Dhammapiti                 "Dans la joie du Dhamma"

                                                                                                                                                                                                                     

                        L'enseignement originel du Bienheureux Gotama  

écoutez la parole de Bouddha: http://bouddhique.free.fr/ParoleduBouddha.MP3

 
Samedi 25 mars 2006

 

Le Bienheureux dit aux moines : "Il y a trois concentrations. Quelles sont ces trois concentrations? La concentration de la vacuité, la concentration du sans-signe, la concentration du sans-but. Que nomme-t-on concentration de la vacuité? Celle dans laquelle on considère la vacuité, on voit toutes les choses comme entièrement vides, c'est ce qu'on nomme concentration de la vacuité. Que nomme-t-on concentration du sans-signe? Celle dans laquelle on considère le sans-signe, on voit toutes les choses comme entièrement dépourvues d'apparences et invisibles, c'est ce qu'on nomme concentration du sans-signe. Que nomme-t-on concentration du sans-but? Celle dans laquelle on considère le sans-but, on voit toutes les choses comme entièrement indignes d'être visées et recherchées, c'est ce qu'on nomme concentration du sans-but. Le moine qui n'atteint pas ces trois concentrations demeure longtemps dans le monde des transmigrations, il ne peut s'éveiller de lui-même. C'est pourquoi, ô moines, cherchez les moyens qui vous permettrons d'acquérir ces trois concentrations; ainsi, ô moines, exercez-vous."

 

 

(Ekottara-âgama, édition de Taisho Issaikyô)

André Barreau -La voix du Bouddha

 

par Langlais Pierre publié dans : Extraits de livres
Jeudi 23 mars 2006

 


Ainsi ai-je entendu :

Une fois que le Tathâgatha, qui se trouvait au vihâra d'Anâthapindika dans le parc de Jeta à Sâvatthi, s'exprima ainsi : " La façon de surmonter tous les obstacles, ô bhikkhus, je vous l'enseignerai. Ecoutez cela, réfléchissez bien, je parlerai. " " Oui, Bhante ", répondirent ces bonzes.


Alors, le Tathâgatha parla ainsi :

"La destruction des obstacles, ô bhikkhus, je vous le dis, est pour celui qui sait et pour celui qui voit, non pour celui qui ne sait pas, ni pour celui qui ne voit pas. Et que doit savoir, ô bhikkhus, que doit voir celui qui détruit les obstacles ? La pensée sage et la pensée sans sagesse.

En celui qui pense sans sagesse, ô bhikkhus, des obstacles non apparus paraissent, et les obstacles déjà présents s'accroissent ; en celui qui pense sagement, ô bhikkhus, des obstacles non apparus ne paraissent pas, et les obstacles déjà présents décroissent.

Il y a, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par le discernement, il y a les obstacles qui doivent être vaincus par l'action appropriée, il y a les obstacles qui doivent être vaincus en les évitant, il y a les obstacles qui doivent être vaincus en les écartant ; il y a les obstacles qui doivent être vaincus par le développement mental.


Quels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par le discernement ?

Voici, ô bhikkhus, l'homme ordinaire et non instruit qui ne voit pas les nobles êtres, n'est pas instruit de la noble doctrine, ni entraîné dans la noble doctrine, qui ne voit pas les sages, n'est pas instruit de la doctrine des sages, ni entraîné dans la doctrine des sages ; il ne sait pas les choses qui doivent être pensées, il ne sait pas celles qui ne doivent pas être pensées. Alors ne sachant pas les choses qui doivent être pensées, celles qui ne doivent pas être pensées, il les pense, et celles qui doivent être pensées, il ne les pense pas.


Et quelles sont, ô bhikkhus, les choses qui ne doivent pas être pensées et auxquelles il pense ?

Si par la pensée de certaines choses, ô bhikkhus, l'obstacle du désir sensuel non apparu, paraît ; l'obstacle du désir sensuel déjà présent s'accroît ; l'obstacle de l'ignorance non apparu, paraît ; l'obstacle de l'ignorance déjà présent s'accroît ; l'obstacle du désir d'existence non apparu, paraît ; l'obstacle du désir d'existence déjà présent s'accroît ; ces choses qui ne doivent pas être pensées, il les pense.


Et quelles sont , ô bhikkhus, les choses qui doivent être pensées et auxquelles il ne pense pas ?

Si par la pensée de certaines choses, ô bhikkhus, l'obstacle du désir sensuel non apparu, ne paraît  pas ; l'obstacle du désir sensuel déjà présent décroît ; l'obstacle de l'ignorance non apparu, ne paraît pas ; l'obstacle de l'ignorance déjà présent décroît ; l'obstacle du désir d'existence non apparu, ne paraît pas ; l'obstacle du désir d'existence déjà présent décroît ; ces choses qui doivent être pensées, il ne les pense pas.

Ainsi, par le fait de penser aux choses qui ne doivent pas être pensées, et de ne pas penser aux choses qui doivent être pensées, des obstacles, non apparus, paraissent en lui, et les obstacles déjà présents, s'accroissent.

Ainsi, sans sagesse, il pense : " Ai-je existé dans le passé ? ", " N'ai-je pas existé dans le passé ", " Qu'ai-je été dans le passé ? ", " Comment ai-je été dans le passé ? ", " Qu'est-ce que, ayant été, j'ai été dans le passé ? ", " Serai-je dans le futur ? ", " Ne serai-je pas dans le futur ? ", " Que serai-je dans le futur ? ", " Comment serai-je dans le futur ? ", " Qu'est ce que, ayant été, je serai dans le futur ? ". Le présent, lui aussi, le rend perplexe sur lui-même : " Suis-je ? ", " Ne suis-je pas ? ", " Que suis-je ? ", " Comment suis-je ? ", " Cet être, d'où est-il venu, où ira-t-il ? ". Ainsi, pensant sans sagesse, l'une des six vues fausses surgira en lui : " J'ai une âme " ; cette vue fausse naît en lui, véridique et ferme. " Je n'ai pas d'âme " ; cette vue fausse naît en lui, véridique et ferme. " Par l'âme, je connais l'âme " ; cette vue fausse surgira en lui, véridique et ferme. " Par l'âme, je connais le non-âme " ; cette vue fausse surgira en lui, véridique et ferme. Ou encore, cette autre vue fausse surgit en lui : "  Cette âme qui est mienne, s'exprimant et ressentant, reçoit ici et là le résultat des bonnes et mauvaises actions, et cette même âme qui est mienne, permanente, fixe, éternelle, de nature immuable, demeure ainsi éternellement ".

Ceci, ô bhikkhus, est appelé spéculations, jungle d'opinions, déserts d'opinions, perversion d'opinions, agitation d'opinions et liens d'opinions. Lié par ces liens d'opinions, ô bhikkhus, l'homme ordinaire et non instruit n'est pas libéré de la naissance, de la vieillesse, de la mort, des chagrins, lamentations, souffrances, peines mentales, agonies ; il n'est pas libéré de la souffrance, je le dis.

Mais le sage, ô bhikkhus, le noble disciple qui voit les nobles êtres, est instruit de la noble doctrine et, est entraîné dans la noble doctrine, qui voit les sages, est instruit de la doctrine des sages, est entraîné dans la doctrine des sages, il sait les choses qui doivent être pensées et sait les choses qui ne doivent pas être pensées.

Alors sachant les choses qui doivent être pensées et sachant celles qui ne doivent pas être pensées, les choses qui ne doivent pas être pensées, il ne les pense pas et celles qui doivent être pensées, il les pense.


Et quelles sont, ô bhikkhus, les choses qui ne doivent pas être pensées et auxquelles il ne pense pas ?

Si par la pensée de certaines choses, ô bhikkhus, l'obstacle du désir sensuel non apparu, paraît ; l'obstacle du désir sensuel déjà présent s'accroît ; l'obstacle de l'ignorance non apparu, paraît ; l'obstacle de l'ignorance déjà présent s'accroît : l'obstacle du désir d'existence non apparu, paraît ; l'obstacle du désir d'existence déjà présent s'accroît ; ces choses qui ne doivent pas être pensées, il ne les pense pas.


Et quelles sont , ô bhikkhus, les choses qui doivent être pensées et auxquelles il pense ?

Si par la pensée de certaines choses, ô bhikkhus, l'obstacle du désir sensuel non apparu, ne paraît  pas ; l'obstacle du désir sensuel déjà présent décroît ; l'obstacle de l'ignorance non apparu, ne paraît pas ; l'obstacle de l'ignorance déjà présent décroît ; l'obstacle du désir d'existence non apparu, ne paraît pas ; l'obstacle du désir d'existence déjà présent décroît ; ces choses qui doivent être pensées, il les pense.

Ainsi, par le fait de ne pas penser aux choses qui ne doivent pas être pensées, et de penser aux choses qui doivent être pensées, les obstacles, non apparus, ne paraissent pas en lui, et les obstacles déjà présents, décroissent.

Ainsi, sagement il pense : " Ceci est dukkha " ; sagement il pense : " Ceci est la cause de dukkha " ; sagement il pense : " Ceci est la cessation de dukkha " ; sagement il pense : "  Ceci est le sentier qui mène à la cessation de dukkha ".

Pensant ainsi, trois liens se détachent de lui : l'illusion du moi, le doute, la croyance en l'efficacité des rites et des cérémonies. Tels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par le discernement.


Et quels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par le contrôle ?

Voici, ô bhikkhus, : un bhikkhu considérant les choses avec sagesse demeure gardant le contrôle de la faculté de vision. Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui demeure sans garder le contrôle de la faculté de vision, ces obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient.

Considérant les choses avec sagesse, il demeure gardant le contrôle de la faculté d'audition. Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui demeure sans garder le contrôle de la faculté de l'audition, des obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient, en celui qui demeure gardant le contrôle de la faculté de l'audition, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas.

Considérant les choses avec sagesse, il demeure gardant le contrôle de la faculté de l'odorat. Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui demeure sans garder le contrôle de l'odorat, des obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient, en celui qui demeure gardant le contrôle de la faculté d'odorat, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas.

Considérant les choses avec sagesse, il demeure gardant le contrôle de la faculté du goût. Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui demeure sans garder le contrôle de l'odorat, des obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient, en celui qui demeure gardant le contrôle de la faculté du goût, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas.

Considérant les choses avec sagesse, il demeure gardant le contrôle de la faculté du toucher. Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui demeure sans garder le contrôle de l'odorat, des obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient, en celui qui demeure gardant le contrôle de la faculté du toucher, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas.

Considérant les choses avec sagesse, il demeure gardant le contrôle de la faculté mentale. Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui demeure sans garder le contrôle de l'odorat, des obstacles oppressifs et brûlants apparaissent, en celui qui demeure gardant le contrôle de la faculté mentale, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas.

Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui demeure sans garder le contrôle de ses facultés, des obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient, en celui qui demeure gardant le contrôle de ses facultés, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas.

Tels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par le contrôle.


Et quels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par l'action appropriée ?

Voici, ô bhikkhus, un moine, considérant avec sagesse, se sert de sa robe seulement pour se protéger du froid, de la chaleur, des taons, des moustiques, du vent, du soleil, des serpents, seulement dans le but de recouvrir sa nudité.

Le considérant avec sagesse, il se sert de sa nourriture, non pour le plaisir, non pour l'exagération de la vigueur, non pour l'esthétique, non pour la beauté, mais seulement pour maintenir l'existence de ce corps, pour supprimer la souffrance, pour soutenir une noble vie, pensant : " Ainsi je mettrai fin à la souffrance ancienne, je ne produirai pas de nouvelles souffrances, et ainsi mon existence sera droite et heureuse "

Le considérant avec sagesse, il se sert de sa maison seulement pour se protéger du froid, de la chaleur, des contacts des taons, des moustiques, du vent, du soleil, des serpents, seulement pour éviter le danger des saisons, et pour se procurer un endroit propice à la méditation.

Les considérant avec raison, il se sert de tout ce qui constitue des remèdes à la maladie, seulement pour faire cesser les sensations de malaise, et dans le but de conserver sa santé.

Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui ne pratique pas les actions appropriées, des obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient, en celui qui pratique les actions appropriées, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas.

Tels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par les actions appropriées.


Et quels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par l'endurance ? Voici, ô bhikkhus, un bhikkhu considérant avec sagesse, supporte le froid, la chaleur, la faim, la soif, les contacts avec les taons, les moustiques, le vent, le soleil, les serpents ; les discours médisants et malveillants ; les sensations corporelles qui surviennent : douloureuses, perçantes, pénibles, amères, désagréables, déplaisantes, mortelles, il les supporte avec patience. Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui n'est pas endurant, des obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient, en celui qui est endurant, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas.

Tels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par l'endurance.


Et quels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus en les évitant ?

Voici, ô bhikkhus, un bhikkhu considérant avec sagesse, il évite l'éléphant furieux, il évite le cheval furieux, il évite le taureau furieux, il évite le chien furieux, le serpent, les souches d'arbres, les buissons piquants, les mares, les précipices, les bourbiers, les cloaques ; il évite de s'asseoir dans des sièges incorrects, de visiter de mauvais endroits, de se lier avec des amis indignes d'amitié, et tout ce que les sages avisés réprouveraient. Considérant avec sagesse tels sièges incorrects, tels mauvais endroits et tels mauvais amis , il les évite sagement.

Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui ne les évite pas, des obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient, en celui qui les évite, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas.

Tels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus en les écartants ?

Voici, ô bhikkhus, un bhikkhu considérant avec sagesse ; si une pensée sensuelle s'élève en lui il ne la tolère pas, il l'écarte, il la repousse, il y met un terme, il ne la fait pas naître ; si une pensée malveillante s'élève en lui il ne la tolère pas, il l'écarte, il la repousse, il y met un terme, il ne la fait pas naître ; si une pensée d'hostilité violente s'élève en lui il ne la tolère pas, il l'écarte, il la repousse, il y met un terme, il ne la fait pas naître ; toutes les choses néfastes qui s'élève en lui il ne les tolère pas, il les écarte, il les repousse, il y met un terme, il ne les fait pas naître.

Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui ne les écarte pas, des obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient, en celui qui les écarte, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas. Tels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus en les écartant.


Et quels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par le développement mental ?

Voici, ô bhikkhus, un bhikkhu considérant avec sagesse, il développe le facteur de l'illumination de l'attention, accompagné du détachement, de l'absence du désir, de la cessation, et conduisant à l'abandon.

Considérant avec sagesse, il développe le facteur de l'illumination de l'examen de la loi, accompagné du détachement, de l'absence de désir, de la cessation, et conduisant à l'abandon.

Considérant avec sagesse, il développe le facteur de l'illumination de l'énergie, accompagné du détachement, de l'absence de désir, de la cessation, et conduisant à l'abandon.

Considérant avec sagesse, il développe le facteur de l'illumination de la joie, accompagné du détachement, de l'absence de désir, de la cessation, et conduisant à l'abandon.

Considérant avec sagesse, il développe le facteur de l'illumination de la tranquillité, accompagné du détachement, de l'absence de désir, de la cessation, et conduisant à l'abandon.

Considérant avec sagesse, il développe le facteur de l'illumination de la concentration, accompagné du détachement, de l'absence de désir, de la cessation, et conduisant à l'abandon. Considérant avec sagesse, il développe le facteur de l'illumination de l'équanimité, accompagné du détachement, de l'absence de désir, de la cessation, et conduisant à l'abandon.

Alors, ô bhikkhus, qu'en celui qui ne pratique pas le développement mental, des obstacles oppressifs et brûlants apparaîtraient, en celui qui pratique le développement mental, ces obstacles oppressifs et brûlants n'apparaissent pas.

Tels sont, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par la pratique le développement mental.

Et si, ô bhikkhus, les obstacles qui doivent être vaincus par le discernement sont vaincus par le discernement, les obstacles qui doivent être vaincus par le contrôle sont vaincus par le contrôle, les obstacles qui doivent être vaincus par l'action appropriée sont vaincus par l'action appropriée, les obstacles qui doivent être vaincus par l'endurance sont vaincus par l'endurance, les obstacles qui doivent être vaincus en les écartant sont vaincus en les écartant, les obstacles qui doivent être vaincus en les évitant sont vaincus en les évitant et les obstacles qui doivent être vaincus par le développement mental sont vaincus par le développement mental, il est, ô bhikkhus, le bhikkhu qui demeure libéré de tout obstacle, il a détruit la soif du désir, il a dénoué les liens, et par la juste compréhension des fausses mesures, il a mis un terme à la souffrance."


Ainsi parla le Tathâgatha.

 

par Langlais Pierre publié dans : Sutta
Dimanche 19 mars 2006

 

  Ainsi ai-je entendu : Une fois, le Bienheureux séjournait parmi les Kôliyas, dans un bourg des Kôliyas nommé Kakkarapatta.

En ce temps-là, un jour, Dîghajânu des Kôliyas s'approcha de l'endroit où se trouvait le Bienheureux. S'étant approché, il lui rendit hommage, puis s'assit à l'écart sur un côté. S'étant assis à l'écart sur un côté, il dit : "Bienheureux, nous, en tant que laïcs, nous demeurons dans les plaisirs sensuels, nous vivons au milieu des problèmes de lits et d'enfants, nous utilisons le santal venant de Kâsi, nous portons des guirlandes et nous utilisons des parfums et des onguents, nous gagnons et dépensons l'or et l'argent. Pour nous qui sommes de telles gens, que le Bienheureux enseigne une doctrine par laquelle nous, laïcs, puissions atteindre le bien-être et le bonheur dans cette vie même et au-delà de cette vie présente."

 

Le Bienheureux dit : " Ô Vyagghapajja, il y a quatre facteurs utiles pour le bien-être et le bonheur d'un fils de famille, dans cette vie même. Quels sont-ils? L'acquisition de la vivacité ; l'acquisition de la prudence ; l'acquisition d'une bonne amitié et le maintien d'une vie équilibrée.

"Maintenant, ô Vyagghapajja, qu'est-ce que l'acquisition de la vivacité? Dans ce cas, dans ni'importe quelle activité par laquelle le fils de famille gagne sa vie, soit par du travail dans la rizière, soit par le commerce, soit par l'élevage des boeufs, soit par le tir à l'arc, soit comme un homme du roi, soit par des travaux manuels, le fils de famille est habile et il est infatigable, doué d'un esprit curieux et il est capable d'organiser et d'effectuer son travail. Cela est l'acquisition de la vivacité.

"Qu'est-ce , ô Vyagghapajja, que l'acquisition de la prudence? Dans ce cas, n'importe quelle richesse que le fils de famille gagne par son travail et sa ferveur, à la sueur de son front, cette richesse qu'il a gagnée par des moyens corrects qui est une richesse correcte est protégée par ce fils de famille avec prudence, avec surveillance et il pense : "Comment pourrais-je m'arranger de telle sorte que cette richesse ne me soit enlevée ni par les rois, ni par les voleurs, qu'elle ne soit pas détruite par le feu, qu'elle ne soit enlevée par l'eau, ni qu'elle ne tombe dans les mains de faux héritiers? " Cela est, ô Vyagghapajja, l'acquisition de la prudence.

"Qu'est-ce, ô Vyagghapajja, que l'acquisition d'une bonne amitié? Dans ce cas, dans n'importe quel village ou bourg où il demeure, le fils de famille fréquente les chefs de famille, ou des fils des chefs de famille, ou des jeunes gens, qui ont progressé dans les bons principes, ou des gens âgés qui ont progressé dans les bons principes, qui sont dans la confiance sereine, dans les vertus, dans la générosité et dans la sagesse, il leur parle, discute avec eux. Il suit l'exemple de ceux qui sont dans la confiance sereine, dans les vertus, dans la générosité et dans la sagesse. Cela est, ô Vyagghapajja, l'acquisition d'une bonne amitié.

"Qu'est-ce, ô Vyagghapajja, que le maintien d'une vie équilibrée? Dans ce cas, le fils de famille, en éprouvant des profits ou pertes de richesse, continue son métier tranquillement sans devenir trop exalté ni déprimé, mais il calcule : "Ainsi, mes revenus, perte déduite, resteront tels que mes dépenses ne les dépassent pas. " Tout comme, ô Vyagghapajja, un peseur ou son apprenti, qui, en portant sa balance, sait qu'elle descend à cause de telle quantité ou qu'elle monte à cause d'une telle quantité, de même, ô Vyagghapajja, le fils de famille, en éprouvant des profits ou pertes de richesse, continue son métier tranquillement sans devenir trop exalté ni déprimé, mais il calcule : "Ainsi, mes revenus, perte déduite, resteront tels que mes dépenses ne les dépassent pas. " Si un fils de famille, ô Vyagghapajja, ayant peu de revenus, vit d'une façon luxueuse, la rumeur parlera de lui :  " Ce fils de famille consomme sa richesse comme un amateur de figues." S'il gagne bien, mais vit mesquinement, alors la rumeur parlera de lui : "Ce fils de famille mourra comme un affamé." C'est pour cela, ô Vyagghapajja, que le fils de famille en éprouvant des profits ou pertes ne devient pas trop exalté ni déprimé, continue son métier tranquillement sans devenir trop exalté ni déprimé, mais il calcule : "Ainsi, mes revenus, perte déduite, resteront tels que mes dépenses ne les dépassent pas. " Cela est, ô Vyagghapajja, le maintien d'une vie équilibrée.

"Tels sont, ô Vyagghapajja, les quatre facteurs utiles pour le bien-être et pour le bonheur du fils de famille, dans cette vie même.

"En outre, il existe, ô Vyagghapajja, quatre chenaux par lesquels s'écoule la richesse déjà acquise correctement : le fils de famille se donne aux femmes ; il se donne à l'alcool ; il se donne aux jeux de hasard ; il a de mauvais amis, de mauvais compagnons, de mauvais intimes. C'est tout comme, ô Vyagghapajja, un grand réservoir qui a seulement quatre tuyaux d'arrivée d'eau et quatre tuyaux d'écoulement de l'eau : si un homme ferme les quatre tuyaux d'arrivée et s'il ne pleut pas, il y aura une diminution de l'eau, mais pas une augmentation. De même, ô Vyagghapajja, ces quatre chenaux sont ceux par lesquels s'écoule la richesse déjà acquise correctement.

"Il existe, ô Vyagghapajja, quatre chenaux par lesquels augmente la richesse déjà acquise correctement : le fils de famille ne se donne pas aux femmes ; il ne se donne pas à l'alcool ; il ne se donne pas aux jeux de hasard ; il a de bons amis, de bons compagnons, de bons intimes. C'est tout comme, ô Vyagghapajja, un grand réservoir qui a seulement quatre tuyaux d'arrivée d'eau et quatre tuyaux d'écoulement de l'eau : si un homme ferme les quatre tuyaux d'écoulement, même s'il ne pleut pas en temps voulu, il n'y aura pas une diminution de l'eau, mais une augmentation. De même, ô Vyagghapajja, ces quatre chenaux sont ceux par lesquels s'écoule la richesse déjà acquise correctement.

"Il y a, ô Vyagghapajja, quatre conditions qui amènent le bien-être du fils de famille, dans cette vie même et au-delà de cette vie présente. Quelles sont-elles? L'acquisition d'une confiance sereine ; l'acquisition de la vertu ; l'acquisition d'un caractère généreux ; l'acquisition de la sagesse.

"Qu'est-ce,  ô Vyagghapajja, que l'acquisition de la confiance sereine? Dans ce cas, le fils de famille a une confiance sereine dans le Tathâgata en se disant : Tel est le Bienheureux, l'Arahant, l'éveillé parfait, parfait en Savoir et parfait en Conduite, bien arrivé à son but sublime, connaisseur des mondes, incomparable guide des êtres qui doivent être guidés, instructeur des dieux et des êtres humains, l'éveillé, le Bienheureux." Cela est,  ô Vyagghapajja, l'acquisition de la confiance sereine.

"Qu'est-ce, ô Vyagghapajja, que l'acquisition de la vertu? Dans ce cas, le fils de famille s'abstient de tuer les êtres vivants ; il s'abstient de prendre les choses appartenant aux autres ; il s'abstient d'entretenir des relations sexuelles illicites ; il s'abstient de proférer des mensonges ; il s'abstient de boissons enivrantes qui causent l'enivrement et l'inattention. Cela est, ô Vyagghapajja, l'acquisition de la vertu.

"Qu'est-ce, ô Vyagghapajja, que l'acquisition d'un caractère généreux? Dans ce cas, le fils de famille mène sa vie de foyer avec une pensée purifiée des taches de l'avarice, avec une pensée généreuse. Il s'est adonné à la générosité, il n'a rien caché dans sa main, il s'occupe à donner, il est accessible aux mendiants, il s'occupe de l'organisation des dons. Cela est, ô Vyagghapajja, l'acquisition d'un caractère généreux.

"Qu'est-ce, ô Vyagghapajja, que l'acquisition de la sagesse? Dans ce cas, le fils de famille devient sage par la sagesse qui progresse et qui consiste en la noble sapience pénétrante qui est la voie vers la cessation de dukkha. Cela est, ô Vyagghapajja, l'acquisition de la sagesse.

"Tels sont, ô Vyagghapajja, les quatre facteurs utiles pour le bien-être et le bonheur du fils de famille, au delà de sa vie présente."

Ainsi parla le Bienheureux. Dîghajânu des Kôliyas, heureux, se réjouit des paroles du Bienheureux.

 

 

 

 

(Le Bouddha s'adresse à Dighajânu par le nom Vyagghapajja, un surnom de Dighajânu.)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

par Langlais Pierre publié dans : Sutta
Mercredi 15 mars 2006

 

 

Il y a cinq types de joie. La première est appelée "joie mineure". Au début de la pratique, le méditant qui a réussi à maintenir les empêchements à distance suffisamment longtemps, va peut-être commencer à ressentir des secousses, des frissons voluptueux; il aura parfois la chair de poule. Ce sont les premières manifestations de la joie.

Le deuxième type de joie est appelée "joie momentanée". Elle se manifeste brusquement, par à-coups et elle est plus intense que la joie mineure. Vient ensuite la "joie débordante". L'image classique est celle d'une personne assise au bord de la mer qui subitement verrait arriver vers elle une vague immense prête à l'engouffrer. Le yogi a la même sensation, il se sent soulevé du sol. Son coeur se met à battre, il est submergé et se demande ce qui lui arrive.

Le quatrième type de joie c'est la "joie exubérante ou transport joyeux". Vous vous sentez si léger que vous avez l'impression d'être assis à quelques centimètres au-dessus du sol. Vous avez l'impression de flotter ou de voler plutôt que de marcher sur le sol.

Le cinquième type de joie, la "joie envahissante", est la plus forte de toutes. Elle infiltre le corps tout entier jusque dans ses moindres pores. Si vous êtes en posture assise, vous vous sentez incroyablement à l'aise, vous n'avez aucune envie de vous lever; vous avez au contraire un très fort désir de poursuivre votre méditation sans bouger.

Les trois premiers types de joie sont appelés pâmojja, les joies légères. Mais piti, la forte joie, est un terme réservé aux deux derniers types. Les trois premiers sont les causes pour les deux derniers, ils préparent le terrain.

Selon le Bouddha, l'attention sage est la cause pour la joie comme c'était déjà le cas pour l'effort. C'est la seule. Il faudra être sagement attentif à fournir un effort tel que l'enthousiasme pour que le Bouddha, le Dhamma et le Sangha se manifestent.

 

Sayadaw U Pandita - DANS CETTE VIE MÊME

 

 

 

par Langlais Pierre publié dans : Extraits de livres
Mardi 14 mars 2006

 

Bouddha a dit : « l’Enseignement est semblable à un radeau qui est fait pour traverser, mais non pour s’y attacher. »

 

 

En gardant cette comparaison, le pratiquant au départ va découvrir le radeau et l’observer. Il rencontre la possibilité de se libérer et réfléchit à tout ce que cela implique. Il regarde le fleuve à traverser, il observe l’autre rive. Découvrir le radeau c’est rencontrer le dhamma, et la réalité qu’il expose. Il existe sur la voie de nombreux obstacles. Il y a les obstacles initiaux et les obstacles que l'on rencontre au cours de la pratique. Le doute, et les vues erronés sont des obstacles initiaux. Le fleuve est profond, la rive lointaine, le radeau incertain, telles sont les appréhensions initiales. Il faudra beaucoup de temps et des capacités spécifiques avant de traverser, il faut se préparer pour cela. La préparation, c’est sila, la moralité, l’éthique, la modération, le juste milieu. Ceci peut prendre plusieurs années, notamment lorsque le pratiquant est ancré dans les plaisirs sensuels, les drogues ou les croyances, mais avec une détermination soutenue et en avançant par étapes, les obstacles seront surmontées un à un. Une fois établi dans un comportement vertueux, le pratiquant se sent en sureté sur le radeau, celui-ci l’accueille sans souci. Vient ensuite le moment difficile où il faut entraîner son esprit à l’attention et à la concentration, c’est le moment de rester en équilibre sur le radeau. Il faut garder son esprit attentif et oublier les douleurs du corps, le mal de mer qui s’empare de lui. L’instant décisif où le pratiquant lâche les amarres et quitte la terre ferme, il est enfin maître de son esprit, il contrôle ses actions et ses pensées, samadhi. La traversée du fleuve commence réellement, et de nouveaux obstacles apparaissent. Il ne peut plus revenir en arrière, en ayant quitté les certitudes de la terre ferme, ses opinions habituelles, il doit naviguer avec de nouveaux repères, abandonner les attachements. Petit à petit le voyageur avance, il se sert de son esprit et de ses membres pour cheminer. Il voit et comprend le dhamma, ces caractéristiques, les éléments, il est entre les deux rives, il expérimente et il sait, c'est panna.

 

 

 

Le pratiquant doit utiliser toutes ses capacités pour traverser le fleuve, grâce aux facteurs d’éveil il pourra se détacher des liens et purifier totalement son esprit. L’autre rive est sûre et sans danger, en expérimentant nibbana, il gagne la paix de l’esprit. Ayant traversé il laisse le radeau, et poursuit sa route.

 

 

« De même, ô bhikkhus, j’ai enseigné une doctrine semblable à un radeau –elle est faite pour traverser et non pour la porter (lit. pour la saisir). Vous, ô bhikkhus, qui comprenez que l’enseignement est semblable à un radeau, vous devriez abandonner même les bonnes choses (dhamma), et combien plus encore les mauvaises (adhamma). »

 

 

 

par Langlais Pierre publié dans : dhammapiti
Mardi 7 mars 2006

 

"Longue est la nuit pour celui qui veille, longue est la lieue pour celui qui est las, longue cette errance (samsara) pour le fou qui ne connaît pas l'Excellent Dhamma.

Si, quand il va, il ne rencontre pas un compagnon qui lui soit supérieur ou égal, qu'il s'affermisse dans sa course solitaire. Il n'y a pas de compagnonnage avec un fou.

Si, seulement pour un moment, une personne intelligente s'associe à un sage, elle comprend rapidement le Dhamma comme la langue connaît la saveur de la soupe.

Cette action est bien faite quand, étant faite, on ne s'en repent pas après, et on mûrit son fruit avec joie et plaisir."
 


Dhammapada (V.60, 61, 65, 68 )


Mettâ

par Langlais Pierre publié dans : Sutta
Jeudi 2 mars 2006

 

QUESTIONS ET REPONSES  

 

 

                                      Avec Achaan Chaa de Wat Ba Pong.

 

Question : Faut-il pratiquer de longues séances de méditation assise ?

 

 

Réponse : Non. Il est inutile de méditer assis pendant de longues périodes. Certains pensent que plus longue sera la séance de méditation assise, plus grande sera la sagesse. Or, j’ai vu des poules rester assises dans leur nid pendant des jours entiers. La sagesse, c’est d’être attentif dans toutes les postures. La pratique commence dès que tu te lèves le matin, jusqu’au moment où tu vas te coucher. Ne t’occupe donc pas de tes performances. L’important est de rester attentif, que ce soit au travail, en méditation assise ou en train d’aller aux toilettes. Chacun a un rythme qui lui est propre. Certains d’entre vous mourront à cinquante ans, d’autres à soixante-cinq, et d’autres à quatre-vingt-dix. Vos pratiques n’ont pas à être identiques. Tu n’as pas à t’en préoccuper. Il faut laisser les choses suivre leur cours naturel. Ton esprit sera alors de plus en plus paisible dans tous les contextes, il deviendra transparent comme une mare limpide dans la forêt. C’est alors que toutes sortes d’animaux magnifiques et rares viendront s’y abreuver. Tu verras alors clairement la nature de toutes choses. Tu verras des choses merveilleuses et étranges survenir et disparaître. Et tu seras en paix. Les problèmes et difficultés te paraîtront immédiatement transparents. Tel est le bonheur promis par Bouddha.

 

 

 

 

 

 

 

Question : Quel est le principal problème auquel se heurtent vos nouveaux disciples ?

 

 

Réponse : Les idées avec lesquelles ils arrivent. Les  opinions et points de vue qu’ils entretiennent sur toutes choses. Sur eux-mêmes, sur la pratique, sur les enseignements du Bouddha. Nombreux sont ceux, parmi ceux qui viennent ici, qui occupent un rang élevé dans la société. Ce sont de riches marchands, des universitaires, des enseignants, de hauts fonctionnaires. Ils ont l’esprit empli d’opinions sur tout. Ils sont trop intelligents pour écouter les autres. C’est comme de l’eau dans un verre. Un verre rempli d’eau sale et croupie est inutile. Il ne peut redevenir utile qu’après avoir été vidé et empli à nouveau. Pour voir, il faut commencer par se vider l’esprit de toutes ces opinions. Notre pratique dépasse de loin l’intelligence et la bêtise. Si tu te dis, je suis quelqu’un de riche, d’intelligent, d’important, je comprends tout du bouddhisme, tu englobes toutes les vérités d’anatta, ou du non-soi. Tout ce que tu verras, c’est de l’ego, ce qui est moi, ce qui est à moi. Mais le bouddhisme consiste justement à renoncer à soi. Le vide, le néant, le nirvana.

 

 

 

 

Question : Des états mentaux négatifs tels que l’avarice ou la colère ne sont-ils qu’illusion ou sont-ils bien réels ?

 

 

Réponse : Les deux à la fois. Les états mentaux négatifs que nous appelons convoitise ou colère ne sont que des noms, des apparences, de même que nous pouvons dire d’un bol qu’il est grand, petit, beau, ou autre. Cela ne correspond pas à la réalité. C’est un concept que nous créons à partir de notre désir. Si nous avons envie d’un plus grand bol, nous disons que le nôtre est petit. C’est l’envie qui nous pousse à cette discrimination. La vérité n’est que ce qu’elle est. C’est ainsi que tu dois voir les choses. Es-tu un homme ? Tu peux répondre : oui. C’est l’apparence des choses. En réalité, tu es une combinaison d’éléments, ou un ensemble d’agrégats en évolution constante. L’esprit libre de discrimine pas : il n’y a pas de grand et de petit, de toi ni de moi. En réalité, il n’y a rien. Anatta, disons-nous, ou le non-soi. En réalité, il n’y a ni atta ni anatta.

 

 

 

 

 

Extrait de Dharma vivant de Jack Kornfield.

 

par Langlais Pierre publié dans : Extraits de livres
 

Dhamma

 Bouddha enseigna la Loi naturelle,

visible par tous, compréhensible en profondeur par ceux qui développent leur discernement.

 

 

"Evitez les mauvaises actions ; faites le bien autour de vous ; purifirez votre esprit."

Tel est l'enseignement de tous les Bouddhas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Santal, tagara, lotus, jasmin, de tous ces parfums le parfum de l'éthique est de loin le meilleur."

 

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Dhammapada

 

 

"La voie droite est proclamée, suivez-la, ne vacillez pas; Que chacun s'encourage soi-même, et, par étapes, atteigne le nibbâna."

 

 

 

 

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