déjà réussi à débloquer 122 000 euros pour réaliser ses deux priorités : fournir des abris d'urgence et garantir l'accès à l'eau potable des habitants.
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Médecins du Monde

MdM cherche à affréter le plus vite possible un avion chargé de matériel médical et de médicaments pour apporter de meilleurs soins aux populations sinistrées.
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Action contre la faim

L'organisation a lancé un appel aux dons via son site internet. Elle attire l'attention sur l'augmentation fulgurante du prix de l'eau et de la nourriture depuis que le cyclone a frappé la Birmanie.
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Aide Médicale Internationale

L’équipe d’Aide Médicale Internationale en Birmanie/Myanmar, présente depuis 2001 dans les townships de Dala, Twantay, et de Seikgyi (dans la banlieue de Yangon), s’est rendue dans certaines des zones les plus touchées par le cyclone Nargis. Aide Médicale Internationale travaille actuellement à la définition et à la mise en œuvre, sur la zone de Dala, d’un plan d’action cohérent et efficace à destination des victimes du cyclone.
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"Quel rire, quelle exultation peut-il y avoir, alors que le monde brûle à jamais?
Etant submergé par l'obscurité, pourquoi ne cherchez-vous pas la lumière?"


Dhammapada 146




"Menez une vie de droiture, mais non une vie de corruption. L'homme qui marche dans la Voie du Dhamma vit heureux dans ce monde et dans le suivant.


Juste comme on verrait une bulle, juste comme on verrait un mirage, si une personne considère ainsi le monde, le Roi de la mort ne la verra pas."


Dhammapada 169, 170









Une prière pour le peuple Birman, vertueux et affligé.












par Langlais Pierre publié dans : Actualités
Lundi 12 mai 2008




PERMETTRE AUX CHOSES DE SE MANIFESTER





Par le Vénérable Ajahn Sumedho
(extrait du livre les Quatre Nobles Vérités)


Texte intégral disponible ici :
           http://dhammasukha.free.fr/biblio/4NoblesVerites.html#permettre











  Avant de pouvoir vraiment lâcher prise et mettre les choses de côté, il faut en prendre pleinement conscience. La méditation est un moyen de permettre au subconscient de se manifester consciemment. Toutes les déceptions, les peurs et les angoisses, tous les désirs inavoués et les ressentiments ont la possibilité de devenir conscients. Beaucoup de gens aspirent à un idéal très élevé et, par conséquent, sont parfois très déçus de leur incapacité d’être à la hauteur – de ne pas se mettre en colère, par exemple – tout ce que l’on devrait ou bien ne devrait pas être. Dans ces conditions, nous pouvons aisément créer le désir – et nous y attacher – de nous débarrasser de ces choses négatives qui ne correspondent pas à notre idéal. Ce type de désir peut sembler juste au niveau moral. Vouloir se débarrasser de pensées cruelles, de ressentiments et de jalousie paraît bon, puisqu’une personne respectable ne devrait pas les ressentir. C’est ainsi que l’on crée un complexe de culpabilité.

Si nous contemplons cela, nous prenons pleinement conscience du désir d'être à la hauteur de cet idéal et de nous débarrasser de ces tendances négatives. Nous pouvons ainsi lâcher prise : plutôt que de travailler à devenir cet individu parfait, nous laissons de côté ce désir. Ne reste qu’un esprit clair et serein. Il n’est pas nécessaire de devenir cet individu parfait, ce genre d’idéal n’étant qu’une création mentale apparaissant, puis disparaissant ; l’esprit originel reste le même.


L’idée de cessation est facile à comprendre au niveau intellectuel, mais réaliser l’expérience que constitue la cessation peut s’avérer très difficile, car cela nécessite de bien vouloir cohabiter avec ce que l’on pense ne pas pouvoir supporter. Par exemple, quand j’ai commencé à pratiquer la méditation, je m’attendais à ce que cela me rende plus gentil, plus heureux et me conduise à faire l’expérience d’états méditatifs très agréables. Mais, jamais auparavant, je n’avais connu autant de haine et de colère qu’au cours de ces deux premiers mois. Je me disais : «  C’est affreux, la méditation m’a rendu pire qu’avant ! ». Mais je réussis à contempler pourquoi tant de colère et d’aversion remontaient à la surface. J’ai réalisé qu’en grande partie, ma vie consistait précisément à fuir tout cela. Lorsque j’étais un laïc, la lecture était une obsession. Où que j’aille, j’avais besoin d’avoir des livres en ma possession. Lorsque la peur ou la colère commençaient à se manifester, je prenais refuge dans un bouquin… ou alors, j’allumais une cigarette… ou bien encore je mangeais quelque chose, convaincu d’être quelqu’un de gentil, incapable de haïr les autres. Le moindre signe d’aversion ou de haine était réprimé.

C’est la raison pour laquelle, durant les premiers mois de ma vie monastique, j’avais désespérément besoin de trouver différentes activités. Je cherchais les moyens de me distraire parce que la pratique de la méditation ramenait à ma mémoire toutes sortes de choses que j’avais essayé d’oublier. Des souvenirs d’enfance, mais aussi de mon adolescence, refaisaient surface continuellement, accompagnés d’un sentiment de colère et de haine si fort qu’il devint presque intolérable. Mais je commençais à voir qu’il me faudrait supporter ces émotions : j’ai donc fait preuve de patience. C’est ainsi que toute la haine et la colère que j’avais réprimée en trente ans d’existence fit irruption, pour ainsi dire, et put se consumer et s’éteindre grâce à la méditation. C’était un processus de purification.


Pour permettre à ce processus de cessation de prendre place, nous devons être prêts à souffrir. C’est pourquoi j’insiste sur l’importance de la patience. Nous devons faire de la souffrance une expérience pleinement consciente car c’est seulement en l’accueillant que la souffrance peut prendre fin. Quand nous prenons conscience que nous souffrons physiquement ou mentalement, il convient alors de faire face à cette douleur qui est présente. Nous l’acceptons complètement, l’accueillons et la prenons comme objet de contemplation en lui permettant d’être ce qu’elle est. Cela demande d’être patient et de surmonter le désagrément d’une condition quelle qu’elle soit. Au lieu de nous enfuir, nous devons endurer l’ennui, le désespoir, le doute et la peur pour être à même de voir et de comprendre que ces conditions prennent fin.

Tant que nous ne permettons pas aux choses de cesser, nous continuons à créer du nouveau kamma qui ne fait que renforcer nos habitudes. Quand quelque chose se manifeste, nous nous en saisissons et nous l’utilisons pour fabriquer toutes sortes de créations mentales. Tout devient plus compliqué ainsi. De cette manière, ces réactions sont répétées continuellement au cours de nos vies. Tourner en rond à la poursuite de nos désirs dans l’espoir d’éviter nos peurs ne peut pas nous conduire à la paix. Nous contemplons la peur et le désir pour qu’ils cessent de nous duper : il est nécessaire de comprendre ces forces qui nous mystifient pour qu’elles arrêtent de nous tromper et soient ainsi autorisées à cesser. Le désir et la peur nous révèlent leurs qualités fondamentales : ils sont impermanents, insatisfaisants et impersonnels. Ils sont vus et compris pour ce qu’ils sont, c’est ainsi que la souffrance prend fin.

Il est vraiment très important de comprendre la différence entre cessation et annihilation – le désir qui peut se manifester de se débarrasser des choses. La cessation est la fin naturelle de toute condition qui est apparue. C’est autre chose que le désir ! Ça n’est pas une création mentale, mais l’achèvement de ce qui a commencé, la mort de ce qui est né. Par conséquent, la cessation n’a rien de personnel, elle n’est pas le résultat de la volonté de se débarrasser de choses, mais se produit lorsque l’on permet à ce qui est apparu de disparaître. Pour ce faire, on doit abandonner la convoitise. Ça ne veut pas dire rejeter ou refouler : abandonner possède plutôt ici le sens de lâcher prise, laisser de côté.


Lorsque la fin s’est produite, ce qui vient ensuite est l’expérience de nirodha : la cessation, la vacuité, l’absence d’attachement. Nirodha est un autre terme pour évoquer la réalisation de Nibbana. Lorsque vous avez permis à quelque chose de partir et de cesser, il ne reste que la paix, la sérénité.

Vous pouvez faire l’expérience de cette tranquillité lorsque vous pratiquez la méditation. Quand vous avez laissé un désir se résorber, disparaître de votre conscience, une paix profonde s’ensuit. Il s’agit de la sérénité véritable, située au-delà de la mort. Quand vous réalisez clairement cette expérience, quand vous comprenez vraiment de quoi il s’agit en l’ayant vécu, vous réalisez Nirodha Sacca, la Vérité de la Cessation : un espace dans lequel il n’y a pas d'ego, mais où règnent vigilance et clarté. La véritable signification du bonheur suprême, de la béatitude est cette paix de la conscience transcendant totalement la souffrance et l’angoisse.


Si nous ne laissons pas survenir la cessation, nous avons tendance à opérer sur la base de suppositions que nous faisons sans même en avoir conscience. Parfois, ce n’est que lorsque nous commençons à méditer que nous nous rendons compte combien tant de peur et de manque de confiance remontent à des expériences de l’enfance. Je me souviens que, lorsque j’étais un petit garçon, j’avais un très bon ami qui se désintéressa de moi et me rejeta. A la suite de cet événement, je fus vraiment déprimé pendant des mois. Cela laissa une impression très profonde dans ma mémoire. Je compris par la suite, à travers la méditation, que cet incident apparemment minime avait profondément conditionné ma relation aux autres – j’ai toujours ressenti une grande peur d’être rejeté. Je ne m’en étais pas rendu compte, jusqu’à ce que ce souvenir précis se mette à revenir continuellement au cours de la méditation. L’esprit rationnel nous dit que c’est ridicule de passer notre temps à analyser les tragédies de notre enfance. Mais, si celles-ci ne cessent de visiter notre conscience, il est possible que ce soit parce qu’elles essayent de nous dire quelque chose sur les suppositions et les conditionnements qui ont été mis en place lorsque nous étions enfant.

Si vous faites l’expérience, pendant votre méditation, de souvenirs ou de peurs obsessionnelles, au lieu de vous sentir frustré et contrarié, apprenez à les voir comme des choses qu'il convient d'accepter en votre conscience, de façon à pouvoir les laisser de côté. Vous avez la possibilité d’organiser votre quotidien afin d’éviter de voir ces choses ; ainsi, les conditions nécessaires à leur apparition sont réduites. Vous pouvez vous engager pour de grandes causes ou dans d’importantes activités ; dans ce cas, ces anxiétés et phobies non identifiées ne deviennent jamais conscientes – mais que se passe-t-il lorsque vous lâchez prise ? Le désir ou l’obsession sont mouvants et ils se déplacent vers la cessation : ils prennent fin. Par cette expérience, vous avez la révélation qu’il y a la cessation du désir. Ceci constitue le troisième aspect de la Troisième Noble Vérité: la cessation a été réalisée.



 

 


par Langlais Pierre publié dans : Extraits de livres
Lundi 21 avril 2008

Les quatre demeures divines en tant que qualités méditative.

« Session metta »

avec Ajahn Tiradhammo

(Retraite du 19 et 20 Avril 2008 organisé par l’association terre d’éveil.)

 









 

Lorsque nous lisons, évoquons ou méditons sur « metta », la bienveillance, cela nous semble être quelque chose d’absolu, un amour inconditionnel que l’on délivre à tous les êtres.

Pourtant si nous ne sommes pas capable de nous aimez nous même –correctement-, nous ne pouvons prétendre aimez les autres, inconditionnellement. 

Dans le Bouddhisme nous faisons l’expérience des choses pour les connaître personnellement.

Ainsi, nous devons faire l’expérience de « metta » à notre niveau.

Metta a plusieurs sens, et plusieurs niveaux d’applications.

Nous commencerons avec un niveau qui soit facilement adaptable et compréhensible, metta en tant qu’amitié envers nous même et envers les évènements qui nous arrive.

Il s’agit d’être ouvert et amical envers les phénomènes que nous considérons comme « ennemis » ou « négatifs ».

Habituellement nous rejetons de nombreuses choses, soit parce que nous ne souhaitons pas les voir, soit parce qu’elles nous font souffrir.

Lorsque qu’une douleur physique se présente, nous exerçons une contraction autour de cette douleur, de manière naturelle. Nous l’isolons car nous ne voudrions pas la ressentir. Ainsi, il se crée le sujet « moi » et l’objet « ma douleur », nous sommes dans la dualité.

C’en est de même pour la colère, il y a « moi » et il y a « ma colère ».

 

Le but de la méditation avec metta est d’être ouvert et d’accueillir amicalement ce qui nous semble désagréable.

Nous prenons la base de la vision pénétrante –vipassana- et l’observation de la respiration comme objet principal. Lorsque qu’une douleur physique apparaît, soyons un peu plus amical envers elle, ne la rejetons pas.

 

En déplaçant notre attention vers le cœur nous essayons de voir quelle sensation prédomine.

Nous devons nous relier avec notre cœur « spirituel », situé au milieu de la poitrine et laisser venir à nous les sensations désagréables.

Il faut introduire en peu d’amitié dans cette sensation désagréable.

Elle fait partie de nous et ce n’est pas en la repoussant que nous pourrons réussir à nous en défaire, complètement.

A chaque fois nous revenons à l’observation de la respiration, ou à l’attention au corps, à la connaissance de l’état d’esprit au moment présent.

 

Si nous rencontrons un sentiment « négatif » comme par exemple l’irritation, il est fort probable qu’en observant attentivement ce sentiment, on découvre derrière un autre sentiment duquel découle ce sentiment le plus apparent qui est « l’irritation ». Il peut s’agir de la frustration, et puis de la peur qui est très relié à notre ego. Donc en rejetant l’irritation je ne fais que repousser une énergie très forte, je ne peux remonter jusqu’à la source de ce sentiment négatif. La peur est une force de vie très puissante. Il nous faut l’examiner et non la renier.

 

Lorsque la colère est présente, essayons d’introduire un peu d’amitié dans cette colère. Ainsi d’une colère dense, nous aurons une colère plus « amicale », d’une colère  incontrôlable, nous aurons une colère plus enclin à être observée.

La colère est un sentiment tout à fait « commun », elle fait partie de nos gènes en quelque sorte.

Il ne s’agit pas de la réprimer ou de l’étendre.

En acceptant la colère nous acceptons d’être humain et de partager cette caractéristique.

En s’ouvrant à la colère, petit à petit, nous permettons à celle-ci de se transformer.

Il en est de même pour tous les aspects déplaisants que nous rencontrons.

En transformant notre rapport au monde nous arrivons à nous ouvrir totalement aux phénomènes, en intégrant même ceux que l’on considère comme « ennemi » et que l’on veut séparer de nous mêmes habituellement.

 

Notre cœur a un mécanisme d’ouverture et de fermeture selon le contexte dans lequel nous nous trouvons.

Cependant bonheur et malheur sont des choses très relative, l’un existe par rapport à l’autre, et dépend de notre perception.

 

Plutôt que de concevoir metta comme un idéal extérieur à nous mêmes, la pratique de metta commence à l’intérieur de nous mêmes, grâce à la méditation vipassana, et nous permet d’être réceptif à toutes les sensations sans créer de dualité, notamment d’être réceptif aux sensations déplaisantes.

Allant du personnel vers le transpersonnel, nous serons capable d’ouvrir notre cœur à toutes les expériences et de diffuser metta à tous les êtres naturellement.

 

 

 



 

Le développement de metta sert de base aux trois autres demeures divines.

Karuna, la compassion est développée en demeurant présent avec la souffrance. D’abord avec celle que nous ressentons, en tant que douleur, peine, puis comme compassion et partage de la souffrance avec autrui. 

Mudita, la joie altruiste, se développe en éveillant en nous un sentiment de bien être et en lui permettant de demeurer.

L’équanimité, upekka, se rencontre comme résultat des pratiques précédentes. C’est une qualité qui permet de rester stable face aux turbulences que rencontre l’esprit et de même, attentif face à un sentiment de paix.

 

Il ne faut pas confondre upekka avec l’indifférence qui met une distance entre le sujet et l’objet.

L’équanimité est un aboutissement car c’est l’union de la pratique de karuna et de mudita, de metta avec upekka. Là où, dépassant le moi, nous rencontrons toutes les émotions avec la même bienveillance, capable d’être pleinement réceptif à tous les phénomènes qui se présentent, plein de bonté envers nous même comme avec autrui.

 

Continuez dans votre pratique et bonne chance !

Avec metta.

 

 

 

 

 

http://www.bodhinyanarama.net.nz/default.aspx?PageId=1







par Langlais Pierre publié dans : Vipassana
Dimanche 13 avril 2008


Visuddhimagga  - Le chemin de la Pureté
De Buddhagosa (traduit du magadhi par Christian Maës)

Prologue (2)





Je vais donner à présent le sens véritable et détaillé

de cette strophe que le grand Sage déclama.

Certains yogis entrent dans l’enseignement du Vainqueur,

si difficile à trouver, sans connaître pour ce qu’il est

le chemin sûr et droit vers la Pureté :

discipline, concentration et sagacité.

Ils aspirent à la Pureté mais n’y parviennent pas malgré leurs efforts.

Pour eux, je vais décrire ce chemin de la Pureté

selon une présentation claire qui leur plaira

et qui suit la méthode transmise

par les résidents du Grand Monastère*.

Je vais l’exposer fidèlement.

Vous tous, hommes de bien qui aspirez à la Pureté, prêtez attention !

 

 

         La « Pureté » désigne le Dénouement*, lequel, dépourvu de toute tache, est extrêmement pur. Le chemin qui y mène constitue le chemin de la Pureté –et l’on appelle chemin le moyen d’accès- ; c’est ce moyen que je vais décrire.

 

         Le chemin de la Pureté fut parfois exposé seulement comme supravoyance* :

 « Voir avec sagacité que toutes les créations sont temporaires et être désenchanté du désagrément*, tel est le chemin de la Pureté. »

 

Parfois comme jhâna* et sagacité :

« Qui possède jhâna et sagacité se trouve en face du Dénouement.* »

 

Parfois comme kamma*, etc . :

« Kamma, science et rectitude, discipline

et mode de subsistance supérieur.

Voilà qui purifie les mortels, non la famille ou la richesse. »

 

Parfois comme discipline, etc. :

« Toujours discipliné, sagace et bien concentré,

Energique et résolu, il traverse l’inondation si difficile à traverser. »

 

Parfois comme vigilance, etc. :

« Il n’existe qu’un chemin pour purifier les êtres, moines… et pour voir le Dénouement de ses propres yeux : celui des quatre vigilances. »

Même formulation avec les quatre efforts-justes.

Mais la réponse en vers parle de discipline, etc.

 

Commentaire de la réponse

« L’homme » : l’être.

« Intelligent » : doué de la sagacité qui résulte du kamma lors du lien-de-renaissance à trois causes.*

« Ferme dans sa discipline » : stable dans sa discipline, s’y adonnant pleinement.

« Qui développe état d’être et sagacité » : qui fait naître et croître la concentration, dite état d’être*, et la supravoyance, que désigne la sagacité.

« Moine » : celui qui considère l’aspect terrifiant du mouvement continuel*.

« Energique » : vigoureux. La vigueur désigne l’énergie qui brûle les souillures de l’esprit. L’homme est « énergique » lorsqu’il possède cette qualité.

« Sage » : doué de la sagacité qu’on dénomme sagesse ou sagacité protectrice. La strophe mentionne trois fois la sagacité, une première fois en tant que sagacité innée, une deuxième en tant que sagacité supravoyante, et une troisième en tant que sagacité protectrice qui guide dans toutes les actions.

 

Le moine « peut démêler ce lacis » lorsqu’il possède six qualités : la discipline, la concentration désignée par l’expression « état d’être », trois formes de sagacité et la vigueur.

 

         Un homme solidement planté sur le sol peut, en maniant une épée bien affilée, couper les bambous enchevêtrés dans un grand fourré. De même, celui qui s’est affermi sur le sol de la discipline et qui manie, avec la main de la sagacité protectrice, pleine de vigueur, l’épée de la sagacité supravoyante bien aiguisée sur la pierre de la concentration peut dénouer l’enchevêtrement des désirs qui encombrent la succession de ses instants d’être ; il peut le trancher, il peut l’anéantir. A l’instant du chemin, il dénoue le lacis ; à l’instant du Fruit, le lacis étant dénoué, il devient digne des sublimes sacrifices que lui offrent le monde et ses dieux. Voilà dans quel sens le Seigneur a dit :

 

         « L’homme intelligent et ferme dans sa discipline,

         qui développe état d’être et sagacité

         comme un moine énergique et sage,

         peut démêler ce lacis. »

 

 

 

 

 

 

Grand Monastère : Monastère proche d’Anurâdhapura, ancienne capitale du Sri Lanka.

Dénouement : Selon le texte, nibbâna vient de la racine , « tisser, entrelacer », ou du mot vâna, « fourré, forêt », plutôt que la racine , « souffler ». Nibbâna =  nir-VĀ-na : sortie du réseau (des désirs), désenchevêtrement, dénouement.

Supravoyance : pour le magâdhi vipassanâ.

Désagrément : pour dukkham, plutôt que « souffrance » ou « douleur », termes qui ne s’appliquent qu’aux désagréments les plus grossiers.

Jhâna : absorption contemplative.

Qui possède jhâna et sagacité se trouve en face du Dénouement : Dhammapada 372.

Kamma : Le kamma est l’action efficiente –nénéfique ou pernicieuse- qui produit un effet ultérieur, par opposition à kiriya, action pure, simplement fonctionnelle.

Trois causes : Absence d’attachement, d’aversion et de confusion (ou : détachement, acceptation et lucidité).

Etat d’être : citta, se caractérise par la qualité de la connaissance : plus ou moins aiguë, plus ou moins entravée par l’attachement, l’aversion, la confusion, etc.

Mouvement continuel : le mot samsâra désigne la succession incessante des instants d’être (ou instants de conscience), et aussi la succession des existences. Car on considère qu’un être  dure un seul instant de conscience, ou toute une vie, selon l’approche adoptée.

 

 

 

 

 

 

par Langlais Pierre publié dans : Extraits de livres
Jeudi 3 avril 2008

 



Visuddhimagga  - Le chemin de la Pureté
De Buddhagosa (traduit du magadhi par Christian Maës)

 


 


 


 


 

Prologue (1)

 

 

 


 


 


 



« L’homme intelligent et ferme dans sa discipline,

qui développe état d’être et sagacité

comme un  moine énergique et sage,

peut démêler ce lacis. »


Ainsi parla le Seigneur.

Pourquoi formula-t-il cette strophe ? Parce qu’un fils de dieu l’approcha une nuit alors qu’il séjournait près de Savatthi, et lui demanda, afin de dissiper ses doutes :

« Lacis à l’intérieur, lacis à l’extérieur,

Tout ce qui naît est pris dans ce lacis.

Voici, Gotama, la question que je pose :

“Qui peut démêler ce lacis ?“ »

 

Expliquons d’abord, brièvement, le sens de cette strophe.

Le mot « lacis » désigne l’enchevêtrement des désirs : les êtres ont constamment soif d’objet physiques et d’états psychiques, tantôt de niveau élevé, tantôt de bas niveau. Ces désirs sont comparables aux branches enchevêtrées dans un épais fourré.

 

« Lacis à l’intérieur, lacis à l’extérieur » : les désirs concernant l’équipement du moine et celui d’autrui, son existence propre et celle des autres, ses domaines personnels et les domaines extérieurs à lui.

 

« Tout ce qui naît est pris dans ce lacis » : tous les êtres sont empêtrés dans ces désirs qui s’enchevêtrent comme les bambous d’un fourré inextricable ; ils en sont prisonniers, ils en sont embarrassés.

 

« Voici, Gotama, la question que je me pose ». Le fils de dieu s’adresse au Seigneur par son nom de famille, Gotama, et lui demande : « Qui peut démêler ce lacis ? » Autrement dit : « Qui peut démêler l’entrelacement des trois éléments* ? Qui est capable de les désenchevêtrer ? »

 

Ainsi questionné, le Seigneur dont la connaissance et le comportement sont en tous points inattaquables, dieu des dieux, tout-puissant au-delà des tout-puissants, Brahmâ au-delà des Brahmâ, assuré dans les quatre assurances, détenteur des dix pouvoirs, connaissance sans faille, œil universel, répondit par cette strophe :

 

 « L’homme intelligent et ferme dans sa discipline,

qui développe état d’être et sagacité

comme un  moine énergique et sage,

peut démêler ce lacis. »

 

 

 

 

 

 

 

Fils de dieu : Un devaputta est un dieu mineur du monde sensoriel, kâmaloka.

Soif : Tanhâ, « soif » ou « désir ».

Equipement : Parikkhâra désigne l’équipement du moine : vêtement, nourriture, logement et médicaments.

Les trois éléments : Elément sensoriel, kâma ; élément physique, rûpa ; élément non-physique, arûpa.

 

 

par Langlais Pierre publié dans : Extraits de livres
Mardi 1 avril 2008


Poème de Ajahn Buddhadasa : "La vie???"



Qu’est ce que la vie, après tout ? Je pense –

Une folie de la nature des plus bizarres,

Avec des éléments concoctant activement l'esprit et le corps,

Toujours asservis aux appétits et aux goûts de l’instinct.

 

Pour quoi, alors, la vie existe-t-elle ? Je suppose –

Pour l'accomplissement de la folie à la fin du Samsara :

Le corps calmé, l'esprit en paix, réalisant Nibbâna,

L'extinction de dukkha dans toutes ses formes possible.

 

Et comment gérons-nous cette vie ? Je crois –

Arrêtant d'aller comme un fou vers les plaisirs de ce monde,

Libéré en harmonisant les huit facteurs du chemin,

Chaque jour et chaque nuit parfait sur la voie de la nature.


 


Poème original :

"Life???"


 

What is life, after all?   I think —
A most bizarre madness of nature,
With elements busily concocting body-mind,
Still enslaved to instinctual appetites & tastes.

For what, then, does life exist?   I opine—
For madness's fulfillment at Samsara's end:  
Body calmed, mind cooled, realizing Nibbana,
The extinction of dukkha in every possible form.

And how do we manage this life?   I believe —
Stop going crazy over worldly deliciousness,
Released by harmonizing the eight path factors,
Each day & every night perfect in Nature's Way.


 

http://www.suanmokkh.org/verse/03-06/dec-2003.htm

 


par Langlais Pierre publié dans : Poèmes
Jeudi 27 mars 2008

 




Comment le Dhamma nous enseigne-t-il le juste chemin ?

 


Il nous apprend comment vivre. Il a de nombreuses manières pour nous le montrer : dans les rochers, dans les arbres ou juste en face de nous. C’est un enseignement, mais sans mots. Calmez votre esprit, votre cœur et apprenez à regarder. Vous verrez alors le Dhamma dans son entier, à vous révélé, ici et maintenant. Où et quand pourriez-vous regarder, ailleurs qu’ici et maintenant ?

*

D’abord, vous comprenez le Dhamma avec votre pensée. Puis, si vous commencez à le comprendre, vous allez le pratiquer. Et si vous le pratiquez, vous commencerez à le voir : vous êtes le Dhamma et vous connaissez la joie du Bouddha.

*

Le Dhamma doit être trouvé en soi-même, dans son cœur, et voir ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas, ce qui est équilibré et ce qui ne l’est pas.

*


La seule magie qui soit réelle, c’est la magie du Dhamma. Toute autre forme de magie n’est qu’une illusion comme un jeu de carte truqué. Elle nous distrait du véritable jeu : notre relation à la vie humaine, à la vie, à la mort et à la liberté.

*

Tout est Dhamma pour qui sait rester dans la pleine conscience. Quand nous voyons des animaux qui tentent d’échapper au danger, nous voyons qu’ils sont comme nous. Ils fuient la souffrance pour courir vers le bonheur. Ils ont peur aussi. Ils craignent pour leur vie tout comme nous. Quand nous voyons avec le regard juste, nous voyons que les animaux et les humains ne sont pas différents. Nous sommes tous compagnons dans la naissance, le vieillissement, la maladie et la mort.

*


Le Dhamma, ce n’est pas quelque chose de lointain. Il est là, avec nous. Le Dhamma n’a rien à voir avec les anges dans le ciel ou n’importe quoi de ce genre. Il nous concerne, il concerne ce que nous faisons ici, en ce moment. Il suffit de vous observer vous-même. Parfois, il y a de la joie, et parfois il y a de l’insatisfaction. Par moment vous vous sentez bien, et d’autres où vous souffrez… c’est cela le Dhamma.

Pouvez-vous voir cela ? Pour connaître ce Dhamma, il vous suffit de lire vos expériences.

*

Le Bouddha nous a demandé de rester en contact avec le Dhamma, mais les gens sont en contact avec les mots, les livres et les écritures. Ce contact est une connaissance « à propos du » Dhamma ; ce n’est pas entrer en contact avec le Dhamma réel, tel qu’enseigné par notre Grand Maître. Comment les gens peuvent-ils prétendre qu’ils pratiquent bien et de manière juste, s’ils se contentent de pratiquer ainsi. Ils sont vraiment loin de la bonne pratique.

*


Lorsque vous écoutez le Dhamma, vous devez ouvrir votre cœur et vous positionner au centre de celui-ci. N’essayez pas d’accumuler tout ce que vous entendez ou de faire des efforts surhumains pour tout retenir dans votre mémoire. Laissez simplement le Dhamma couler dans votre cœur et resté en permanence ouvert à ce flot, dans le moment présent. Ce qui doit être retenu le sera et cela se produira selon à son propre rythme ; non grâce à un effort volontariste de votre part.

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De même, lorsque vous exposez le Dhamma, vous ne devez rien forcer. Cela doit se produire de soi-même et couler spontanément du moment présent et des circonstances. Les gens ont différents niveaux de capacité réceptive, et quand vous êtes là, au même niveau, alors cela se produit, le Dhamma jailli. Le Bouddha avait la capacité de connaître le caractère de chacun et sa capacité de compréhension. Il utilisait toujours la même méthode d’enseignement spontané. Il ne possédait aucun don surnaturel, mais Il était simplement réceptif aux besoins spirituels des gens qui venaient à lui, et il enseignait en conséquence.






Ajahn Chah
extrait de “No Ajahn Chah”
traduction par isara

 http://isara.unblog.fr/2008/03/09/a-propos-du-dhamma-par-ajahn-chah/

 

 

 


par Langlais Pierre publié dans : Extraits de livres
Lundi 24 mars 2008










    J'ai réalisé un petit film de 25 mn sur la Birmanie et ses sites Bouddhiques, tels que la vallée de Bagan, Mandalay (le monastère Mahamuni, Kuthodaw, Inwa), et Yangon (la paya Shwedagon). Des versets du Dhammapada sont inclus dans la vidéo, ainsi qu'une petite interview du Bhikkhu U Sujata, responsable des yogis au centre de méditation Chanmyay Yeiktha à Yangon.


    Le tournage a eu lieu en Décembre 2006, le montage en mars 2008.


Ce film est téléchargeable grâce à un logiciel type "utorrent" ou équivalent.
Ensuite, vous aurez besoin d'un lecteur video tel que windows media player ou VCL media player pour le visionner.
Le film est assez lourd, si vous avez des suggestions pour le réduire (actuellement plus de 800 Mo). Merci à Ludovic Limon pour son aide technique.


Télécharger utorrent:


http://utorrent-torrent.softonic.fr/

Le film:

Visite au pays du Dhamma


Vous pouvez voir un extrait -le début du film:






Une autre façon de voir le film:







par Langlais Pierre publié dans : dhammapiti
 

Dhamma

 Bouddha enseigna la Loi naturelle,

visible par tous, compréhensible en profondeur par ceux qui développent leur discernement.

 

 

"Evitez les mauvaises actions ; faites le bien autour de vous ; purifirez votre esprit."

Tel est l'enseignement de tous les Bouddhas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Santal, tagara, lotus, jasmin, de tous ces parfums le parfum de l'éthique est de loin le meilleur."

 

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"La voie droite est proclamée, suivez-la, ne vacillez pas; Que chacun s'encourage soi-même, et, par étapes, atteigne le nibbâna."

 

 

 

 

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