Dhammapiti                 "Dans la joie du Dhamma"

                                                                                                                                                                                                                     

                        L'enseignement originel du Bienheureux Gotama  

écoutez la parole de Bouddha: http://bouddhique.free.fr/ParoleduBouddha.MP3

 
Lundi 27 février 2006

 

 

QUESTIONS ET REPONSES

 

 

 

 

 

 

                                      Avec Achaan Chaa de Wat Ba Pong.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Question : Je fournis de grands efforts mais il me semble que je n’arrive nulle part.

 

 

 

Réponse : Tu soulèves un point très important. Tu ne dois pas chercher, dans ta pratique, à arriver quelque part. Ton propre désir de libération ou d’illumination est l’obstacle qui t’empêchera de te libérer. Tu peux essayer tant que tu veux, pratiquer ardemment nuit et jour, mais si tu gardes en tête le désir d’accomplir quelque chose, tu ne trouveras jamais la paix. L’énergie que tu consacres à ce désir sera cause de doute et d’agitation. Quels que soient le temps et les efforts que tu consacreras à ta pratique, la sagesse ne naîtra jamais du désir. Donc, laisse-toi simplement aller. Observe attentivement ton corps et ton esprit, mais ne cherche pas à atteindre un but.

 

 

 

         Ne t’attache même pas à l’idée de la pratique ni de l’illumination.

 

 

 

 

 

 

Question : Et la nourriture ? Quelle quantité de nourriture dois-je prendre ?

 

 

 

Réponse : Manger et dormir relèvent du même équilibre. Tu dois te connaître toi-même. La nourriture ne doit servir qu’à satisfaire les besoins du corps. Considère la nourriture comme un médicament. Si tu manges de telle manière que tu te sentes assoupi après le repas et que tu engraisses, arrête. Examine ton corps et ton esprit. Il est inutile de jeûner. Mais tente plusieurs expériences, afin de trouver l’équilibre naturel de ton corps. Mets toute la nourriture que tu dois prendre dans ton bol, comme les ascètes. Il te sera alors facile d’observer la quantité de nourriture que tu absorbes. Connais-toi toi-même. Telle est l’essence de notre pratique. Tu n’as rien à faire de particulier. Contente-toi d’observer. Examine-toi. Observe ton esprit. Tu connaîtras alors l’équilibre naturel nécessaire à ta pratique.

 

 

 

 

 

 

Question : Vous avez dit que Samatha et Vipassana (concentration et vision supérieure) sont une seule et même chose. Pouvez-vous m’expliquer cela plus en détail ?

 

 

 

Réponse : C’est très simple. La concentration (Samatha) et la sagesse (Vipassana) sont simultanées. Tout d’abord, l’esprit atteint la tranquillité en se concentrant sur l’objet de sa méditation. Il n’est réellement en repos que lorsque tu es assis les yeux fermés. Cela, c’est Samatha. C’est cette concentration qui finira par t’amener à la sagesse, Vipassana. Lorsque l’esprit est en repos, il importe peu que tu sois assis les yeux fermés ou que tu marches au milieu d’une ville agitée. C’est ainsi. Autrefois, tu étais un enfant. Maintenant, tu es un adulte. L’enfant et l’adulte sont-ils la même personne ? Tu peux dire que oui, et que non. Ainsi, Samatha et Vipassana peuvent être considérés comme distincts, mais aussi comme les aliments et les excréments, qui peuvent être considérés comme une seule et même chose. Et ne te contentes pas de croire ce que je dis. Livre-toi à ta pratique et tire toi-même tes conclusions. Si tu observes comment se manifeste la concentration et la sagesse, tu connaîtras la vérité par toi-même. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui s’accrochent aux mots, et ils appellent leur pratique Vipassana. Samatha est un peu déconsidéré. Ou alors, ils appellent leur pratique Samatha, et disent qu’il est indispensable de pratiquer Samatha avant Vipassana. Cela est stupide. Ne cherche pas à voir les choses de cette manière. Pratique, et juge par toi-même.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

 

 

 

Extrait de Dharma vivant de Jack Kornfield.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Langlais Pierre publié dans : Extraits de livres
Samedi 25 février 2006

 

Quelle sorte de sagesse nous conduit ?

 

 

La conscience a pris racine dans l'illusion. Les voiles de l'illusion, nombreux, colorés, ou sombres nous cachent la réalité. Car la nature de la réalité s'oppose à notre désir de satisfaction permanente. Nous jouissont de tous nos sens, tour à tour ils se relaient et se mélangent pour notre recherche de plaisirs. Mais comme dans la réalité, rien ne dure, comme tout est éphémère, comme chaque satisfaction fait place à l'insatisfaction, nous préférons renforcer le monde de nos désirs et donner le meilleur rôle à leurs satisfactions. Quelle lumière recherchons nous? Quelle obscurité couvre notre claire vision ? Contemplons le monde et ses souffrances, contemplons les choses telles qu'elles sont !

L'illusion provient principalement de la méconnaissance de ce qui caractérise le monde (ainsi que les autres mondes que nous ne pouvons voir) : L'insatisfaction, le non-contrôle, le changement. Objet, contact, sensation, plaisir, attachement, désir, ... L'attachement aux phénomènes nous entraînent dans la convoitise, la convoitise est insatiable. L'ignorance se forme par les voiles de l'habitude, du conditionnement, de l'auto-aveuglement, des croyances, des opinions. Alors provient le conflit, la division, le rejet, le dénigrement, la souffrance et la peine, dont tous nous sommes sujets. L'illusion produit sa propre énergie qui se manifeste dans les comportements et la façon de penser.

La vie a pris place dans la "loi naturelle". Cette loi nous impose des règles. L'arbre produit le fruit, le fruit produit la graine, la graine produit l'arbre. Si le terrain est favorable, si la graine rencontre la pluie, si la jeune pousse ne se fait pas dévorer, si le soleil la mène jusqu'à maturité, l'arbre existera. Une graine qui provient d'un fruit amer donnera un arbre aux fruits amers; une graine qui provient d'un fruit sucré donnera un arbre aux fruits sucrés. Une pensée impure produit une action néfaste ; une pensée pure produit une action bénéfique. Un acte produit avec un coeur impur amène un résultat malheureux ; un acte produit avec un coeur pur amène un résultat heureux. S'accorder avec cette loi permet l'harmonie et la paix. Comprendre cette loi intérieurement et extérieurement est le chemin qui mène aux justes éléments de réalisation. 

Les humains vivent dans la misère, ils connaissent tous, si ce n'est la souffrance, l'ignorance, et si ce n'est la maladie, la veillesse, la décrépitude et la mort. Tous ont le même désir de vivre, d'expérimenter, de connaître le bonheur, de construire une vie. Cette vie sera brisée, c'est le destin que nous partageons. Puis notre dernier état d'esprit conditionnera la prochaine existence, dans le cycle infini de vie, une autre prendra forme, sans que nous soyons conscient de se qui se déroule. Nous aurons perdu à jamais nos expériences, notre savoir, notre bonheur. Et la conscience prendra de nouveau naissance dans l'illusion. Tant d'ignorance perdure à travers le monde ! Tant d'illusions se forment continuellement, tant d'aveuglements sont entretenues !

Le Dhamma, et la vérité ultime du nibbana, révélés par Bouddha, sont nos uniques trésors. Par ses propres moyens, le Bienheureux découvrit le batisseur de la maison, il détruisit toute convoitise. Par sa parfaite compréhension des causes et des conséquences, il se libéra de la misère du cycle des renaissance. Par le soleil des parami, la maturité des actes nobles, il parvint à la cessation de toutes causes et de toutes conséquences, la paix suprême, et enseigna le sentier qui y mène. Bouddha exista, le nibbana existe, la voie droite à été proclammée. Partageons cette sagesse, oeuvrons par nous-mêmes à l'atteindre. Partageons l'amour et la compassion du Dhamma, partageons ne serait-ce qu'un instant, l'amour et la compassion pour tous les êtres sensibles. Puissions-nous nous débarrasser de la poussière qui nous couvre nos yeux, puissions-nous entendre le dhamma qui libère l'esprit de ses imputetés, puissions-nous tous connaître la paix et le véritable bonheur. Partageons la science de la réalité, l'amour du Dhamma. 

SADDHA, VIRIYA, PARIYATTI, KUSALA, METTA. 

(Foi, effort, compréhension, actes bénéfiques, amour !)

 

 

 

 

 

 

 

par Langlais Pierre publié dans : dhammapiti
Dimanche 19 février 2006

 

 

Bouddhiste ou pas Bouddhiste...

Le terme "Bouddhiste" peut amener des confusions. Il fait référence à une religion, à un système de pensées, à des idéaux, et parfois à des rituels. Il ne s'agit pas de s'enfermer dans un terme, ni dans une croyance. Le radeau sera abandonné lorsqu'il aura servit à traverser la rive. Le "bouddhiste" ne peut prétendre seul à la vérité.

Toutes les religions ont le droit d'être pratiquées dans la dignité, chacun peut, par son coeur, se relier à sa croyance, à Dieu et dans le meilleur des cas à tous les êtres. Le mot  "religion" vient de "relier", dans l'acceptation de toute différence, elle devrait être pratiquée. Ceux qui prennent leur "religion" comme unique moyen d'accès à la vérité, à Dieu, ou à la pureté du coeur, sont eux-mêmes prisonniers de leur croyance. Les croyants ne peuvent en aucun cas condammer ceux qu'ils considèrent comme "ignorants" ou "impurs", sans être dans un jugement partial, et s'ils possèdent un peu de sagesse ils doivent savoir que la tolérance, le pardon et la compassion sont les clés du progès spirituel.   

Cependant la science de Bouddha n'à rien d'un dogme, sa parole ne sert qu'à un but, la Libération totale face aux fléaux qui sont inhérents à la condition humaine : souffrance, ignorance, désir. Il ne s'agit même plus d'utilité, mais d'élan vital né de la compréhension, d'envol de l'être et de son esprit vers la subtile légèreté, jusqu'à la vérité faîte, la dissolution de son "moi". Nous pouvons trouver le bonheur dans l'acceptation et la réalisation, dans le partage et la concrétisation, équanime face à l'existence des trois caractéristiques : impermanence, insatisfaction et non-soi. Cela est possible, grâce à la vérité de l'arrêt, de la cessation de ces phénomènes et de ceux qui nous ont constitué, les perceptions et les sensations, c'est à dire le nibbana. Ainsi libre de "soi", nous sommes reliés à tous, par la seule réalité des phénomènes.  

 

 

par Langlais Pierre publié dans : dhammapiti
Vendredi 17 février 2006

 

Ce n'est pas en regardant les étoiles qu'on atteint l'illumination. La seule lecture ou étude des textes ne permet pas de l'obtenir, pas plus que la réflexion ou le désir de la voir se produire dans son esprit. Certaines conditions ou préalables sont nécessaires pour cela. En pali on parle des bojjhhangas, les facteurs d'illumination ; il y en a sept.

Le mot bojjhangas se compose de bodhi qui veut dire "illumination" ou "personne illuminée" et de anga, "facteur causal". On peut donc traduire ce terme par "facteur causal présent chez l'être illuminé" ou "cause pour l'illumination". Il y a une autre sens au mot bojjhanga qui se base sur une interprétation de ces racines palies. La signification alternative du mot "bodhi" est "la connaissance qui comprend ou voit les Quatre Nobles Vérités" : la vérité de la souffrance universelle ou insatisfaction ; la vérité du désir, cause de la souffrance et de l'insatisfaction ; la vérité selon laquelle il est possible de mettre fin à la souffrance, et la vérité du chemin qui mène à la fin de cette souffrance, soit le Noble Octuple Sentier. La signification alternative du mot "anga" est  "partie" ou "portion". La deuxième signification de bojjhanga est donc "la partie spécifique de la connaissance qui voit les Quatre Noble Vérités".

Tous les méditants vipassanâ en arrivent à comprendre les Quatre Nobles Vérités dans une certaine mesure mais la véritable compréhension de ces vérités suppose un moment de conscience particulier, profondément transformant, que l'on appelle la conscience du chemin. C'est un des stades les plus avancés de la pratique vipassanâ. Cette conscience inclut l'expérience de nibbâna. Le yogi qui en a fait l'expérience comprend en profondeur les Quatre Nobles Vérités et peut donc être considéré comme quelqu'un qui possède les bojjhangas. Une telle personne est dite noble. En ce sens, les bojjhangas ou facteurs d'illumination peuvent également être vus comme les qualités ou caractéristiques d'un être noble. On parle parfois des sambojjhangas, le préfixe sam voulant dire complet, parfait, correct ou vrai. Le préfixe n'apporte pas de modification très importante à la signification du mot mais il l'intensifie et lui donne de l'éclat.

Les sept facteurs d'illumination, autrement dit les sept qualités d'une personne noble sont : l'attention, l'investigation, l'effort, la joie, le calme, la concentration et l'équanimité. En pali sati, dhamma-vicaya, viriya, pîti, passadhi, samâdhi, upekkhâ. Ces sept facteurs sont présents tout au long du cheminement vipassanâ. Du point de vue des stades de progression, nous pouvons dire que ces sept facteurs d'illumination ne commencent à être clairement discernables qu'au stade de connaissance des apparitions et disparitions des phénomènes. Comment faire pour développer ces facteurs en soi? Par la pratique de la méditation satipatthâna. La Bouddha a dit : "Oh ! Bhikkhus, en pratiquant sans interruption et avec constance les quatres fondements de l'attention, on développe automatiquement et jusqu'à maturité les sept types de bojjhangas."

 

Sayadaw U Pandita - DANS CETTE VIE MÊME.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Langlais Pierre publié dans : Extraits de livres
Samedi 11 février 2006

L’homme est un animal curieux. Il cherche à comprendre les phénomènes grâce à ses sens. L’homme conçoit ce qu’il perçoit, analyse et regroupe les informations selon ses connaissances pour élaborer « la réalité ». Pour appréhender ce qui compose son monde, la vision extérieure prime sur la vision intérieure, ce qui est déjà un premier déséquilibre. Ce qui est perçu, avec la reconnaissance et l’interprétation devient « sa réalité », une création mentale. Celle-ci est relative aux capacités même dont dispose les êtres humains pour la concevoir. Le « réel » prend bien des formes selon l’individu.

Une simple fleur sera « belle » pour l’un, « bonne à manger » pour un second, ou « insignifiante » pour le dernier. Qui a raison ?Ce que nous percevons n’est ni la référence, ni l’unique façon de voir la réalité. La réalité, relative, est non seulement différente pour chaque humain, mais elle varie selon chaque être vivant.

Il existe cependant une réalité « absolue » qui elle, contient tous les phénomènes, du microcosmique au macrocosmique, elle fixe les règles de la vie, elle englobe la réalité « relative » avec ses interprétations, ses interférences, ses limitations.

         Quelle est la réalité que l’homme perçoit avec ses yeux ? Le monde environnant et ses phénomènes. Prenons un premier exemple de limitation dans cet environnement en comparant la vision humaine avec la perception d’un oiseau. Un oiseau peut percevoir des phénomènes qui sont beaucoup plus rapide. Il peut voir des choses qui sont invisibles pour l’homme. L’oiseau a donc accès à une réalité qui n’est pas disponible pour l’homme.

De même, pour l’odorat, l’homme n’est pas le champion. Le chien à une palette d’odeurs beaucoup plus importante. Et encore, impossible à l’homme de percevoir les ultrasons, ou de connaître les sensations du dauphin, autant de réalités qui ne sont pas percevables naturellement par l’homme.

Outre leurs cinq sens, les humains, ont une sixième faculté, l’activité mentale.

         L’activité mentale croît rapidement. Elle se développe durant une bonne partie de l’existence. Elle permet d’aborder le monde extérieur, ainsi que le monde intérieur, la connaissance de sa propre existence. Les créations que développe l’activité mentale sont un composant de l’univers, mais n’ont rien de permanentes. Elles apparaîssent et disparaîssent à chaque instant, sans cesse. Lors de la mort, elles donnent lieu au prochain moment de vie. Les seuls échos des formations mentales sont les actes qui en découlent et leurs répercussions. Ils sont conditionnant (sankhara), et façonneurs du «  réel ».

 

 

         Bouddha explique dans la coproduction conditionné, que la conscience prend racine dans l’ignorance. Quelle est cette ignorance ? La conscience est dans l’illusion de la durée des phénomènes, dans l’illusion qu’il y aurait une permanence. Alors le mental est également dans l’illusion, et pense qu’il existe réellement, de lui-même. Ceci est anatta, le sans essence, son ignorance est source de tous les conflits, de toutes les divisions. Les hommes cherchent toujours plus loin, tourné vers l’extérieur, une solution à leur malheur ou leur peine. Certains savent pourtant que bonheur et malheur viennent uniquement de l’intérieur de l’être.

 

         Les humains souffrent, de part le fait d’avoir un corps sensible, et de part le fait de l’ignorance première de la caractéristique des phénomènes, de l’impermanence de ceux-ci (anicca). Pour contre balancer la souffrance physique et mentale, nous cherchons à camoufler l’insatisfaction par la recherche et la mise en place de plaisirs, qui doivent être variés et renouvelés sans cesse. Tout les sens sont sources de plaisir et de jouissance, de désir et d’attachement. Il y a attachement au corps, à tout ce qui est vu, entendu, goûté, touché, senti. Ces perceptions amènent l’attachement aux sensations qui s’y rattachent, et l’attachement aux réactions que créent les sensations. Il y a attachement aux idées, attachement à l’image de notre « moi », puis aux objets qui deviennent « mon », « ma », et « mes ».

 

Cet attachement immense crée irrémédiablement dukkha (peine, douleur, insatisfaction, souffrance, stress, manque, lamentation, …) Il faut beaucoup d’énergie pour se détourner de la souffrance, pour la recouvrir temporairement d’un voile, puis d’un autre et d’un autre encore. Ils sont non seulement de plus en plus génant, mais n'ont en plus aucune utilité à long terme : Ils s’envoleront et laisseront apparaître la vérité nue, la vérité du corps, de la vieillesse, de la maladie et de la mort. Puis la vérité de l’esprit, impermanent et soluble, et la vérité du samsara, le cycle de vies.

 

Bouddha offre à tous le remède contre cette souffrance universelle.

 

Il offre le dhamma, la réalité de la nature, de l’action et des fruits de cette action, la vérité des phénomènes (changeant, sans-soi, insatisfaisants), la compréhension de ceux-ci par notre propre expérience et sagesse, grâce au mental purifié.

 Dès que l’esprit reconnaît un phénomène et qu’il le met dans une catégorie d’appréciation, commence la machinerie des formations mentales nuisibles. L’esprit corrompu par le désir s’aveugle lui-même. Il ne peut plus fonctionner correctement, il ne cesse de réagir, d’enclencher des réactions, des pensées et des actions physiques en conséquence. Est-il capable de rester dans le présent sans se projeter ailleurs ? Peut-il percevoir la réalité lors de ces processus ? Elle est forcément tronquée. L’être qui recherche la délivrance devra corriger son mental. L’être qui souhaite la libération totale doit filtrer les impuretés et s’en débarrasser. Ainsi il peut accéder à la cessation de tous les phénomènes, dans la paix du nibbana, à la totale purification et à la vie sainte. Mieux que tous sons, toutes mélodies, ou musique divine, le silence.

 

 

Voilà pourquoi les cinq agrégats d’attachements sont dukkha.

Voilà pourquoi l’esprit contrôle tout le reste, étant le « précurseur de toutes les choses ». Il est celui qu’il faut purifier, grâce à l’observation directe de la réalité. L’exercice de déconditionnement par l’attention et la concentration soutenues, l'observation neutre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

METTA

 

 

 

 

 

par Langlais Pierre publié dans : dhammapiti
Jeudi 9 février 2006

J’ai la chance d’avoir près de moi une personne qui est très proche du dhamma. Lui-même vit en relatif accord avec la nature, il est à son écoute, il s’exprime selon ses nécessités. Il vit selon ce qui est juste, agit selon ce qui est juste. Son éthique est celle de la responsabilité des actes dans son environnement, sa pratique celle des rapports humains francs.

Par contre, pour le Bouddhisme, il n’y entend rien.

 

 

 

Comme tous, il a ses créations mentales, et ses humeurs. Mais naturellement il connait, et prêche la valeur du présent. Souvent pour savoir, il observe simplement, évitant l'excès du mental. Il explique, donne toujours des exemples facilement compréhensibles. Il étonne, il remarque, cherche aussi à se perfectionner. Son attachement ? Le geste parfait.

 

 

 

            Le dhamma, la loi naturelle, il connaît une bonne partie de ses cycles. Il plante les graines dans le meilleur terrain. Il reconnaît les signes précurseurs de maladies. Les récoltes dépendent de lui, du soleil et de l’eau. Ses légumes, sans impureté, seront bénéfiques à tous ceux qui les consommeront. Il en est de même pour lui, évitant les tempêtes nuisibles, il suis la logique et le pragmatisme, il s'exerce dans toutes les sections, à donner le meilleur, pour bien faire. Le terrain préparé est vecteur de la réussite, il accueillera la plante placée au bon endroit, la culture dans les cycles, et le secret de la vie n'est pas caché. Et le fruit de l’arbre, sucré et délicieux, est le résultat du kamma. Lui, l’homme qui façonne, c’est le jardinier.       

par Langlais Pierre publié dans : dhammapiti
Dimanche 5 février 2006

 

Dhamma’s friends.

 

 

 

For some, Buddha’s Teachings can seem to be far from the present. For some, it can appear that it is not compatible for the non-Asian cultures.

 

Nothing of all that is true. Because what Buddha taught is nothing else but the truth of pain, and the end of the suffering.

 

Whatever the pain or the sorrow that touches people, it is not limited to a culture, a race, or on a social standing. The suffering touches everyone in the same way, and the pain that each person feels reflects around it, among his family and its close relations.

 

Buddha’s Teachings aims at putting a final term at the suffering.

 

In reality, like it treats a universal disease, this is a universal teaching.

 

It was 2500 years ago, it is today and it will tomorrow. From our birth, the conscience took root in ignorance. The word of Buddha is the single means of freeing from our ignorance. Buddha said we can live one year, or ten years, or maybe more, without physical disease. But never in our life of human, we are free from mental diseases (except arahant).  

 

These mental diseases are impurities, they are called defilements of the mind. Which are they? Buddha’s answer in Vatthupama-Sutta :

 

 

 

 "And what, monks, are the defilements of the mind? Covetousness and unrighteous greed are a defilement of the mind ; ill will is a defilement of the mind ; anger is a defilement of the mind ; hostility is a defilement of the mind ; denigration is a defilement of the mind ; domineering is a defilement of the mind ; envy is a defilement of the mind ; jealousy is a defilement of the mind ; hypocrisy is a defilement of the mind ; fraud is a defilement of the mind ; obstinacy is a defilement of the mind ; presumption is a defilement of the mind ; conceit is a defilement of the mind ; arrogance is a defilement of the mind ; vanity is a defilement of the mind ; negligence is a defilement of the mind. ”

 

Buddha’s Teaching is Dhamma. Dhamma means truth, reality, law of the nature, things …It concerns everyone.

 

Whoever recognizes in him the truth of the dhamma, understand what Buddha taught. Everything that he taught is related to the total and perfect liberation. He told people the way, he said to people that only themselves can go on this path.

 

By virtue, by concentration and attention, and by wisdom, anybody that follows the natural discipline can know peace and harmony, can plant seeds of the good deeds, and get complete freedom from the conditioning, and freedom from anger, desire, and illusion.

 

May all beings be free from sorrow, may all have happiness, may all know dhamma.

 

 

 

 

 

One link:

 

http://www.accesstoinsight.org/ptf/dhamma/index.html

 

 

 

 

 

 

par Langlais Pierre publié dans : English pages
Jeudi 2 février 2006

 

 

 

 

 

 

 

Pratiquer la méditation en solitaire n’est pas une chose facile, cela est même ardu.

Trouver un peu de temps le matin avant de partir travailler, parfois après le déjeuner de midi, si on trouve le lieu qui convient, et le soir, si la télé est éteinte et que la fatigue ne pointe pas…Au total, même pas une heure…

Avoir la motivation nécessaire, le courage ainsi que la foi en cet exercice…ce n’est pas évident.

L’avantage est que, dans notre ignorance, l’on peut pratiquer ce que l’on souhaite.

On peut faire des expériences, multiples et colorés, jusqu’à ce que, saturé, l’on se rende compte que tout cela est insatisfaisant. On perd son temps.

Etre son propre instructeur. Oui, mais… Il y a des limites.

Qui aujourd’hui, ayant grandit dans une société moderne (matérielle), vivant dans un environnement non propice à l’écoute interne, entouré d’habitudes au développement des impuretés, aura la force nécessaire pour méditer seul, et assez longtemps pour se défaire lui-même de ses attachements ?

Certains en sont capables, peut être très peu, mais encore faut-il qu’ils connaissent la méthode correctement et l’applique assez longtemps.

Car il est bien dit que les bénéfices s’acquièrent en pratiquant sur une longue période, sans interruption.

  

 

Les avantages d’avoir un instructeur qualifié sont nombreux.

L’instructeur nous apprend la procédure, la technique, il corrige nos défauts, que ce soit au niveau de la posture, ou de la façon de faire (par exemple lors d’un changement de posture d’assis à debout il se peut que nous allions trop vite), il répond à nos interrogations, il nous suit et nous soutient. (Jusqu’à nibbana, qu’il soit avec nous ou non, il nous aura orienté).

Et porté par le groupe, l’énergie du groupe, nous avançons. Il ne faut pas renoncer à l’idée de rejoindre un cours, de faire une retraite, d’apprendre convenablement, dans un mois, un an, dix ans…

 

 

Il se pose, à la base, le problème du processus des sankhara et de sa relation au mental.

Nous pouvons dire qu’il existe dans notre mental, une partie qui, s’étant développée au fil des années, est une construction étrangère et nuisible.

C’est une construction qui, insidieusement, s’est infiltrée et a pris une bonne place dans la façon que nous avons de percevoir, dans les processus mentaux, dans la fabrication de la personnalité. Cette partie recouvre de nombreux voiles la réalité nue de notre esprit. Cet élément fait que nous réagissons, que nous sommes sensibles à tel phénomène, que nous croyons avoir un ego et qu’il faille en plus en prendre soin et lui céder ce qu’il réclame, voir lui obéir.

 Donc, il y a réaction dès que se produit tel ou tel stimulus, il y a énervement, colère, égoïsme, stress, angoisse, peur, aversion, désir, intention, volonté ou ignorance.

Si, au fond de nous, nous sommes intéressés par telle sagesse, ou telle spiritualité, c’est pour contre balancer la possession injuste de cette partie de notre esprit.

Si, une partie de nous sait, que le dhamma est la voie qui nous conduira à l’éveil, ou du moins au déconditionnement (à la purification de notre mental), il faut absolument conserver cette intuition de sagesse. Nous devons graduellement, nous conditionner pour être prés à abandonner ce qui nous fait souffrir, c’est incroyable mais c’est ainsi.

Car nous produisons des sankhara, nous ne cessons d’en produire, c’est un fait à n’en pas douter. Et le mental, habile habilleur de voiles, veut continuer son rôle, aussi néfaste soit-il. Donc, concrètement, il va nous empêcher de pratiquer trop sérieusement la médiation, ou de nous entraîner à voir la réalité telle qu’elle est.   

Il va, au départ, clairement s’opposer à toute pratique le mettant en danger.

Si nous pratiquons 5, ou 10, ou même 30 minutes seul (chose que je n’ai jamais faîte avant d’avoir appris à le faire), l’esprit, de toute façon non entraîné, va faire stopper les opérations. « 15 mn, c’est pas mal, je suis calme, pas besoin de plus » ; « 30 minutes, c’est très bien comme ça, ça suffit là ». D’autre part il est possible que, l’esprit d’une personne « moderne », contemporaine, entouré de tant de stimulus, habitué à réagir pour les mêmes choses, conditionné par son flot mental incessant, et souvent freiné par un ou plusieurs des 5 empêchements (les plaisirs sensuels, l’aversion, l’excitation, la torpeur, les doutes), ne pourra mettre en route par lui-même le processus d’observation de soi, car son mental ne reconnaîtra pas cette « opération », et la déconnecte immédiatement de son rôle libérateur.

Par exemple, lorsque vous commencez à méditer, vous fermez les yeux, et le mental qui ne connaît que cela, pense que c’est pour dormir, et enclenche le processus, vous vous sentez fatigué.  

Cependant il y a beaucoup de choses que l’on peut faire soi-même.

Le fait que je ne sois pas arrivé à m’isoler assez, et à pratiquer assez pour mettre en place l’entraînement par moi-même, ne veut pas dire que vous ne pouvez pas y arriver.

 

 

Deux processus existent avec les sankhara (formations mentales, états conditionnés et conditionnant), la multiplication ou l’éradication. Mettre en place cette élimination demande du temps, pour nous qui avons participé à notre propre conditionnement (en nous réjouissant par exemple de la société de consommation), et nécessite que nous faisions appel :

-         à notre sagesse reçue ;

-         à notre sagesse intellectuelle ;

-         à une pratique dé-conditionnante de nos croyances.

(dont la principale est la croyance en un moi existant en soi)

Pour la première, la sagesse reçue, il s’agit de mettre en œuvre et de développer les facteurs d’éveil suivant : L’effort ou l’énergie, la joie ou transport joyeux, et le relâchement ou tranquillité ;  

Pour la sagesse intellectuelle, il s’agit du facteur d’éveil suivant : L’investigation du dhamma (recherche, étude, réflexion, compréhension, comparaison, recueil d’informations en des sources totalement viables , …) ;     

Pour la pratique dé-conditionnante (en réalité Panna), il faut s’entraîner à : L’attention juste ou vigilance remémoratrice, la concentration juste ou composition, et l’équanimité ou le fait de rester serein face aux vicissitudes de la vie. C'est-à-dire qu’il faut se préparer, dans notre vie de tous les jours à observer la réalité telle qu’elle se présente. Ce n’est pas facile, mais ce n’est pas impossible !

Petit à petit nous pouvons trouver la juste manière de faire, en utilisant notre intuition, en méditant et réfléchissant sur le dhamma et ses subtilités, en étant sûr de la méthode à suivre, en développant les facultés (les facteurs d’éveil), en restant vigilant sans n’oublier aucun paramètre, et sûrement en ayant fait des erreurs et les avoir surmonté.

Jusqu’au jour où nous pouvons enfin rencontrer un instructeur qualifié capable de nous enseigner, et un groupe de yogis capables de nous lancer, de nous porter dans la pratique du satipatthana grâce à son énergie.

Vipassana c’est être conscient de chaque geste, pensée, intention. Vipassana c’est la lenteur extrême ce qui permet la précision de l’observation.

Vipassana c’est rentrer si profondément dans la réalité, que le temps et les phénomènes s’étirent pour mieux se rendre connaissables. C’est disséquer la réalité, retirer avec la pince de notre esprit nos croyances et nos illusions si naturelles.

Ainsi la vision pénétrante se développe et amène le yogi à panna et à nibbana.

Qu’est ce que Panna ? C’est :

-         les vues justes (compréhension juste)

-         et les décisions justes (pensées justes).

Ici, maintenant, chaque jour, concrètement, un peu, un peu plus, beaucoup, et sans plus laisser de place à la négligence. Faire attention, faire attention, et toujours attention.

On peut dire ensuite que chaque occasion de la vie est propice à la pratique (de l’attention, de l’éthique, des facteurs d’éveil, de la compassion, du contrôle de soi, …)

Puissiez-vous tous atteindre le développement de satipatthana, puissiez-vous tous par la vision pénétrante, atteindre la libération, puissiez-vous tous connaître le véritable bonheur. 

 

 

 

METTA

 

 

 

 

 

 

 

par Langlais Pierre publié dans : Vipassana
 

Dhamma

 Bouddha enseigna la Loi naturelle,

visible par tous, compréhensible en profondeur par ceux qui développent leur discernement.

 

 

"Evitez les mauvaises actions ; faites le bien autour de vous ; purifirez votre esprit."

Tel est l'enseignement de tous les Bouddhas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Santal, tagara, lotus, jasmin, de tous ces parfums le parfum de l'éthique est de loin le meilleur."

 

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Dhammapada

 

 

"La voie droite est proclamée, suivez-la, ne vacillez pas; Que chacun s'encourage soi-même, et, par étapes, atteigne le nibbâna."

 

 

 

 

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