Dhammapiti                 "Dans la joie du Dhamma"

                                                                                                                                                                                                                     

                        L'enseignement originel du Bienheureux Gotama  

écoutez la parole de Bouddha: http://bouddhique.free.fr/ParoleduBouddha.MP3

 
Vendredi 12 mai 2006

 

“Sabbe sankhara anicca,

 

Sabbe sankhara dukkha

 

Sabbe Dhamma anatta”

 

 

Lorsque le disciple voit que tous les états conditionnés sont transitoires, que toutes les formations mentales sont sources de souffrance, et que toutes les choses sont sans essence, il perçoit quel sera le but au bout du Noble sentier -Magga-, hors du monde des sens, dans la réalité du nibbana, non conditionné. Lorsqu’il a franchi les premières étapes, qu’il parvient au milieu de la voie, excellente en son début, excellente en son milieu, excellente en sa fin, il comprend qu’il n’y a plus de marche arrière possible. La recherche des plaisirs mondains, la satisfaction des désirs ne pourront plus être à l’ordre du jour. Il a trouvé un refuge sûr dans le Dhamma, la saveur de celui-ci lui suffit ; la joie de la tranquillité, la paix de la conscience l’enveloppent d’une protection qu’il ne pourrait briser. Le Dhamma nourrit le disciple du chemin parcouru, son cœur tend irréversiblement vers la pureté. De cette étape en plus, il connaît le bien suprême, recherche le simple présent, perçoit clairement les 8 manières de progresser simultanément dans magga, et comment éviter les pièges les plus grossiers, à force de les avoir combattu.

 

 

 « Celui qui, ayant pour force la sagesse, doué de moralité et de bonne conduite, concentrant sa pensée, se plaît aux méditations, attentif, libéré de tout attachement, n’ayant plus ni défaut, ni impureté, celui-là les savants eux-mêmes le considèrent comme un sage. »

 

« Ayant écouté la parole du Bouddha, le moine doué de sagesse le connaît parfaitement en vérité, il le voit tel qu’il est en réalité. »

 

« De même que l’oiseau à crête et à gorge bleue n’atteint jamais la vitesse de l’oie sauvage, de même le laïc ne peut égaler le moine, le sage qui médite, solitaire, dans la forêt. »

 

par Langlais Pierre publié dans : dhammapiti
Lundi 8 mai 2006

 

La structure entière du corps, expliqua le Bouddha, se compose de particules élémentaires, les kalapa, comprenant les quatre éléments et leurs caractéristiques inhérentes. Dans le monde extérieur comme intérieur, on constate aisément qu'il existe une matière solide : l'élément terre; liquide : l'élément eau; gazeuse : l'élément air; et que dans tous les cas, la température est présente : l'élément feu. Cependant, qui examine la réalité à l'intérieur de lui-même aura une compréhension plus subtile des quatre éléments. Le champ tout entier de la pesanteur, du lourd au léger, appartient au domaine de l'élément terre. La température, du froid extrême à la chaleur extrême, est du registre de l'élément feu. Le mouvement, de l'état en apparence statique au mouvement le plus ample, se rapporte à l'élément air. La qualité de cohésion, de liaison, est liée à l'élément eau. Un ou plusieurs éléments prédominent dans les particules, les autres éléments restent latents. Les sensations se manifestent tour à tour selon la variété d'élément qui prédomine dans ces particules. Si, à l'émergence des kalapa, l'élément feu prédomine, la sensation produite est celle de chaleur ou de froid, et il en va de même en ce qui concerne les autres éléments. C'est ainsi que toutes les sensations émergent dans le champ de la structure physique. Si on ignore cela, on donne des valeurs à ces sensations et on y réagit, créant ainsi de nouvelles souffrances. Mais quand on commence à faire preuve de sagesse, on comprend tout simplement que des particules élémentaires sont en train d'émerger avec la prédominance d'un élément ou d'un autre, et que tous ces phénomènes sont impersonnels, changeants et transitoires. Riche de cette compréhension, l'esprit garde son équilibre face à n'importe quelle sensation.

Source : Discours de Goenka.

par Langlais Pierre publié dans : dhammapiti
Lundi 1 mai 2006

 

Se réfugier dans le Dhamma, c'est en fait se réfugier dans la moralité, dans la maîtrise de son propre esprit, dans la sagesse. Pour qu'un enseignement soit le Dhamma, il faut également qu'il ait certaines qualités. D'abord, il doit être expliqué clairement, afin que tout le monde comprenne. Il doit être perçu directement par chacun, la réalité dont on fait soi-même l'expérience, et non quelque chose d'imaginé. Même la vérité du nibbana ne doit pas être acceptée avant d'en avoir fait l'expérience. Le Dhamma doit produire des résultats bénéfiques ici et maintenant, et non pas se réduire à de simples promesses de bienfaits dont on pourra profiter dans le futur. Il possède la qualité d'inviter à "aller voir"; voyez vous-même, essayez vous-même, n'acceptez pas aveuglément. Et une fois que l'on a essayé, fait l'expérience de ses bienfaits, on ne peut s'empêcher d'encourager et d'aider les autres à aller voir également. Chaque pas sur la voie conduit de plus en plus près du but final; aucun effort n'est gaspillé. Le Dhamma est salutaire au début, au milieu et à la fin. Enfin, toute personne normalement intelligente, de n'importe quel milieu, peut le pratiquer et faire l'expérience de ses avantages. En comprenant ce qu'il est réellement, si l'on prend le Dhamma comme refuge et que l'on commence à pratiquer, cette dévotion a un sens réel.


 

Source : Discours de Goenka.

par Langlais Pierre publié dans : dhammapiti
Samedi 22 avril 2006

 

Pour les humains, quatre sortes de nourritures influencent l’existence.

Il y a deux nourritures matérielles et deux nourritures spirituelles.

La première nourriture est l’aliment. En consommant des aliments sains de manière équilibré, la personne prend soin de sa santé. Au contraire, lorsqu'elle connaît la malnutrition, ou lorsqu'elle consomme des aliments trop riches, la personne subit les effets d’une nourriture mauvaise pour le corps et la santé mentale. 

La deuxième nourriture est l’environnement. Lorsqu’elle vie dans un lieu favorable, la personne peut s’épanouir, au contraire dans un lieu malsain ou pollué, la personne connaît le stress et la maladie.

 La troisième nourriture est l’activité mentale. Une activité mentale saine permet à la personne de développer des actes sains, au contraire des pensées empreintes d’avarice ou de méchanceté auront une influence néfaste.

La quatrième nourriture est l’environnement mental. Dans un environnement éthique et moral, la personne trouve les bases pour un développement spirituel correct, et au contraire, dans un environnement ou la corruption et l’immoralité sont communes, la personne est conditionnée par de telles pratiques négatives.

  

 

 

 

par Langlais Pierre publié dans : dhammapiti
Mercredi 12 avril 2006

 

Rare est la naissance comme homme, difficile est la vie que les mortels mènent, difficile est l'ouïe du Dhamma sublime, rare est l'apparition d'un Bouddha.

S'abstenir de tout mal, cultiver le bien, purifier son coeur, voici l'enseignement des Bouddha.

La patience et l'endurance sont l'ascétisme le plus haut, Nibbâna est suprême, disent les Bouddhas. Car n'est pas un disciple, celui qui blesse autrui, ni un ascète celui qui moleste les autres.

 

 

Dhammapada (182 - 183 - 184) 

 

 

par Langlais Pierre publié dans : Sutta
Lundi 3 avril 2006

 

 

 

 

 

 

 

Lorsque nous sommes sujet aux sautes d’humeurs, que notre esprit se perturbe à la moindre insatisfaction, alors loin de l’harmonie, nous sommes sujets à la souffrance interne.

N’avoir aucune patience est cause d’insatisfactions permanentes, tout au long de la journée des évènements viennent contrarier notre volonté, nous amènent à la colère et nous risquons fort de partager notre tension avec notre entourage.

Si au contraire nous cultivons l’équanimité et la patience, alors nous sommes sur la bonne voie. Celle qui, le temps venu fera murir les fruits de l’équilibre, de la compassion, de la paix.

Qu’il s’agisse d’un évènement heureux ou malheureux, positif ou négatif -comme il en arrive souvent- nous devons rester calme, dans un état d’esprit qui ne s’emporte ni en bien ni en mal, qui ne se laisse pas submerger par une vague de sentiments et d’émotions. Cela ne veut pas dire être indifférent, nous sommes touchés mais ne réagissons pas comme nous en avons l’habitude, nous devons observer nos sensations et garder le contrôle. L’humeur égale, poursuivre notre travail, savoir où est notre objectif, dans le non-vouloir et le non-désir.  

Et de même avec la patience –clé de la réussite- nous devons la cultiver, la ménager, la susciter, la comprendre, lui faire une place privilégiée, et la partager.

Puissent les êtres poursuivre leur chemin en demeurant sans cesse dans la vertu, dans la patience et l’équanimité.

 

METTA

 

par Langlais Pierre publié dans : dhammapiti
Samedi 25 mars 2006

 

Le Bienheureux dit aux moines : "Il y a trois concentrations. Quelles sont ces trois concentrations? La concentration de la vacuité, la concentration du sans-signe, la concentration du sans-but. Que nomme-t-on concentration de la vacuité? Celle dans laquelle on considère la vacuité, on voit toutes les choses comme entièrement vides, c'est ce qu'on nomme concentration de la vacuité. Que nomme-t-on concentration du sans-signe? Celle dans laquelle on considère le sans-signe, on voit toutes les choses comme entièrement dépourvues d'apparences et invisibles, c'est ce qu'on nomme concentration du sans-signe. Que nomme-t-on concentration du sans-but? Celle dans laquelle on considère le sans-but, on voit toutes les choses comme entièrement indignes d'être visées et recherchées, c'est ce qu'on nomme concentration du sans-but. Le moine qui n'atteint pas ces trois concentrations demeure longtemps dans le monde des transmigrations, il ne peut s'éveiller de lui-même. C'est pourquoi, ô moines, cherchez les moyens qui vous permettrons d'acquérir ces trois concentrations; ainsi, ô moines, exercez-vous."

 

 

(Ekottara-âgama, édition de Taisho Issaikyô)

André Barreau -La voix du Bouddha

 

par Langlais Pierre publié dans : Extraits de livres
Jeudi 23 mars 2006

 


Ainsi ai-je entendu :

Une fois que le Tathâgatha, qui se trouvait au vihâra d'Anâthapindika dans le parc de Jeta à Sâvatthi, s'exprima ainsi : " La façon de surmonter tous les obstacles, ô bhikkhus, je vous l'enseignerai. Ecoutez cela, réfléchissez bien, je parlerai. " " Oui, Bhante ", répondirent ces bonzes.


Alors, le Tathâgatha parla ainsi :

"La destruction des obstacles, ô bhikkhus, je vous le dis, est pour celui qui sait et pour celui qui voit, non pour celui qui ne sait pas, ni pour celui qui ne voit pas. Et que doit savoir, ô bhikkhus, que doit voir celui qui détruit les obstacles ? La pensée sage et la pensée sans sagesse.

En celui qui pense sans sagesse, ô bhikkhus, des obstacles non apparus paraissent, et les obstacles déjà présents s'accroissent ; en celui qui pense sagement, ô bhikkhus, des obstacles non apparus ne paraissent pas, et les obstacles déjà présents décroissent.

Il y a, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par le discernement, il y a les obstacles qui doivent être vaincus par l'action appropriée, il y a les obstacles qui doivent être vaincus en les évitant, il y a les obstacles qui doivent être vaincus en les écartant ; il y a les obstacles qui doivent être vaincus par le développement mental.


Quels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par le discernement ?

Voici, ô bhikkhus, l'homme ordinaire et non instruit qui ne voit pas les nobles êtres, n'est pas instruit de la noble doctrine, ni entraîné dans la noble doctrine, qui ne voit pas les sages, n'est pas instruit de la doctrine des sages, ni entraîné dans la doctrine des sages ; il ne sait pas les choses qui doivent être pensées, il ne sait pas celles qui ne doivent pas être pensées. Alors ne sachant pas les choses qui doivent être pensées, celles qui ne doivent pas être pensées, il les pense, et celles qui doivent être pensées, il ne les pense pas.


Et quelles sont, ô bhikkhus, les choses qui ne doivent pas être pensées et auxquelles il pense ?

Si par la pensée de certaines choses, ô bhikkhus, l'obstacle du désir sensuel non apparu, paraît ; l'obstacle du désir sensuel déjà présent s'accroît ; l'obstacle de l'ignorance non apparu, paraît ; l'obstacle de l'ignorance déjà présent s'accroît ; l'obstacle du désir d'existence non apparu, paraît ; l'obstacle du désir d'existence déjà présent s'accroît ; ces choses qui ne doivent pas être pensées, il les pense.


Et quelles sont , ô bhikkhus, les choses qui doivent être pensées et auxquelles il ne pense pas ?

Si par la pensée de certaines choses, ô bhikkhus, l'obstacle du désir sensuel non apparu, ne paraît  pas ; l'obstacle du désir sensuel déjà présent décroît ; l'obstacle de l'ignorance non apparu, ne paraît pas ; l'obstacle de l'ignorance déjà présent décroît ; l'obstacle du désir d'existence non apparu, ne paraît pas ; l'obstacle du désir d'existence déjà présent décroît ; ces choses qui doivent être pensées, il ne les pense pas.

Ainsi, par le fait de penser aux choses qui ne doivent pas être pensées, et de ne pas penser aux choses qui doivent être pensées, des obstacles, non apparus, paraissent en lui, et les obstacles déjà présents, s'accroissent.

Ainsi, sans sagesse, il pense : " Ai-je existé dans le passé ? ", " N'ai-je pas existé dans le passé ", " Qu'ai-je été dans le passé ? ", " Comment ai-je été dans le passé ? ", " Qu'est-ce que, ayant été, j'ai été dans le passé ? ", " Serai-je dans le futur ? ", " Ne serai-je pas dans le futur ? ", " Que serai-je dans le futur ? ", " Comment serai-je dans le futur ? ", " Qu'est ce que, ayant été, je serai dans le futur ? ". Le présent, lui aussi, le rend perplexe sur lui-même : " Suis-je ? ", " Ne suis-je pas ? ", " Que suis-je ? ", " Comment suis-je ? ", " Cet être, d'où est-il venu, où ira-t-il ? ". Ainsi, pensant sans sagesse, l'une des six vues fausses surgira en lui : " J'ai une âme " ; cette vue fausse naît en lui, véridique et ferme. " Je n'ai pas d'âme " ; cette vue fausse naît en lui, véridique et ferme. " Par l'âme, je connais l'âme " ; cette vue fausse surgira en lui, véridique et ferme. " Par l'âme, je connais le non-âme " ; cette vue fausse surgira en lui, véridique et ferme. Ou encore, cette autre vue fausse surgit en lui : "  Cette âme qui est mienne, s'exprimant et ressentant, reçoit ici et là le résultat des bonnes et mauvaises actions, et cette même âme qui est mienne, permanente, fixe, éternelle, de nature immuable, demeure ainsi éternellement ".

Ceci, ô bhikkhus, est appelé spéculations, jungle d'opinions, déserts d'opinions, perversion d'opinions, agitation d'opinions et liens d'opinions. Lié par ces liens d'opinions, ô bhikkhus, l'homme ordinaire et non instruit n'est pas libéré de la naissance, de la vieillesse, de la mort, des chagrins, lamentations, souffrances, peines mentales, agonies ; il n'est pas libéré de la souffrance, je le dis.

Mais le sage, ô bhikkhus, le noble disciple qui voit les nobles êtres, est instruit de la noble doctrine et, est entraîné dans la noble doctrine, qui voit les sages, est instruit de la doctrine des sages, est entraîné dans la doctrine des sages, il sait les choses qui doivent être pensées et sait les choses qui ne doivent pas être pensées.

Alors sachant les choses qui doivent être pensées et sachant celles qui ne doivent pas être pensées, les choses qui ne doivent pas être pensées, il ne les pense pas et celles qui doivent être pensées, il les pense.


Et quelles sont, ô bhikkhus, les choses qui ne doivent pas être pensées et auxquelles il ne pense pas ?

Si par la pensée de certaines choses, ô bhikkhus, l'obstacle du désir sensuel non apparu, paraît ; l'obstacle du désir sensuel déjà présent s'accroît ; l'obstacle de l'ignorance non apparu, paraît ; l'obstacle de l'ignorance déjà présent s'accroît : l'obstacle du désir d'existence non apparu, paraît ; l'obstacle du désir d'existence déjà présent s'accroît ; ces choses qui ne doivent pas être pensées, il ne les pense pas.


Et quelles sont , ô bhikkhus, les choses qui doivent être pensées et auxquelles il pense ?

Si par la pensée de certaines choses, ô bhikkhus, l'obstacle du désir sensuel non apparu, ne paraît  pas ; l'obstacle du désir sensuel déjà présent décroît ; l'obstacle de l'ignorance non apparu, ne paraît pas ; l'obstacle de l'ignorance déjà présent décroît ; l'obstacle du désir d'existence non apparu, ne paraît pas ; l'obstacle du désir d'existence déjà présent décroît ; ces choses qui doivent être pensées, il les pense.

Ainsi, par le fait de ne pas penser aux choses qui ne doivent pas être pensées, et de penser aux choses qui doivent être pensées, les obstacles, non apparus, ne paraissent pas en lui, et les obstacles déjà présents, décroissent.

Ainsi, sagement il pense : " Ceci est dukkha " ; sagement il pense : " Ceci est la cause de dukkha " ; sagement il pense : " Ceci est la cessation de dukkha " ; sagement il pense : "  Ceci est le sentier qui mène à la cessation de dukkha ".

Pensant ainsi, trois liens se détachent de lui : l'illusion du moi, le doute, la croyance en l'efficacité des rites et des cérémonies. Tels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par le discernement.


Et quels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par le contrôle ?

Voici, ô bhikkhus, : un bhikkhu considérant les choses avec sagesse demeure gardant le contrôle de la faculté de vision. Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui demeure sans garder le contrôle de la faculté de vision, ces obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient.

Considérant les choses avec sagesse, il demeure gardant le contrôle de la faculté d'audition. Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui demeure sans garder le contrôle de la faculté de l'audition, des obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient, en celui qui demeure gardant le contrôle de la faculté de l'audition, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas.

Considérant les choses avec sagesse, il demeure gardant le contrôle de la faculté de l'odorat. Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui demeure sans garder le contrôle de l'odorat, des obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient, en celui qui demeure gardant le contrôle de la faculté d'odorat, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas.

Considérant les choses avec sagesse, il demeure gardant le contrôle de la faculté du goût. Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui demeure sans garder le contrôle de l'odorat, des obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient, en celui qui demeure gardant le contrôle de la faculté du goût, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas.

Considérant les choses avec sagesse, il demeure gardant le contrôle de la faculté du toucher. Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui demeure sans garder le contrôle de l'odorat, des obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient, en celui qui demeure gardant le contrôle de la faculté du toucher, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas.

Considérant les choses avec sagesse, il demeure gardant le contrôle de la faculté mentale. Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui demeure sans garder le contrôle de l'odorat, des obstacles oppressifs et brûlants apparaissent, en celui qui demeure gardant le contrôle de la faculté mentale, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas.

Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui demeure sans garder le contrôle de ses facultés, des obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient, en celui qui demeure gardant le contrôle de ses facultés, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas.

Tels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par le contrôle.


Et quels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par l'action appropriée ?

Voici, ô bhikkhus, un moine, considérant avec sagesse, se sert de sa robe seulement pour se protéger du froid, de la chaleur, des taons, des moustiques, du vent, du soleil, des serpents, seulement dans le but de recouvrir sa nudité.

Le considérant avec sagesse, il se sert de sa nourriture, non pour le plaisir, non pour l'exagération de la vigueur, non pour l'esthétique, non pour la beauté, mais seulement pour maintenir l'existence de ce corps, pour supprimer la souffrance, pour soutenir une noble vie, pensant : " Ainsi je mettrai fin à la souffrance ancienne, je ne produirai pas de nouvelles souffrances, et ainsi mon existence sera droite et heureuse "

Le considérant avec sagesse, il se sert de sa maison seulement pour se protéger du froid, de la chaleur, des contacts des taons, des moustiques, du vent, du soleil, des serpents, seulement pour éviter le danger des saisons, et pour se procurer un endroit propice à la méditation.

Les considérant avec raison, il se sert de tout ce qui constitue des remèdes à la maladie, seulement pour faire cesser les sensations de malaise, et dans le but de conserver sa santé.

Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui ne pratique pas les actions appropriées, des obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient, en celui qui pratique les actions appropriées, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas.

Tels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par les actions appropriées.


Et quels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par l'endurance ? Voici, ô bhikkhus, un bhikkhu considérant avec sagesse, supporte le froid, la chaleur, la faim, la soif, les contacts avec les taons, les moustiques, le vent, le soleil, les serpents ; les discours médisants et malveillants ; les sensations corporelles qui surviennent : douloureuses, perçantes, pénibles, amères, désagréables, déplaisantes, mortelles, il les supporte avec patience. Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui n'est pas endurant, des obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient, en celui qui est endurant, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas.

Tels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par l'endurance.


Et quels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus en les évitant ?

Voici, ô bhikkhus, un bhikkhu considérant avec sagesse, il évite l'éléphant furieux, il évite le cheval furieux, il évite le taureau furieux, il évite le chien furieux, le serpent, les souches d'arbres, les buissons piquants, les mares, les précipices, les bourbiers, les cloaques ; il évite de s'asseoir dans des sièges incorrects, de visiter de mauvais endroits, de se lier avec des amis indignes d'amitié, et tout ce que les sages avisés réprouveraient. Considérant avec sagesse tels sièges incorrects, tels mauvais endroits et tels mauvais amis , il les évite sagement.

Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui ne les évite pas, des obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient, en celui qui les évite, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas.

Tels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus en les écartants ?

Voici, ô bhikkhus, un bhikkhu considérant avec sagesse ; si une pensée sensuelle s'élève en lui il ne la tolère pas, il l'écarte, il la repousse, il y met un terme, il ne la fait pas naître ; si une pensée malveillante s'élève en lui il ne la tolère pas, il l'écarte, il la repousse, il y met un terme, il ne la fait pas naître ; si une pensée d'hostilité violente s'élève en lui il ne la tolère pas, il l'écarte, il la repousse, il y met un terme, il ne la fait pas naître ; toutes les choses néfastes qui s'élève en lui il ne les tolère pas, il les écarte, il les repousse, il y met un terme, il ne les fait pas naître.

Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui ne les écarte pas, des obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient, en celui qui les écarte, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas. Tels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus en les écartant.


Et quels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par le développement mental ?

Voici, ô bhikkhus, un bhikkhu considérant avec sagesse, il développe le facteur de l'illumination de l'attention, accompagné du détachement, de l'absence du désir, de la cessation, et conduisant à l'abandon.

Considérant avec sagesse, il développe le facteur de l'illumination de l'examen de la loi, accompagné du détachement, de l'absence de désir, de la cessation, et conduisant à l'abandon.

Considérant avec sagesse, il développe le facteur de l'illumination de l'énergie, accompagné du détachement, de l'absence de désir, de la cessation, et conduisant à l'abandon.

Considérant avec sagesse, il développe le facteur de l'illumination de la joie, accompagné du détachement, de l'absence de désir, de la cessation, et conduisant à l'abandon.

Considérant avec sagesse, il développe le facteur de l'illumination de la tranquillité, accompagné du détachement, de l'absence de désir, de la cessation, et conduisant à l'abandon.

Considérant avec sagesse, il développe le facteur de l'illumination de la concentration, accompagné du détachement, de l'absence de désir, de la cessation, et conduisant à l'abandon. Considérant avec sagesse, il développe le facteur de l'illumination de l'équanimité, accompagné du détachement, de l'absence de désir, de la cessation, et conduisant à l'abandon.

Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui ne pratique pas le développement mental, des obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient, en celui qui pratique le développement mental, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas.

Tels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par la pratique le développement mental.

Et si, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par le discernement sont vaincus par le discernement, les obstacles qui doivent être vaincus par le contrôle sont vaincus par le contrôle, les obstacles qui doivent être vaincus par l'action appropriée sont vaincus par l'action appropriée, les obstacles qui doivent être vaincus par l'endurance sont vaincus par l'endurance, les obstacles qui doivent être vaincus en les écartant sont vaincus en les écartant, les obstacles qui doivent être vaincus en les évitant sont vaincus en les évitant et les obstacles qui doivent être vaincus par le développement mental sont vaincus par le développement mental, il est, ô bhikkhus, le bhikkhu qui demeure libéré de tout obstacle, il a détruit la soif du désir, il a dénoué les liens, et par la juste compréhension des fausses mesures, il a mis un terme à la souffrance."


Ainsi parla le Tathâgatha.

 

par Langlais Pierre publié dans : Sutta
 

Dhamma

 Bouddha enseigna la Loi naturelle,

visible par tous, compréhensible en profondeur par ceux qui développent leur discernement.

 

 

"Evitez les mauvaises actions ; faites le bien autour de vous ; purifirez votre esprit."

Tel est l'enseignement de tous les Bouddhas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Santal, tagara, lotus, jasmin, de tous ces parfums le parfum de l'éthique est de loin le meilleur."

 

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"La voie droite est proclamée, suivez-la, ne vacillez pas; Que chacun s'encourage soi-même, et, par étapes, atteigne le nibbâna."

 

 

 

 

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