Dhammapiti                 "Dans la joie du Dhamma"

                                                                                                                                                                                                                     

                        L'enseignement originel du Bienheureux Gotama  

écoutez la parole de Bouddha: http://bouddhique.free.fr/ParoleduBouddha.MP3

 
Dimanche 23 juillet 2006


Theragata - Khuddaka Nikaya

(Traduction personnelle à partir de l'anglais)



Dans le village ou dans la forêt,

Dans les plaines ou les régions élevées ;

Partout où les dignes demeurent

- Ce terrain sera trouvé plaisant.

 

Si agréables sont les forêts,

Où la plupart des gens n’y sont pas bien.

Débarrassé des passions, ils seront heureux

- Ils ne recherchent pas même un simple plaisir !

 

Installé à la racine d'un arbre,

La tête rasée, vêtue d'une robe,

L'aîné principal en sagesse

- Upatissa*, juste médite.

 

Il est devenu calme et au repos,

Sage dans le discours et non égocentrique;

Il a secoué au loin les états malsains

- Comme le vent le ferait des feuilles d'un arbre.

 

Il est devenu calme et au repos,

Sage dans le discours et non égocentrique ;

Il s’est dévêtu des états malsains

- Comme le vent le ferait des feuilles d'un arbre.

 

L’océan puissant et la terre

Une montagne, ou même le vent

Ne sont pas des comparaisons adéquates

- Pour la libération splendide de l’enseignant.

 

L’aîné garde la roue en mouvement,

En possession d’une grande sagesse, composée ;

Et juste comme la terre, l’eau et le feu,

- Il n’est ni joint ni séparé.

 

 

 

 

*Upatissa : Autre nom de Sariputta

Source: Thag 17.2: Sariputta


 



par Langlais Pierre publié dans : Sutta
Jeudi 20 juillet 2006


 

Citta est un des disciples laïcs éminents qui a réalisé les chemins et leurs fruits auprès de Bouddha.

 

Citta invita un jour à venir partager un repas un groupe de bhikkhu âgés du monastère qu’il avait fondé. Après quoi, il sollicita le moine le plus ancien et lui posa la question suivante :

« Quelle est l’origine des vues erronées sur le monde et sur le soi ? » Il voulait qu’on lui expose ce que Bouddha avait enseigné sur ce sujet dans le grand Brahmajala Sutta. Le moine fut incapable de l’expliquer. Après qu’il eut été prié vainement une deuxième, puis une troisième fois, de parler, le plus jeune des bhikkhu, Isidatta, demanda la permission de répondre à la requête de Citta. L’ancien y consentit et Isidatta, un élève du vénérable Mahakaccana, répondit. Les vues erronées, dit-il, ont invariablement pour origine la perception d’un soi (sakkâyaditthi). Citta lui ayant demandé d’où venait la perception d’un soi, Isidatta répondit que l’être ordinaire sans éducation, sans instruction dans le noble Dhamma, considère les cinq agrégats de la personnalité comme « mien », « je », « moi-même ». Ce faisant, il crée continuellement l’illusion d’une individualité à partir des phénomènes simplement passagers, vides d’existence autonome, que sont la forme, la sensation, la perception, les formations volitionnelles, la conscience.  






extrait de : Les grands disciples du Bouddha  par Nyanaponika Thera et Hellmuth Hecker
par Langlais Pierre publié dans : Extraits de livres
Lundi 17 juillet 2006

 

 

L’erreur du Nirvâna-néant.

 

 

Voilà donc introduit ce terme, plus connu sous sa forme sanskrite de Nirvâna, qui a donné lieu à bien des controverses et querelles et a été souvent fort mal compris en Occident. Le petit Larousse le définit par « anéantissement suprême ». Il ne fait que reprendre la position de nombreux érudits indianistes d’autrefois qui ont dépensé beaucoup d’encre et d’ingéniosité à démontrer que le Nirvâna ne pouvait être que le néant. On pourra trouver un historique de ces disputes dans le livre de la Vallée Poussin  : « Nirvâna ».

 

Sans doute n’y a-t-il rien d’étonnant à ce qu’un fils du monde, solidement enfermé dans son précieux moi quotidien, s’effraye à la pensée de perdre son seul bien et décrète que sa disparition ne peut conduire qu’au néant. Ce qui conduit tout naturellement à qualifier de « nihiliste » cette prétendue religion bouddhique qui ne mène qu’au néant de toute réalité. Ce point de vue, qui a été soutenu par d’éminents orientalistes (ne citons personne), est une grossière erreur, bien connue dans le Canon sous le nom d’uccheda-ditthi, « croyance à l’annihilation » d’une personnalité absolue qui se dissoudrait un jour.

 

 

La formulation négative.

 

 

         Cette erreur a été facilitée par le type d’expressions utilisées pour désigner le Nirvâna, qui sont de forme négative : cessation, abandon, extinction, détachement, destruction, etc. Mais il est évident, comme le souligne le vénérable Râhula, qu’« un mot négatif n’indique pas nécessairement un état négatif » ; le mot immortel, en Pâli amata, signifie littéralement sans mort, il désigne pourtant un état positif. La négation d’une négation, les écoliers qui apprennent l’algèbre le savent bien, équivaut à une affirmation. Ainsi en va-t-il du Nirvâna qui est libération de la souffrance, du désir, de la répulsion, de l’ignorance, de toutes les relativités et dualités.

 

         Cette nécessité de formuler négativement ce qui touche au sommet de la doctrine a été clairement formulée par René Guénon : « Cette indétermination absolue des principes les plus universels, donc de ceux qui doivent être considérés avant tous les autres… oblige souvent à ne se servir que d’expressions qui, dans leur forme extérieure, sont purement négatives. C’est ainsi que, par exemple, l’idée de l’infini, qui est en réalité la plus positive de toutes, puisque l’infini ne peut être que le tout absolu, ce qui n’étant limité par rien, ne laisse rien en dehors de soi, cette idée, disons-nous, ne peut s’exprimer que par un terme de forme négative, parce que, dans le langage, toute affirmation directe est forcément l’affirmation de quelque chose, c’est-à-dire une affirmation particulière et déterminée ; mais la négation d’une détermination ou d’une limitation est proprement la négation d’une négation, donc une affirmation réelle, de sorte que la négation de toute détermination équivaut au fond à l’affirmation absolue et totale ». Et c’est bien ainsi qu’il faut comprendre le fameux texte de l’Udâna qui, niant toute limitation, fait du Nirvâna le point central de la doctrine, centre dans lequel toutes les contingences périphériques peuvent venir se résorber. « Il y a un non né, non devenu, non conditionné, non composé, Bhikkhu, si ce non né, non devenu, non conditionné, non composé, n’était pas, il n’y aurait aucune évasion possible pour ce qui est né, devenu, conditionné, composé. Puisqu’il y a un non né, non devenu, non conditionné, non composé, il y a une possibilité d’évasion pour ce qui est né, devenu, conditionné, composé. »

 

 

La théorie négative.

 

 

         Pour bien voir qu’il ne s’agit pas là d’une attitude intellectuelle propre au Bouddhisme mais d’une méthode universelle, nous irons chercher dans le Christianisme des parallèles qui nous éclairerons. « Le Bouddhisme, dit J. Evola, a suivi de notable manière la méthode de ce que l’on appelle la Théologie Négative , laquelle cherche à donner le sens de l’Absolu à travers l’indication, non pas de ce qu’il est (entreprise jugée absurde) mais de ce qu’il n’est pas ». Cette Théologie Négative a été illustrée par les noms de bien des mystiques et théologiens de l’Eglise Catholique. Nous ne retiendrons que ceux d’Eckhart et du Cardinal N. de Cues, et ne citerons, pour être brefs, que Denys l’Aréopagite : « Les Vérités Célestes brillent à travers des formules négatives qui respectent la vérité ». Et cela… « n’est ni matière… ni corps… ni figure… ni forme…, ne demeure immobile ni ne se meut… ne se tient au calme… ni ne possède de puissance… ne vit ni n’est vie… n’est ni essence ni perpétuité ni temps… échappe à tout raisonnement, à toute appellation, à tout savoir… on ne peut absolument ni rien affirmer, ni rien nier. »

 

         De ce texte, qui aurait pu être prononcé par le Bouddha, nous rapprocherons cette citation de l’Udâna : « Ici les quatre éléments de solidité, de fluidité, de chaleur et de mouvement n’ont pas de place ; les notions de longueur, de largeur, de subtil et de grossier, de bien et de mal, de nom et de forme sont absolument détruites ; ni ce monde ni l’autre, ni venir, ni partir, ni rester debout, ni mort, ni naissance, ni objets des sens ne peuvent être trouvés. »

 

Le canon de l’école Theravâda, on vient de le voir, ne s’exprime pas autrement, sur ce point, qu’un saint Chrétien, et pas autrement non plus, bien sûr qu’un texte fondamental de l’école Mahâyâna, le Prajnâpâramita hridaya sûtra : « Dans le vide, il n’y a ni forme, ni sensation, ni perception, ni formations mentales, ni conscience discriminative. Il n’y a ni œil, ni oreille, ni nez, ni langue, ni corps, ni mental ; ni forme, ni son, ni odeur, ni saveur, ni contact, ni objet de pensée ; ni élément de l’organe de la vue et ainsi jusqu’à ce qu’on arrive à ni élément de la conscience du mental ; il n’y a ni ignorance, ni cessation de l’ignorance et ainsi jusqu’à ce qu’on arrive à il n’y a ni vieillesse et mort ni cessation de la vieillesse et de la mort ; il n’y a ni souffrance, ni origine, ni cessation, ni sentier, ni connaissance, ni réalisation, ni non réalisation. » Puisque notre langage et nos concepts sont relatifs au monde, ils sont impuissants à exprimer la réalité supra-mondaine et la négation de tout ce qui constitue l’expérience ordinaire est donc la seule attitude appropriée.

 

         Un dernier texte de Denys l’Aréopagite va nous permettre de comprendre une des caractéristiques essentielles du Bouddhisme Theravâda. Celui-ci analyse abondamment l’expérience de l’homme ordinaire et le caractère douloureux de l’existence conditionnée. Partant de ce qui est immédiatement accessible à tous, il s’élève peu à peu par une série de négations, donc de libérations successives ; au fur et à mesure de cette ascension le discours se restreint et culmine dans les quelques négations de l’Udana citées plus haut. « Maintenant que nous remontons de l’inférieur au transcendant, à mesure même que nous nous approcherons du sommet, le volume de nos paroles se rétrécira ; au terme dernier de l’ascension nous serons totalement muets… pour parler négativement de celui qui transcende toute négation, on commence nécessairement par nier de lui ce qui est le plus éloigné de lui » (Denys l’Aréopagite). On peut en effet remarquer que le Bouddhisme suit un chemin inverse et symétrique de celui du Vedanta, qui, lui, part de l’Absolu affirmation posé, pour établir ensuite la filiation logique et progressivement croissante qui le relie au monde manifesté. Ce qu’explique Denys : « Là où notre discours descendait du supérieur à l’inférieur, à mesure qu’il s’éloignait des hauteurs, son volume augmentait… pour parler affirmativement de Celui qui transcende toute affirmation, il fallait que nos hypothèses affirmatives prissent appui sur ce qui est le plus proche de lui. »

 

 

Le Nibbana dans les textes Pali.

 

 

         L’étymologie : nir + vâ = cesser de souffler, s’éteindre, donne comme sens littéral extinction. Les commentaires ajoutent nir + vana = affranchir du désir.

 

         « Ceci en vérité est la Paix , ceci est le plus élevé, la fin de toutes les formations, l’abandon de toute base de renaissance, la disparition du désir, le détachement, l’extinction, le Nibbâna » (Ang. Nik. , III, 32). On trouve dans cette citation les termes négatifs qui, nous le rappelle le vénérable Râhula, ont aussi l’avantage d’éviter l’attachement et la fixation à un concept étroit, car le Bouddhisme est d’abord pratique. Pour la même raison, puisqu’il faut bien mobiliser toutes les énergies vers le but, il utilise des appellations positives agréables. Celles-ci sont donc le plus souvent métaphoriques, poétiques, plutôt que conceptuelles. Dans le texte ci-dessus figurait la paix, on rencontre aussi : la sécurité, l’eau vivante, la pureté, l’île, le refuge, la protection, l’autre rive, l’éternel, le désirable, l’heureux, etc. Il y a 32 synonymes dans un sutta. Que le Nibbâna, constitue le souverain bien du bouddhiste est particulièrement évident dans le 140eme sutta du Maj. Nik. : « Sa délivrance fondée sur la vérité, est inébranlable. O bhikkhu, ce qui est irréalité est faux ; ce qui est réalité, Nibbâna, est vérité. Donc, O Bhikkhu, une personne ainsi pourvue est pourvue de la vérité absolue. Car, la Noble Vérité absolue (parama-ariyassaca) est Nibbâna, qui est la réalité. »

 

         Ainsi donc, seul le Nibbâna est pleinement réel, en opposition au samsâra, le monde du changement et de l’errance perpétuelle, du conflit permanent des dualités. Pour l’école Theravâda, le terme technique qui désigne le Nibbâna est A-sankhata, le non-confectionné, en opposition à la totalité des mondes corporels, de la forme pure, et informel, qui sont tous « confectionnés ». Cet état transcendantal ne peut être réalisé que par la connaissance intuitive, il est impossible à exposer par le langage. Le Bouddha expose le chemin qui permet de réaliser cette vérité, mais il faut bien comprendre que ce n’est pas l’ascèse qui permet d’obtenir le Nibbâna. S’il en était ainsi le Nibbâna serait le résultat d’une cause. En fait l’ascèse fait peu à peu disparaître les causes qui empêchent de voir le Nibbâna. Quand tous les empêchements ont disparu, le désir, la répulsion, l’ignorance, l’attachement au moi, alors cela qui devait « réaliser » le Nibbâna a disparu, cela qui devait « connaître » le Nibbâna s’est dissout, il n’y a plus de séparation entre un connaisseur, un objet connu et un acte de connaissance, il n’y a plus rien qui puisse être dit. C’est la raison pour laquelle le Bouddha refusait de répondre à la question : le Bouddha existe-t-il ou non après la mort, c‘est-à-dire dans le Nibbâna. Les mots d’existence ou de non-existence n’ayant plus de sens, on ne peut faire aucune réponse correcte à cette question. La spéculation intellectuelle à ce sujet n’est d’aucune utilité pour la conquête du Nibbâna, il faut donc la supprimer.

 

« Celui qui a détruit les impuretés, se soucie peu de la nourriture, qui a atteint le vide, le sans signe et la délivrance, sa trace est aussi difficile à suivre que celle des oiseaux dans l’espace » (Dhammapada, 93). « De celui qui a disparu, pas de mesure ; il n’y a plus rien de lui par où on parlerait de lui ; toutes les données qui le constituaient sont abolies, abolis, tous les chemins de la parole » (Sutta-Nipata, 10, 74).

 

C’est pourquoi une expression comme : « Un tel est entré dans le Nibbâna », est populaire et impropre. Le Nibbâna n’est pas un état dans lequel on entre, et pour y entrer il faut qu’Un tel ait disparu. Comme Un tel n’existait pas réellement, ce n’est pas une grande perte. Tout ceci semble paradoxal mais il est nécessaire de violenter un peu le sens commun, et la doctrine de l’anattâ, ou non-moi, n’est facile ni à comprendre ni à pratiquer : « …combien il est difficile de faire en vérité, ce qui est bon et profitable » (Dhammapada, 163).

 

Ce  Nibbâna peut être réalisé ici-même et par tout un chacun, quelle que soit sa race et sa condition sociale, pourvu qu’il soit doué d’une volonté farouche mise au service d’une claire lucidité. Dans la substance même de notre monde se trouve le germe de sa décomposition. A l’homme habile, le soin de le faire fructifier, il atteindra le Nibbâna sur terre, c’est-à-dire l’état d’Arhat, par l’extinction définitive des impuretés qui sont le germe d’existences futures. Mais la vie terrestre de l’Arhat continue un temps encore sur la lancée des énergies vitales déjà accumulées. Une fois celles-ci consommées, les cinq agrégats cessent leur jeu et la mort survient. C’est le parinibbâna, terme qui signifie littéralement que l’agrégat impermanent appelé Arhat Un tel est « entièrement éteint ».

Jean-Pierre Schnetzler, la méditation bouddhique. 

 

par Langlais Pierre publié dans : Extraits de livres
Jeudi 13 juillet 2006

 

Bouddha expose au prince Bhaddiya qui l'a questionné, les tendances mentales mauvaises qui amènent à des actes néfastes, et l'absence de ces mêmes tendances mentales qui amènent de bons résultats. 

Il résume ensuite son discours par ces mots:

"Dans ce monde, ô Bhaddiya, tous les êtres nobles encouragent l'auditeur de cette façon :

"Venez, ô cher ami, maîtrisez l'avidité et continuez à la maîtriser. Lorsque vous maîtriserez l'avidité, vous ne ferez plus, ni au moyen du corps, ni au moyen de la parole, ni au moyen de la pensée, un acte engendré par l'avidité.

Maîtrisez la haine et continuez à la maîtriser. Lorsque vous maîtriserez la haine, vous ne ferez plus, ni au moyen du corps, ni au moyen de la parole, ni au moyen de la pensée, un acte engendré par la haine.

Maîtrisez l'égarement et continuez à la maîtriser. Lorsque vous maîtriserez l'égarement, vous ne ferez plus, ni au moyen du corps, ni au moyen de la parole, ni au moyen de la pensée, un acte engendré par l'égarement.

Maîtrisez l'impétuosité et continuez à la maîtriser. Lorsque vous maîtriserez l'impétuosité, vous ne ferez plus, ni au moyen du corps, ni au moyen de la parole, ni au moyen de la pensée, un acte engendré par l'impétuosité."

Un enseignement donné par le vénérable Sariputta au grand bienfaiteur de la sangha, le disciple laïc Anathapindika, lorsque celui-ci était mourant.

"Ne t'attache pas, chef de famille, aux six facultés des sens et n'y attache pas tes pensées. Ne t'attache pas aux six objets des sens et n'y attache pas tes pensées. Ne t'attache pas aux six types de consciences, aux six contacts des sens, aux six sensations, aux six éléments, aux cinq agrégats, aux quatre mondes du sans-forme. Ne t'attache à rien de ce qui est vu, entendu, senti, pensé, perçu et examiné par l'esprit, et n'y attache pas tes pensées."

par Langlais Pierre publié dans : dhammapiti
Vendredi 23 juin 2006

 

Bouddha lors de son premier sermon énonça les quatre Nobles Vérités, à partir desquelles toute sa doctrine trouve sa place. La première Noble Vérité –dukkha- exprime la souffrance inhérente à notre condition humaine, naissance, vieillesse, maladie, mort. Et au-delà des douleurs, chaque expérience que nous vivons est conditionnée par les vues erronées, le désir, et l’orgueil, et font ainsi se perpétuer dukkha. Nous nous approprions les expériences, les perceptions, les sensations, puis sans cesse la pensée fabrique des conceptions et les conçoit comme personnelle, et la conscience s’égare dans la croyance d’un soi autonome.

 

Bouddha dit :

 

 

« Bhikkhu, concernant la source par laquelle les perceptions et les opinions teintées par la prolifération mentale assaillent une personne, voici : si rien n’y est trouvé où l’on puisse se complaire, qu’on puisse accueillir et à quoi l’on puisse se tenir, c’est la fin des tendances profondes à la convoitise, à l’aversion, aux vues, au doute, à la vanité ; la fin du désir d’exister et de l’ignorance, la fin du besoin de triques et d’armes, la fin des querelles, des rixes, des disputes, des récriminations, de la malveillance et du mensonge ; ici, ces funestes états malsains cessent sans laisser de traces. »

 

 

Ce à quoi le vénérable Mahâkaccâna, disciple de Bouddha et expert dans l’explication de la doctrine, rajoute en explications :

 

 

« En dépendance de l’œil et des formes apparaît la conscience visuelle. La rencontre des trois est le contact. A partir du contact, il y a sensation. Ce qu’on ressent, on le perçoit. Ce qu’on perçoit, on y pense. Ce à quoi on pense, on le fait proliférer mentalement. Ayant pour source ce qui a proliféré mentalement, les perceptions et les opinions teintées par la prolifération mentale relatives aux formes du passé, du présent et du futur connaissables par l’œil assaillent une personne. »

 

Il en est de même pour chacune des autres bases des sens.     

 

Cet exposé se rattache au principe de la production conditionnée, où chaque terme de la série naît en dépendance du terme précédent et disparaît avec la cessation de celui-ci.

 

 

Cette cessation est nibbana, l’arrêt des formations mentales, la fin des perceptions et des opinions teintées par la prolifération mentale.

 

Cette prolifération mentale est biensûr visible par chacun observant son propre esprit, par la connaissance intérieure des phénomènes, elle est source d’insatisfaction, de changement continu, et d’absence de soi réel. C’est une musique qui vient, dure et laisse la place à une autre musique.

 

 

« Les sources profondes de cette prolifération conceptuelle sont trois souillures : le désir (tanha), l’orgueil (mâna) et les vues erronées (ditthi). Lorsque ces trois facteurs dominent les opérations de la pensée, la cognition échappe à tout contrôle ; elle répand une foule d’idées trompeuses, d’obsessions et de passions qui accablent le sujet et font de lui leur victime infortunée. » (Bhikkhu Bodhi)

 

 

Que chacun puissent reconnaître en lui ces écoulements mentaux et par le dégoût qu’ils inspirent, prendre le chemin qui conduit à s’en libérer, par étapes, puis définitivement.

 

 

par Langlais Pierre publié dans : dhamma-vicaya
Dimanche 11 juin 2006

 

Today in the world we find many different forms or cults of Buddhism. It is not true that all of them are authentic and represent what Buddhism actually is.

To state what Buddhism is, we have to trace back to the person who found Buddhism more than 2,500 years ago in India: Gotama.

The words Buddha, Tathagata, Blessed One, etc., are called by the world towards Gotama to admire and appreciate his various qualities. In the most ancient and authentic canon of Buddhism (Pali Canon), there is description of what he actually looks like. Generally speaking, he has golden hair, blue eyes, his hands can reach his knees without bending, etc. There are 32 distinct marks on him that distinguish him from the rest of human beings. And there is a lot of historic proof of his existence in history. Therefore the Buddha (Gotama) is a real existing person in human history. (more of his life stories can be read from the Buddha's Life section)

After he has reached the ultimate Enlightenment - Nibanna (the state that is beyond life and death or suffering), he preached in India for 45+ years till the end of his life. Right after his passing, his most disciplined disciples gathered together and compiled the Pali Canon, which was the most ancient and authentic teachings of the Buddha. The compilation session is known as The First Great Council. Throughout human history, there has been 6 Great Councils, and each was held for different purposes. (for more information, please see Councils and Schism section)

The truth is, ever since the Second Great Council, schism began to arise. The cause was that some monks refused to observe the Patimoka (rules that were laid down by the Buddha to be practiced and observed by monks; it also governs the monks) and began to practice impure ways, such as taking money from lay people (worldly people) directly (the Buddha forbids this, and if a person wishes to donate money to a monk, another lay person has to keep the money for the monk).

It was documented in history that between the Second Great Council and the Third Great Council the group of monks who refused to observe the Patimoka gathered together by themselves and formed a new Council, which was known as the Mahayana Council. The word Mahayana literally means the Great Beacon or the Greater Path. Tha name arose from the group of monks' self-conceited minds. And in order to distinguish between the Original Buddhism and the newly arosed sect, the name Theravada was established for the group of monks who upheld the Patimoka and the original teachings of the Buddha. The word Theravada literally means the Elders.

Furthermore, as Buddhism became the mainstream religion in India, most Kings and countries favor Buddhst monks, and as a result, many "priests" and "monks" from other religions converted to Buddhism. However, most of them did not convert their believes and practices. This polluted the teaching of the Buddha and divided the original Buddhism into 18 sects or cults in the Third Great Council, which then became the sole purpose of the Third Great Council - to clear out these wrong views and practices in Buddhism. However, in the end many sects or cults still persisted in their ways and misrepresent Buddhism in human history till today.

The Pali Canon has always been the most well-preserved original teachings of the Buddha because it is maintained by disciples who have faith and reached Arahantship (meaning the person has realized Nibanna and this being the last round of birth).

New comers of Buddhism are highly recommended to steer into the Pali Canon before stepping into any other forms or cults of Buddhism.

Here is a compiled list of what Buddhism is and is not in general:

What Buddhism IS NOT:

  • A religion specializes in making rituals or ceremonies
  • A religion specializes in magick
  • A religion only to reach superhuman state
  • A religion that supports the view of One God
  • A religion that promotes material gains and supports material views
  • A religion that promotes music and songs (including singing and acting)
  • A religion that relies on unique artifacts (such as magical necklace, beads, etc)
  • A religion that supports mass advertising, mindless preaching, and making businesses.
  • A religion that relies on a "Savior" to save us all from the mass of suffering.
  • A religion that condemns non-believers or non-followers to Hell.
  • A religion that assigns chief authority to a single person or group (e.g. Pope, Vantican, etc.) after the Buddha had passed away. (since doing so gives rise to potential status quo problem, false claims of the Buddha status, and various other reasons)
  • A religion that believes chanting mantras (sacred words), performing ceremonial rites, practising self-motification (such as walking on fire, going naked, fasting, etc.), practicing singleness of mind (Samadhi meditation), etc., can achieve enlightenment.

What Buddhism IS:

  • A religion, as a set of practices, to achieve peace
  • A religion, as a set of practices, to achieve bliss
  • A religion, as a set of practices, to conquer the mind
  • A religion, as a set of practices, to achieve right concentration
  • A religion, as a set of practices, to attain Nibbana
  • A religion, as a set of practices, to achieve right mindfulness
  • A religion, as a set of practices, to achieve perfect morality

 

 

 

Source : http://www.yellowrobe.com/

 

par Langlais Pierre publié dans : English pages
Samedi 20 mai 2006

 

Le vénérable Dhamma sâmi, bhikkhu Franco-Suisse réalisateur du site "dhammadana", est actuellement au Japon. Il réside au centre de l'association Bouddhiste Theravada Japonaise. A ce propos un article lui a été consacré,  http://gotami.txt-nifty.com/journal/2006/05/post_605f.html voici sa traduction.

 

 

Nous souhaitons au vénérable Dhamma sâmi un excellent séjour.

 

"A la fin du mois d’avril, nous étions très occupés pour préparer les fêtes et les cérémonies, ainsi que pour la venue du vénérable Asugiriya, c’est alors que le vénérable Dhamma Sami est venu au centre (il est moine depuis 8 ans en Birmanie).
Il va rester jusqu'à la fin Juin. Il ne sort pas du tout, il reste devant l’ordinateur toute la journée. Qu’est ce qu’il fait ? Il écrit son journal, et ce blog est très bien fait. Aussi il a écrit des livres en Français. Il parle le Birman couramment, et un tout petit peu l’anglais et le japonais, donc on ne peut pas beaucoup communiquer. Comme il vient de Birmanie, son style de vie est comme celui des Birmans, c'est-à-dire il a besoin d’un assistant. On est tellement habitué au « style » du Sri-lanka, donc on est confus, peut être lui aussi (style pour manière de vivre le vinaya), mais on veut l’assister car il est très pur, calme et excellent.
Pour faciliter la communication, est ce qu’il y aurait quelqu’un qui pourrait venir ici pour parler avec Dhamma sami, aussi est-ce qu’il y aurait quelqu’un qui pourrait l’aider à apprendre le japonais. Et puis comme dans « sa » règle, il ne peut pas manger ce qu’il y a sans qu’une personne lui donne son repas, on cherche quelqu’un pour aider le matin entre 7h et 8h.
Avant de travailler, vous pouvez assister un moine au visage serein, ainsi vous commencerez bien votre journée. "   
   
 
 

Traduction Kao.

 

Voici le journal en ligne de son voyage:  http://www.dhammadana.org/japon/ 

par Langlais Pierre publié dans : dhammapiti
Vendredi 19 mai 2006

 


Les quatre demeures sublimes participent au développement de la bienveillance, au rayonnement protecteur de la bonté et au puissant facteur d’éveil de l’équanimité ; les quatre demeures spirituelles supérieures permettent de résider dans le bonheur de la foi (saddhâ) et de la vertu.


Il existe quatre demeures sublimes, quatre états mentaux positif dans lesquels le disciple demeure, sur lesquels il médite, et qu’il cherche à developper pour connaître la paix du coeur et développer l’éveil. il s’agit de :

Mettâ , l’amour bienveillant pour tous les êtres. Karûna , la compassion, la pitié. Muditâ , La bienveillance, le bonheur pour la réussite des gens. Upekkhâ , l’équanimité, l’égalité d’humeur face aux bonheurs et aux malheurs.

 

 


Les quatre demeures spirituelles supérieures :

Bouddha s’adresse à Sariputta alors qu’il reçoit la visite de nombreux disciples laïques, dont Anâthapindika :

"Quels sont les cinq préceptes qui guident les actions du chef de famille ? Un noble disciple s’abstient de tuer, de prendre ce qui n’est pas donné, d’avoir un comportement sexuel incorrect, de mentir, d’absorber des toxiques provoquant la torpeur. Et quelles sont les quatre demeures spirituelles supérieures, apportant dès à présent le bonheur, qu’il peut obtenir à volonté ? Un noble disciple a une foi inébranlable en le Bouddha, une foi inébranlable en le Dhamma, une foi inébranlable en la Sangha ; et il possède les vertus aimées des êtres nobles, vertus qui sont intactes, sans transgression, pures, immaculées, qui apportent la liberté, qui sont loués des sages, non saisies, menant à la concentration. Telles sont les quatre demeures spirituelles supérieures qui apportent le bonheur dès à présent, qui purifient l’esprit impur et nettoient l’esprit souillé. Il les obtient à volonté, facilement et sans difficulté." (Anguttara Nikâya 5:179)

par Langlais Pierre publié dans : dhammapiti
 

Dhamma

 Bouddha enseigna la Loi naturelle,

visible par tous, compréhensible en profondeur par ceux qui développent leur discernement.

 

 

"Evitez les mauvaises actions ; faites le bien autour de vous ; purifirez votre esprit."

Tel est l'enseignement de tous les Bouddhas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Santal, tagara, lotus, jasmin, de tous ces parfums le parfum de l'éthique est de loin le meilleur."

 

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"La voie droite est proclamée, suivez-la, ne vacillez pas; Que chacun s'encourage soi-même, et, par étapes, atteigne le nibbâna."

 

 

 

 

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