Les Bouddhismes.
Qu'est ce que le Bouddhisme?
Est-ce réellemment la religion du Bouddha?
Pourquoi, et comment des bouddhismes?
Aux yeux des observateurs extérieurs le bouddhisme est la religion du Bouddha. Ceux qui en connaissent un peu le contenu diront qu'il s'agit d'une philosophie. Ceux qui font du Dhamma leur ligne de vie, parle du bouddhisme en tant que pratique.
AUJOURD'HUI.
Il y a dans le bouddhisme, deux courants principaux. Tout d'abord le theravâda est "l'école des anciens" qui préserve et diffuse les paroles authentiques du Bouddha. Puis il y a le Mahayana qui est "le grand véhicule", bouddhisme adapté, le plus apparent en occident, dans lequel on trouve le bouddhisme tibétain, le vajrayana tibétain et les écoles japonaises. Le discours général veut que ces écoles soient comme les doigts de la main, ou branches ayant la même origine. Malheureusement la Doctrine, parfaite, du Bienheureux a été parfois remplacé par celle de maîtres, qui ont fait des apports, des modifications et des oublis, à travers le temps.
Il y a des points que l'on peut mettre en lumière par rapport au mahayana. Celui-ci se distingue, du bouddhisme théravâda, par des représentants très exposés, tel le Dalaï lama. La première différence est que dans le théravâda il ne s'agit pas de s'en remettre aux maitres, (il n'y a d'ailleurs pas d'équivalent au Dalaï lama dans cette école) mais tout juste de pratiquer sous les conseils d'un guide. La parole du Bouddha représente la Doctrine, le Dhamma. Les mahayanistes fondent leurs pratiques sur l'esprit d'éveil, et la compassion, ce qui est un "moteur" positif. Ils font le voeux "de libérer tous les êtres", au dépend de leur propre salut. Sans remettre en cause les bienfaits de la compassion, on peut se demander : Comment peut on croire pouvoir libérer tous les êtres, Bouddha être omniscient, lui même n'y étant pas arrivé et n'ayant pas évoquer cette possibilité ?
Pour essayer de comprendre cette énigme, je suis allé sur un forum de discussion d'un site de bouddhisme tibétain, et j'ai posé les questions qui me préoccupaient. J'avoue que c'est assez direct, mais j'ai eu la chance d'avoir la réponse d'un rinpoché. Mais très vite la discussion s'arrête, et reste sans suite.
http://www.dharmaling.info/index.php?name=Forums&file=viewtopic&t=257
Ce sont des problèmes de doctrine qui vous ennuient peut être. Mais c'est fondamental pour parvenir à éloigner les "vues fausses". Lorsque l'on connaît les dérives qui existent, si certaines personnes invoquent les Bouddhas tels des dieu, ... à quoi cela mène. C'est carrément opposé à la Doctrine de Libération enseignée par Bouddha. Si un gourou fou, soi disant bouddhiste se préoccupe de gazer des gens dans le métro, c'est qu'il y a aussi de gros soucis.
Car concernant la doctrine elle même, cela n'engage que moi, mais je constate que le mahayana et ses enseignements amènent souvent plus de confusion qu'autre chose. En témoignent les si fréquents livres sur le Dharma, qui ne permettent pas de comprendre ce qu'est réellement la science de la Libération. Si bouddha établit des règles mathématiques -absolues-, celles du dhamma, on ne pourrait les détourner à son insu. Exemple pour le dhamma de bouddha:
Samsâra x (les êtres sensibles + ignorance) = La souffrance (dans le samsâra).
Samsâra x (les êtres sensibles + dhamma correctement appliqué) = Le nibbâna (hors du samsâra).
On pourrait remplacer dhamma (enseignements du Bouddha) par Magga (la voie menant à Nibbâna).
Maintenant voici la règle du Mahayana:
Samsâra x (les êtres sensibles + bodhicitta) = Libération de tous les êtres du samsâra.
Le bodhicitta est l'esprit d'éveil, d'amour et de compassion qui permettrait de libérer tous les êtres.
La règle est très différente. Deuxième question : Bouddha qui, est-il dit avait l'omniscience (propre à son éveil), pourquoi n'a t'il pas enseigné cette règle de libération de tous les êtres? Là je peux vous répondre: Parce que nous seuls pouvons prendre en main notre destinée, nous seuls nous avons la possibilité de nous libérer, nous seuls avons la capacité de faire ce qui est bien pour nous. C'est tout le message du Bouddha. Son enseignement porte sur cette libération, par nous même.
"Soyez votre propre flambeau, votre propre lumière."
Est-ce que toutes les pratiques rituelles, les croyances en les divinités et les bouddhas des royaumes célèstes, les récitations de mantras, les prosternations, les divinations, courantes chez les Tibétains, ne sont elles pas opposées aux enseignements du Bouddha? ..... Je pense que tout ceci est très plaisant à pratiquer mais ce n'est pas le Dhamma.
Par exemple, voici une expérience à ce sujet : j'ai vu lors d'un voyage en Mongolie, des moines à Ulaan Bator, réciter des mantras après avoir bu une boisson très populaire, à base de lait de jument fermenté, c'est à dire alcoolisée. (voir les 5 préceptes de base)
J'ai aussi vu ce qu'était le bouddhisme japonais, cela n'a plus rien à voir avec le Dhamma. Les moines et responsables des sectes fonctionnent comme une entreprise, qui brasse et rapporte beaucoup d'argent, et sans payer de taxes. Les familles font appel à eux lors des décés, les "moines" récitent des prières, en échange d'un don moyennant 10 000 Euros pour une seule cérémonie. Et ceci pour une personne morte, la cérémonie se répétant après un an, trois ans, puis cinq ans. Est ce un moyen d'acheter sa prochaine vie?
Dans le zen, est ce que l'omission de Magga (la voie menant à nibbâna), en une pratique philosophique autre, ne porte elle pas préjudice à la pratique du bouddhisme? .....Est ce que le bouddhisme est compatible avec le Bushido? (code d'honneur des samourais)
Le théravâda a t'il le monopole de la pratique parfaite? Pas du tout! Môhan Wijayaratna rapporte dans son livre "le dernier voyage du Bouddha", qu'il fut un temps dans une contrée théravâdine où les moines demandaient aux villageois de laisser passer une nuit au monastère à leur fille qui allait se marier ....
Alors, il s'agit bien de cela, ce que l'on nomme bouddhisme aujourd'hui... ce n'est pas le bouddhisme tel que l'a enseigné Bouddha. Et si vous me dites : Et la tolérance? Je vous répond : Pas de problème si on appelle un chat un chat! Car ce qu'à enseigné Bouddha, en dehors de toutes les adaptations aux cultures, de tous les aspects ésothériques et de mixité avec les croyances, c'est la voie qui méne à la libération de la souffrance et du cycle des renaissances, c'est la voie unique de l'observation directe des phénomènes. Et pas ... autre chose!
Lorsque les moines deviennent riches (eux qui sont censés ne pas toucher d'argent), là commence la corruption, le dharma devient un business.
Et le pire, il ne faut pas être nourrit par la confusion.
Les transformations n'ont pas épargné le Dhamma, Bouddha savait que son enseignement déclinerait, (soumis comme toutes choses à la non-permanence), à cause des moines dont la pratique serait pervertie.
La pratique pervertie est elle celle qui est mieux représentée en France? Car ces écoles et ces lieux apportent beaucoup aux pratiquants, s'ils leurs apportent le bonheur, mais le bonheur lui même est impermanent. S'ils n'apportent pas le chemin menant à la pleine destruction des souillures mentales, à l'arrêt total des désirs insatiables, de l'aversion, de l'illusion et de la souffrance, que propose et enseigne Bouddha dans son Dhamma, alors qu'est-ce?
J'invite chacun à avoir une reflexion sur ces aspects de la réalité.
Voilà; ceci dit, oui, il existe le bouddhisme tibétain, haut en couleur avec les maîtres, les rinpochés, les émanations et les réincarnations. Ce n'est pas ce qui nous concerne ici, mais je les invite à se joindre à nous. Ceci dit, oui, il y a le zen, (que mon défunt grand père pratiquait) et la vacuité de l'être ici et là, le zazen et les koens, et aussi les mille sectes du Japon. Ce n'est pas ce qui nous concerne ici, mais je les invite à se joindre à nous. Ceci dit, oui, il y a le vajrayana, véhicule du diamant, le tantrisme, et le yoga, avec beaucoup de rituels secrets. Ce n'est pas ce qui nous concerne ici, mais je les invite à se joindre à nous.
HIER- AUJOURD'HUI.
Dans la mesure ou le Dhamma, la Réalité, les lois naturelles de l'univers sont intemporelles, ce Dhamma s'applique quelquesoit la culture ou l'époque.
L'urgence de notre sort dans le samsâra doit nous faire prendre conscience de notre terrible condition. Bouddha offre aux hommes et femmes l'ultime libération, celle du nibbâna, domaine hors des phénomènes conditionnés. Cette voie n'est certe pas évidente, elle est même décrite comme dure à concevoir et à appliquer, car notre mode de vie est basé sur l'attachement et la recherche de plaisirs, la convoitise.
L'enseignement original a perduré. Et nous avons la preuve de son existence, la parole du "maître" est disponible. Comme le dit le Bhikkhu (moine) franco-suisse Dhamma Sâmi, vivant en Birmanie: "C'est une chance incroyable d'avoir toujours accès aujourd'hui aux enseignements du Bouddha".
Le Théravada (l'école des anciens), qui est présent en Thailande, au Laos, en Birmanie, au Sri lanka, et au Cambodge, a préservé, le Bouddhisme du Bouddha, n'ayant connu aucune réforme, et maintenue par tradition orale la parole du "parfait" (mémorisation complète de tous les sermons du Bouddha à sa mort, puis retranscription du canon Palî pour éviter sa perdition, quelques siècles après la mort de Bouddha). Bouddha n'a jamais souhaité de division du Sangha.
LUI. (Eveillé mort pourtant depuis plus de 2500 ans)
Bouddha est l'homme délivré (des souillures mentales), qui a atteint "l'autre rive". Il propose à ceux qui l'entende et l'écoute le moyen de traverser jusqu'à cette rive, nommé le nibbâna. Lorsque Bouddha prêchait, tout son enseignement était visible, perceptible, exposé sous les yeux de chacun, par le corps et l'esprit irréprochable, l'attitude éthique parfaite du groupe de rennonçants, une communauté réunissant jusqu'à 100 000 moines. Ce Dhamma réalisable par chacune des personnes qui croisaient sa communauté, avait pour preuve vivante, le Bouddha, ses fidèles, et leur réalisation exemplaire.
La croyance en la réincarnation était comme aujourd'hui courante, en Inde. Bouddha exprima qu'il s'agissait en réalité d'une renaissance. Nuance qui élimine la croyance en une âme immortelle, une conscience unique infinie, et d'autres théories éternalistes. Il ne dit pas non plus que tout fini lors de la mort. Si vous pensez que rien ne subsiste après la mort, il s'agit également d'une croyance. Dans le Bouddhisme, il n'est pas question de croire- une confiance en l'enseignement du Bouddha est nécessaire- mais par une observation des phénomènes tels qu'ils se produisent, nous expérimentons la connaissance d'absence d'un "soi", d'un "moi", d'un principe existant en soi, pour soi. Cette prise de conscience déshabille toutes nos conceptions et nos croyances aveugles. Etre bouddhiste aujourd'hui ce serait d'abord nous débarrasser de nos croyances en ce qu'est le Bouddhisme.
Bouddha enseigne après l'avoir connu, que seul le principe de vie persiste et poursuit sa route de vie en vie, en changeant de formes, c'est "la soif" de revivre, d'expérimenter, de désirer, de s'attacher qui assure les renaissances successives. Cette soif, cet objet que Bouddha estime source de souffrances et d'errance dans le cycle des renaissances, le samsara. Pourquoi Bouddha a-t-il expérimenté la cessation (le nibbâna)? Parce qu'il a profondément observé, expérimenté et connu la nature réelle des phénomènes, qu'il nomme les 3 caractéristiques : Insatisfaction, impermanence, non-soi. Par le questionnement et l'observation sur l'origine de la souffrance, il en a déduit les 12 facteurs de conditionnements, la coproduction conditionné.
Lui observe le samsara depuis un point de vue extérieur, ayant complètement déraciné "la soif" de renaissance, de désir, d'attachement, d'illusion, propre à ce cycle. Lui propose la fin complète de la souffrance, des attachements et de la "soif" (tanha), l'ultime et parfaite voie de libération.
Bouddha expose sa doctrine, il parle et montre. Parfois il expose la base: les 4 nobles vérités, souvent il répond à toute les personnes le questionnant. Ce sont tous des renoncants, des moines en robe rouge, bordeaux, orange, qui le suivaient et formaient sa communauté. Ils ne font toujours aujourd'hui qu'un seul repas par jour, et s'efforcent de faire des actions bénéfiques. Ils ne font qu'un seul corps avec le Dhamma, c'est le meilleur moyen d'honorer encore le Bouddha.
L'enseignement du Bouddha repose sur une base d'application d'une conduite éthique, puis de la pratique de l'attention, et le développement de la compréhension réelle des phénomènes.
Les 5 preceptes du bouddhiste laïc en pâli
pânâtipâtâ veramanî sikkhâpadam samâdiyâmi
adinnâdânâ veramanî sikkhâpadam samâdiyâmi
kâmesu micchâcârâ veramanî sikkhâpadam samâdiyâmi
musâvâdâ veramanî sikkhâpadam samâdiyâmi
surâ meraya majja pamadâtthânâ veramanî sikkhâpadam samâdiyâmi
Traduction :
Je m'efforcerai d'observer le précepte de m'abstenir de léser toute vie.
Je m'efforcerai d'observer le précepte de m'abstenir de m'approprier ce qui n'a pas été offert
Je m'efforcerai d'observer le précepte de m'abstenir d'excès dans le plaisir des sens
Je m'efforcerai d'observer le précepte de m'abstenir de paroles fausses et inconsidérées
Je m'efforcerai d'observer le précepte de m'abstenir de toute substance troublant la vigilance et la claire conscience
S'abstenir de tuer, de mentir, de voler, d'être infidèle, de boire de l'alcool, voici les 5 préceptes du bouddhiste laïc, indispensable base de la pratique.
Les quatres Nobles Vérités sont le principal enseignement du Bouddha:
Les Quatres Nobles Vétités sont :
-Dukkha : La souffrance, l'insatisfaction, caractérisée par la naissance, la vieillesse, la maladie, la mort, les peines, le désir insatiable, ...
-Samudaya : L'origine de la souffrance (due à l'ignorance, aux désirs et attachements).
-Nirodha : La cessation de la souffrance, l'existence du Nibbâna.
-Magga : Le sentier conduisant à cette cessation. Moyen de parvenir à Nibbâna, et à la pleine libération du cycle des renaissances.
Tout l'enseignement du Bouddha repose sur cette voie, dont la base de développement est multiple et interdépendante :
Compréhension juste, pensée juste, parole juste, action juste, moyens d'existences justes, effort juste, attention juste, concentration juste.
Les voeux du Bodhisatva...
"C'est une illusion de penser pouvoir libérer tous les êtres, Bouddha lui même n'a pas réussit!" Ven. Dhamma Sâmi
voir le texte complet de la question Il ne m'est pas possible d'expliquer la différence philosophique entre bouddhisme Mahâyâna, Hînayâna, Theravâda et Vajrayâna. Tout d'abord, je ne dispose pas des connaissances suffisantes pour être pertinent sur ces différents sujets. J'ai toujours trouvé que pour y voir plus clair, il était toujours préférable de se référer à l'histoire de ces courants et leurs contenus actuels. Tout d'abord, je voudrai redire qu'il n'existe pratiquement plus aujourd'hui d'écoles philosophiques du Hînayâna (Cf. historique). Ces écoles se développèrent surtout entre la disparition du bouddha historique et de ses principaux disciples et l'avènement due courant Mahâyâna. Je considère que le Theravâda a très probablement récupéré et annexé bon nombre d'apports issus des sectes Hînayâna. Le Theravâda est une refondation du bouddhisme qui se situe autour des Xème/XIème siècles principalement dans le sud de l'Inde et à Ceylan. La volonté était de lutter contre la dégénérescence du bouddhisme et les apports hétérodoxes notamment dans le courant Mahâyâna. Le Theravâda, littéralement c'est la voie des anciens, c'est-à-dire le retour aux enseignements du bouddha historique et de ses principaux disciples. Le Hînayâna et le Vajrayâna sont des créations nouvelles sur un socle doctrinal bouddhiste. Selon moi, la différence fondamentale entre le Mahâyâna et le Theravâda c'est l'application universelle de la libération bouddhique à tous sans exception. Cette vision déborde largement le cadre du sujet pris comme élément de base et comme horizon unique de la libération telle qu'elle est perçue par le bouddhisme Theravâda. Le Mahâyâna suppose une démarche offensive vers l'extérieur visant à rallier tous les êtres au Dharma. Cette idée entraîne également des changements et des ajouts importants à la doctrine tendant à justifier et à expliquer cette nouvelle approche des choses C'est ainsi que l'on voit apparaître les Bodhisatva qui représentent des sages qui ont atteint le dernier niveau avant la libération et qui se consacrent à accompagner la libération des autres. Pour ma part, j'estime que cette approche entraîne vers des actions militantes voire politiques qui ne me paraissent pas compatibles à l'idée et à la réalité du développement personnel. En outre, on a vu dans l'histoire de ces 50 dernières années toutes les déviances de ces mouvements qui sont devenus de groupes de pression, des partis politiques voir de véritables puissances financières. De l'aveu même de leurs animateurs actuels, ces mouvements n'ont plus rien à voir avec le bouddhisme. Le Vajrayâna, c'est le bouddhisme tantrique qui s'est particulièrement développé en Inde du Nord et surtout au Tibet. Ce mouvement agrège à une approche bouddhique de base différentes pratiques et différents savoirs issus de connaissances communes avec l'hindouisme et de différentes traditions (chamanisme, animisme, occultisme …). L'absence de lisibilité des ressorts de ce mouvement est parfaitement voulue et cultivée. Le tintamarre de la musique, le fouillis d'images bariolées rend compte de cette superposition des éléments intégrés dans ce courant au fil du temps. J'ai personnellement beaucoup d'estime pour ce courant, même si je n'y comprends pas toujours grand chose. Les connaissances accumulées notamment dans le domaine de la médiation sont indéniables. Le livre Tantra paru aux éditions du Seuil apporte des informations très intéressantes sur ce sujet, bien que les techniques évoquées ne soient pas nécessairement employées par les théravadistes. Vous avez raison, la place de différents panthéons dans l'exposé de chaque tradition fait penser à un ensemble assez hétéroclite. Je crois qu'il ne faut pas s'y arrêter et qu'il faut pouvoir regarder toutes ces manifestations en situation et voir comment ces rites sont mis en œuvre, notamment auprès des populations locales. Le bouddhisme a rencontré de nombreuses histoires différentes, de nombreuses cultures différentes, il a occupé dans les différentes sociétés où il s'est développé des fonctions variées, il a du dans de nombreuses régions s'allier aux croyances préexistantes et parfois reconduire ces formes antérieures de spiritualité sous des aspects divers. http://www.geocities.com/Athens/Forum/2359/qmahite.html#top J'ajouterai qu'il est légitime d'avoir une vision d'ouverture sur les différentes cultures, et une tolérance face aux multiples croyances, mais vient un moment ou le fruit muri et il doit choisir sa couleur. La personne intéressé par le Dhamma devra dans la mesure du possible remonter jusqu'à la source des enseignements du bouddhisme, c'est à dire le Théravâda. En excluant toutes les choses superficielles et inutiles telles les rituels, les prières, les croyances aveugles, le pratiquant facilite sa capacité à obtenir une claire conscience des choses. En ayant une vision discriminante, la personne peut faire la part des choses et se libérer des vues fausses. Traditionellement l'enseignement du Théravâda est toujours gratuit.
Quelle est la différence philosophique entre Mahâyâna, Hînayâna, Theravâda et Lamaïsme ?
Réponse :
Dukkha - la souffrance, l'insatisfaction
La naissance est souffrance, la vieillesse est souffrance, la maladie est souffrance, la mort est souffrance. Le chagrin, la peine, les lamentations, la douleur, l'affliction, et le désespoir sont souffrance, être uni avec ce que l'on n'aime pas ou ce qui déplaît est souffrance, être séparé de ce que l'on aime ou de ce qui plaît est souffrance, ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. Les 5 agrégats d'attachements sont souffrance. Ceci est la première noble vérité de Dukkha.
L'ignorance, l'aversion et le désir sont sources de souffrance.
Les 5 agrégats.
Les individus sont constitués de forces et d'éléments en perpétuelles transformations.
Le Bouddha en a nommé cinq:
-L'agrégat de la matière incluant les 5 organes physiques des sens : L'ouie, la vue, le toucher, le goût et l'odorat.
-L'agrégat des sensations incluant toutes les sensations physiques et psychiques, correspondant aux objets des 5 sens plus le mental.
-L'agrégat des perceptions, qui permet de reconnaître les sensations.
-L'agrégat des formations mentales, incluant toutes les activités volitionnelles mentales ou physiques. La volition étant formatrice du Kamma.
-L'agrégat des consciences, connaissant l'expérience sensorielle naissant d'instants en instants aux portes des sens.
Ce sont ces 5 agrégats combinés qui nous font dire "je", "personne", "individu", depuis la naissance ils se sont développés et élaborés mais n'ont pas de substances propres. Etant soumis à l'inconstance, ils sont souffrance (Dukkha). Il n'y a rien que l'on puisse réellement nommer "moi" dans les 5 agrégats, donc dans l'être humain.
Les quatre attachements...........sont:
-L'attachement aux objets sensuels,
-L'attachement aux fausses opinions,
-L'attachement aux mauvaises
pratiques religieuses,
-L'attachement à l'idée de soi.
Tanhâ (la soif, le désir insatiable) amène le développement de l'attachement.
"Un homme est composé de six éléments : Solidité, fluidité, chaleur, mouvement, espace et conscience. Il analyse ces éléments et découvre qu'aucun n'est "moi" ou "mien". Il comprend comment la conscience apparaît et disparaît, comment les sensations plaisantes, déplaisantes ou neutres apparaissent et comment elles disparaissent."
Extrait de "L'enseignement du Bouddha" de Walpola Rahula.
Les sept facteurs de l'Eveil :
1- Vigilance remémoratrice
2- Investigation du Dhamma
3- Energie
4- Transport joyeux
5- Tranquillité
6- Concentration
7- Equanimité.


