Dhammapiti                 "Dans la joie du Dhamma"

                                                                                                                                                                                                                     

                        L'enseignement originel du Bienheureux Gotama  

écoutez la parole de Bouddha: http://bouddhique.free.fr/ParoleduBouddha.MP3

 
Jeudi 27 mars 2008

 




Comment le Dhamma nous enseigne-t-il le juste chemin ?

 


Il nous apprend comment vivre. Il a de nombreuses manières pour nous le montrer : dans les rochers, dans les arbres ou juste en face de nous. C’est un enseignement, mais sans mots. Calmez votre esprit, votre cœur et apprenez à regarder. Vous verrez alors le Dhamma dans son entier, à vous révélé, ici et maintenant. Où et quand pourriez-vous regarder, ailleurs qu’ici et maintenant ?

*

D’abord, vous comprenez le Dhamma avec votre pensée. Puis, si vous commencez à le comprendre, vous allez le pratiquer. Et si vous le pratiquez, vous commencerez à le voir : vous êtes le Dhamma et vous connaissez la joie du Bouddha.

*

Le Dhamma doit être trouvé en soi-même, dans son cœur, et voir ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas, ce qui est équilibré et ce qui ne l’est pas.

*


La seule magie qui soit réelle, c’est la magie du Dhamma. Toute autre forme de magie n’est qu’une illusion comme un jeu de carte truqué. Elle nous distrait du véritable jeu : notre relation à la vie humaine, à la vie, à la mort et à la liberté.

*

Tout est Dhamma pour qui sait rester dans la pleine conscience. Quand nous voyons des animaux qui tentent d’échapper au danger, nous voyons qu’ils sont comme nous. Ils fuient la souffrance pour courir vers le bonheur. Ils ont peur aussi. Ils craignent pour leur vie tout comme nous. Quand nous voyons avec le regard juste, nous voyons que les animaux et les humains ne sont pas différents. Nous sommes tous compagnons dans la naissance, le vieillissement, la maladie et la mort.

*


Le Dhamma, ce n’est pas quelque chose de lointain. Il est là, avec nous. Le Dhamma n’a rien à voir avec les anges dans le ciel ou n’importe quoi de ce genre. Il nous concerne, il concerne ce que nous faisons ici, en ce moment. Il suffit de vous observer vous-même. Parfois, il y a de la joie, et parfois il y a de l’insatisfaction. Par moment vous vous sentez bien, et d’autres où vous souffrez… c’est cela le Dhamma.

Pouvez-vous voir cela ? Pour connaître ce Dhamma, il vous suffit de lire vos expériences.

*

Le Bouddha nous a demandé de rester en contact avec le Dhamma, mais les gens sont en contact avec les mots, les livres et les écritures. Ce contact est une connaissance « à propos du » Dhamma ; ce n’est pas entrer en contact avec le Dhamma réel, tel qu’enseigné par notre Grand Maître. Comment les gens peuvent-ils prétendre qu’ils pratiquent bien et de manière juste, s’ils se contentent de pratiquer ainsi. Ils sont vraiment loin de la bonne pratique.

*


Lorsque vous écoutez le Dhamma, vous devez ouvrir votre cœur et vous positionner au centre de celui-ci. N’essayez pas d’accumuler tout ce que vous entendez ou de faire des efforts surhumains pour tout retenir dans votre mémoire. Laissez simplement le Dhamma couler dans votre cœur et resté en permanence ouvert à ce flot, dans le moment présent. Ce qui doit être retenu le sera et cela se produira selon à son propre rythme ; non grâce à un effort volontariste de votre part.

*


De même, lorsque vous exposez le Dhamma, vous ne devez rien forcer. Cela doit se produire de soi-même et couler spontanément du moment présent et des circonstances. Les gens ont différents niveaux de capacité réceptive, et quand vous êtes là, au même niveau, alors cela se produit, le Dhamma jailli. Le Bouddha avait la capacité de connaître le caractère de chacun et sa capacité de compréhension. Il utilisait toujours la même méthode d’enseignement spontané. Il ne possédait aucun don surnaturel, mais Il était simplement réceptif aux besoins spirituels des gens qui venaient à lui, et il enseignait en conséquence.






Ajahn Chah
extrait de “No Ajahn Chah”
traduction par isara

 http://isara.unblog.fr/2008/03/09/a-propos-du-dhamma-par-ajahn-chah/

 

 

 


par Langlais Pierre publié dans : Extraits de livres
Lundi 24 mars 2008










    J'ai réalisé un petit film de 25 mn sur la Birmanie et ses sites Bouddhiques, tels que la vallée de Bagan, Mandalay (le monastère Mahamuni, Kuthodaw, Inwa), et Yangon (la paya Shwedagon). Des versets du Dhammapada sont inclus dans la vidéo, ainsi qu'une petite interview du Bhikkhu U Sujata, responsable des yogis au centre de méditation Chanmyay Yeiktha à Yangon.


    Le tournage a eu lieu en Décembre 2006, le montage en mars 2008.


Ce film est téléchargeable grâce à un logiciel type "utorrent" ou équivalent.
Ensuite, vous aurez besoin d'un lecteur video tel que windows media player ou VCL media player pour le visionner.
Le film est assez lourd, si vous avez des suggestions pour le réduire (actuellement plus de 800 Mo). Merci à Ludovic Limon pour son aide technique.


Télécharger utorrent:


http://utorrent-torrent.softonic.fr/

Le film:

Visite au pays du Dhamma


Vous pouvez voir un extrait -le début du film:






Une autre façon de voir le film:







par Langlais Pierre publié dans : dhammapiti
Mardi 18 mars 2008






Juste aujourd’hui, accomplis ton devoir pleinement

 

 

Ce qui est passé, ne t’embête pas à le chercher,

Et ne désire pas ce qui n’est pas encore arrivé,

Les jours continuent de passer sans jamais revenir

Et les jours futurs n’arrivent jamais vraiment.

 

Celui qui voit clairement le présent se manifester

Brillamment et ouvertement dans toute sa vérité

Sans les secousses et tremblements habituels

Peut faire face aux choses telles qu’elles sont et avancer.

 

Alors ne repousse pas la réalisation de ton devoir aujourd’hui,

Car personne ne peut savoir quand la mort viendra,

Nous sommes incapables de retarder ni d’éviter

La mort et sa grande armée.





*


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Le devoir des humains

 

Le premier devoir des êtres humains

Est de réaliser la plus haute chose disponible pour nous

Avant de devenir des cadavres et des fantômes

Sans gaspiller l’opportunité de la naissance humaine.

 

Le deuxième devoir comme camarade humain

Est de s’entre-aider au plus haut niveau

Arrêter de se blesser, arrêter de se battre sur des débris

Rechercher la vraie amitié dans la naissance, le vieillissement et la mort.

 

Le troisième devoir en tant que citoyen du monde

Est d’aider à réprimer les tristesses du monde

Faisant de ce monde un endroit convenable pour vivre

Vraiment une merveilleuse et belle humanité.

 

 

Chacun d'entre nous a ces trois devoirs

A accomplir complètement

En faisant de son mieux vigoureusement avant de mourir

Alors on parvient à la gloire d’atteindre le plus haut potentiel humain.

 


*




Poèmes d'Achaan Buddhadasa traduit de l'Anglais

http://www.suanmokkh.org/verse/index.htm








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La vision intérieure par la méthode naturelle
Par Achaan Buddhadasa
(Extraits)





La concentration naturelle est généralement suffisante pour le développement de la vision intérieure, tandis que la concentration résultant d’une formation organisée est généralement excessive par rapport à l’utilisation envisagée.

De plus, il arrive que cet état extrêmement concentré génère chez le méditant un sentiment de très grande satisfaction. Un esprit pleinement concentré est susceptible de connaître un tel sentiment de bien-être que le méditant risque de s’y attacher, ou d’imaginer qu’il est l’aboutissement de la voie, le nirvana.

La concentration naturelle est suffisante pour pratiquer l’introspection et ne présente aucun des désavantages inhérents à la concentration poussée dérivée d’une pratique intensive.

 

Si nous y regardons de près, le fait même d’être soi n’a rien de drôle, au contraire, car essayer d’être quelqu’un est source de souffrance. Si l’on parvient à se détacher totalement de l’idée d’être soi, ou une image quelconque de soi, on ne souffre plus.

C’est pour cela qu’il est utile de concevoir l’inutilité d’être quoi que ce soit, et c’est la raison d’être de la formule selon laquelle être quelque chose, n’importe quoi, ne peut être qu’une source de souffrance liée à cette forme d’être particulière. S’il y a « soi », il y a forcément d’autres choses qui ne sont pas « soi » ni « à soi ». Ainsi, on a des enfants, une femme, un ceci, un cela. On a donc des devoirs en tant qu’époux, épouse, maître ou serviteur... Il n’y a aucun état d’être que l’on puisse conserver sans lutte. Les difficultés et les luttes liées à la conservation d’un état d’être ne sont que le résultat de notre obsession aveugle des choses, de l’attachement aux choses.

Puisque le Bouddha et ses disciples éveillés étaient parvenus à éradiquer totalement leurs états mentaux négatifs, responsables du désir d’être quelqu’un ou d’obtenir quelque chose, quelle est donc la force qui les motivait ? Ils étaient motivés par la discrimination, ou la sagesse associée à la bonne volonté (metta).

Les actions fondées sur les besoins corporels naturels, comme de recevoir et de manger de la nourriture, étaient elles-mêmes motivées par la discrimination. Ils étaient libres de tout état mental négatif, libres de tout désir de continuer à vivre pour devenir ceci ou cela ; mais ils étaient capables d’opérer la distinction entre ce qui vaut la peine et ce qui ne vaut pas la peine, et c’était là la force qui envoyait leur corps sur la route pour mendier la nourriture. S’ils en trouvaient, tant mieux. S’ils n’en trouvaient pas, tant pis.

Quand ils avaient la fièvre, ils savaient comment se soigner, et agissaient du mieux possible en fonction de leurs connaissances. Mais si la fièvre était insurmontable, ils savaient que la mort est naturelle et qu’au bout du compte, nous perdons la maîtrise de notre corps. Etre vivant ou mort ne signifiait rien pour eux, les deux étant de valeur égale. Ils étaient sans désirs.

Si l’on veut se libérer entièrement de la souffrance, c’est bien la meilleure attitude que l’on puisse adopter. Il n’y a pas besoin d’idée d’un « soi » qui serait maître du corps, seule la sagesse discriminante permet au corps de continuer à vivre par sa force naturelle.

C’est cette sagesse discriminante qui permet le déroulement naturel des processus corporels et mentaux et qui permet de les observer sans attachement et sans désirs.

 

Lorsque nous avons réussi à percevoir clairement que rien ne mérite d’être désiré, le détachement croit en proportion de notre vision intérieure. L’attachement a enfin commencé à régresser. C’est là un signe que notre esclavage a déjà duré si longtemps que l’idée de nous en libérer nous est enfin venue. Ce désenchantement et cette désillusion peuvent enfin se manifester lorsque nous sommes las de notre entêtement stupide à nous attacher aux choses. Nous voulons nous défaire de ces filets dans lesquels nous avons été retenus prisonniers. Ce processus de rupture ou de séparation des objets de l’attachement était appelé par le Bouddha « émancipation ». C’est une étape des plus importantes, un stade décisif vers la délivrance finale.

Une fois délivrés de nos attachements aux formes, aux sensations et aux idées, nous ne pouvons plus être esclaves du monde. Nous sommes purs, décontaminés de toutes les souillures que sont l’envie, la colère et l’erreur. Quitter l’esclavage pour jouir du goût merveilleux du monde sans désir, c’est réaliser notre pure condition naturelle. Cette pureté réelle donne alors naissance à un calme et une sérénité que rien ne peut plus troubler. La délivrance de l’oppression et de la turbulence était ce que Bouddha appelait simplement « la paix ». Le calme, la paix, une certaine manière de goûter au nirvana pendant notre vie.

Le Bouddha a défini le nirvana comme étant simplement la condition de la délivrance de notre esclavage, de nos tourments et de la souffrance, l’état qui résulte de la vision de la véritable nature des choses et nous permet de renoncer à tout attachement. Il est donc indispensable de cultiver la vision intérieure par un moyen ou par un autre.

L’une des méthodes consiste à faire en sorte que la vision intérieure se révèle à nous par elle-même, naturellement, en cultivant nuit et jour la joie dérivée de la pureté mentale, jusqu’à ce que les qualités décrites se manifestent progressivement.








 

Texte complet disponible ici : http://www.anussati.org/vivre/spip.php?article72

Ou dans le livre : Dharma vivant de Jack Kornfield








 

par Langlais Pierre publié dans : Extraits de livres
Mercredi 12 mars 2008

 

 

Le disciple s’accorde avec la voie,

 

Lorsqu’il est établi,

 

La parole, la pensée et l’action dans l’Octuple sentier.

 

Le cœur dans le triple refuge.

 

 

 

En paix sur le chemin,

 

Il n’en dévie plus,

 

Il ne fait qu’un avec les préceptes,

 

Protège et chérie sa vertu.

 

 

 

Lorsque chacun des pas,

 

En concordance avec le Dhamma,

 

Permet d’avancer sans s’attacher,

 

Ni aux émotions, ni aux épreuves, ni aux joies.

 

 

 

Assemblé dans un corps, un esprit, sans fondements

 

Dans un temps qui s’effrite, la mort attenante,

 

Mouvant dans des désirs trompeurs,

 

Venant à saisir ariya sacca, la compréhension juste.

 

 

 

D’un contrôle devenu spontané, la pensée juste ;

 

Evitant la facile médisance, la parole juste ;

 

Découlant des bénéfices entrepris, l’action juste ;

 

Dans un environnement sain, le moyen d’existence juste.

 

 

 

Avoir conscience que c’est un travail permanent, l’effort juste ;

 

Permettant d’allier les énergies,

Comme de dissiper l’illusion, l’attention juste ;

 

L'accès à la vision profonde, la concentration juste.

 

 

 

Sur le début du chemin, déjà, on acquiert un cœur léger,

 

Présent, en confiance, sans plus de peur,

 

Dans la joie de l’accomplissement, de la bonté et de l'attention,

 

Voyant alors la « vie sainte ».

 

 

 

Namo tassa bhagavato arahanto sammasambudhassa

Buddha,

 

Dhamma,

 

Sangha.

 
 



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Metta

 

par Langlais Pierre publié dans : dhammapiti
Dimanche 9 mars 2008

 

Vous remarquerez que souvent, les personnes qui adhèrent à une tradition spirituelle ont tendance à cracher sur le monde de la consommation, en disant à propos des autres : " Ce sont des gens qui courent après les plaisirs des sens, qui croient trouver un certain bonheur dans le matériel, mais nous, nous avons quelque chose de plus, nous sommes dans le spirituel ". Vous remarquerez que les matérialistes diront : " Les gens qui sont dans le spirituel sont dans un rêve, ils s'imaginent des tas de choses et s'astreignent à toutes sortes de disciplines, qui finalement, les contraignent et ne les mènent pas au bonheur, car tout est basé sur du rêve ".

Chacun campe sur ses positions et il est convaincu d'avoir raison. Ce que nous pouvons dire, est que l'un comme l'autre n'a pas tout à fait tord. C'est la raison pour laquelle nous ne nous engageons pas ; ni dans la voie de la spiritualité, ni dans celle du matérialisme.

Il n'y a pas de bonheur en dehors de celui qu'on peut trouver dans la vie.

La voie de la spiritualité est suivie par ceux qui croient dans le bonheur éternel, dans la conscience éternelle, dans l'unité éternelle, état de félicité, de bonheur absolu. La voie du matérialisme est suivie par ceux qui ne croient en rien et qui croient qu'au moment de la mort, tout disparaît, que tout est totalement détruit. C'est pour cela qu'on dit qu'ils ne croient en rien. Pour eux, la vie est apparue au moment de la naissance et s'arrêtera au moment de la mort, et entre les deux, " il faut en profiter au maximum ". Nous évitons ces deux extrêmes, qui sont basés, selon nous, sur une méprise, sur une mécompréhension. Nous ne nous intéressons pas beaucoup à un hypothétique bonheur au-delà de la vie, et nous avons cessé de courir, parce que nous sommes assez murs et intelligents pour avoir compris qu'il n'existe pas de bonheur en dehors de celui qu'on pourrait trouver dans cette vie.

La voie du Dhamma, une voie légitime et saine

Cette voie qui est censée amener les êtres à la fin de la souffrance, est une voie légitime et saine. C'est une voie dans laquelle s'engage toute personne suffisamment sensée et suffisamment intelligente. Seuls, les animaux – qui ne peuvent pas échapper à leur misère quotidienne – s'y entretiennent de la manière la plus confuse qui soit, en continuant de vivre malgré eux dans un monde de prédation, d'agressivité, de peur, de fuite, de haine et de violence.

Les humains ont une capacité que les animaux n'ont pas. Dans un premier temps, c'est de concevoir qu'il est peut-être possible d'y échapper. Dans un deuxième temps, désirer sincèrement vouloir y échapper et d'aller vers quelque chose, vers un lieu, un état, une expérience qui en serait totalement vide.

Nous avons pour cela, certains organes mentaux, qui font partie de notre condition humaine. Ils nous donnent la possibilité de discriminer en ce qui est susceptible de pouvoir nous aider sur cette voie d'une part, et ce qui est susceptible de nous entretenir dans la misère, la souffrance, l'agressivité, la violence et la prédation d'autre part. Nous avons cette capacité à discerner ce qui est habile (kusala) de ce qui est malhabile (akusala).

L'habileté

Le mot pali "kusala" est devenu en anglais "skill" et en latin "scola". Nous savons que le mot "école" a la même racine, qui signifie "habileté", puisque l'école est justement l'endroit où l'on est censé développer l'habileté. "kusala" signifie donc "habile". Comme le précise le commentaire du "dhamma saµghani", rédigé par Buddha Gosa, le mot "kusala" désigne l'habileté d'un artisan à accomplir son œuvre. Voilà donc le sens du mot "kusala", qui ne signifie pas "bien" ou "bon", mais "habile", dans le sens que c'est intelligent, que c'est fin, que c'est ce qui va nous aider à aller mieux. C'est habile, car cela va nous amener à moins de souffrance, et nous aider à avancer. "akusala" signifie donc "malhabile". C'est ce qui est maladroit, ce qui nous fait manquer notre opération.

Nous sommes dans une école ; l'école de l'habileté précisément. Nous allons nous habituer à développer les comportements habiles, utiles, constructifs et bénéfiques. Parallèlement, nous allons nous habituer à abandonner les comportements malhabiles, malheureux et générateurs de souffrance et de peine.

Réfléchir par nous-mêmes

Si, à un Juif, à un Musulman, à un Hindou, à un Bouddhiste Mahayana, à un Bouddhiste theraváda, à un Chrétien, à un Communiste, à un Nazi, à un Fasciste, ou à un Athée, nous demandions : " quels sont les moyens habiles pour arriver à cette destination, à ce lieu, à cette expérience, vide de misère, vide de souffrance ? ", nous obtiendrions probablement des réponses différentes. Nous aurions certainement beaucoup d'éléments risquant de prêter à confusion. Il n'est pas nécessaire d'étudier quelles sont les voies enseignées par les uns et par les autres. Il est plus utile de réfléchir par nous-mêmes et d'essayer de comprendre par soi-même.

D'une part, nous pouvons réfléchir par nous-mêmes sur ce qu'est l'état de peine, le stress, l'état de contrainte dans lequel nous vivons. Pour beaucoup d'entre nous, il n'est pas la peine de réfléchir, cela est spontané, assez direct. Pour certain d'entre nous, la prise de conscience avec la souffrance du monde date de nos plus jeunes années. D'autre part, nous pouvons réfléchir, analyser sur ce qui doit être un lieu, une expérience ou une situation vide de cette peine, vide de cette souffrance.

Une fois que nous aurons réfléchi intelligemment, de façon constructive sur ces deux éléments et que nous les aurons approuvé, nous aurons à développer l'habileté à comprendre ce qui d'une part est générateur de souffrance, de misère, de peine, et ce qui, d'autre part, doit nous amener à expérimenter la fin de la souffrance, de la misère, et du stress.

La confiance et le doute

Nous nous retrouvons en fait dans un monde à quatre dimensions. Cette réflexion doit être mûre, elle doit s'appuyer sur autant de doutes et de remises en question que de conviction et de confiance, car avoir confiance sans douter, c'est dangereux, et douter sans avoir confiance, c'est stérile. Il nous faut trouver une voie d'équilibre juste où subsiste toujours en nous une parcelle de doute. C'est cette parcelle de doute qui nous amène toujours à réfléchir, à nous remettre en question à tout moment, à nous demander si l'on n'est pas en train de partir sur des voies dangereuses. Il faut faire très attention à la confiance, qui devient trop vite une foi aveugle dans un système qu'on ne maîtrise plus.

On dit parfois : " celui qui a fait l'expérience de l'éveil est celui qui a dissipé le doute ". Paradoxalement, dissiper le doute, c'est aussi dissiper la conscience. Bouddha ne dit pas : " celui qui est arrivé à l'expérience de l'éveil a développé une confiance totale ". Il dit : " celui qui est arrivé à l'expérience de l'éveil a abandonné le doute sceptique ". En abandonnant le doute sceptique, par la même occasion, il a abandonné la confiance totale.

 

Le plaisir, source de notre souffrance

Par exemple, lorsqu'il y a un son particulièrement déplaisant, on voudrait qu'il s'arrête, parce que c'est pénible. On a la possibilité de remplacer ce son par un autre. On peut transmuter ce son, on peut le purifier. On peut entreprendre une démarche qui va nous amener d'un son particulièrement désagréable à un son béatifique, merveilleux. Le problème, c'est que de toute façon, nous n'avons pas éliminé le son. Nous sommes passés d'un son désagréable à un son agréable. C'est mieux que rien, cela peut nous apporter un réconfort à court terme. Nous n'avons cependant pas éliminé le problème du son, parce que le son est encore là. De plus, même si nous avons un son particulièrement agréable, il est probable qu'au bout d'un moment, nous en soyons totalement saturé. Même un son particulièrement mélodieux finirait par devenir désagréable. Qu'est-ce qui a changé ? Pourquoi un son est-il plaisant, agréable, et ensuite, ce même son, cette même mélodie, devient-il insupportable ? C'est tout de même bizarre ! Ce qui a changé, c'est tout simplement que nous en avons trop. Nous en sommes gavés.

Même le plaisir devient déplaisir ; par sa présence, il devient insupportable. Il devient lui aussi, source de peine, de contrainte et de stress. Souvent d'ailleurs, le plaisir est utilisé par les humains comme remède à court terme pour effacer les souffrances et les misères. En fait, on en est presque condamné, à courir après les plaisirs pour rendre ce monde plus supportable. Le plaisir devient même source de notre souffrance et de notre misère, parce que nous sommes condamnés à lui courir après.

Le plaisir n'est donc pas le bien être, il n'est pas encore la solution, il n'est pas encore l'alternative à la souffrance. L'alternative à la peine ; c'est la fin de la peine. L'alternative au son déplaisant n'est pas le son plaisant ; c'est l'absence de son. L'alternative à toute expérience douloureuse n'est pas l'expérience heureuse et pleine, c'est l'absence d'expérience.

Voilà ce que Bouddha a découvert et ce que notre réflexion peut nous amener aussi à découvrir.

 

Source : http://dhammadana.org/dhamma/jhana_nibbana.htm

 

 

 

 



par Langlais Pierre publié dans : dhammapiti
 

Dhamma

 Bouddha enseigna la Loi naturelle,

visible par tous, compréhensible en profondeur par ceux qui développent leur discernement.

 

 

"Evitez les mauvaises actions ; faites le bien autour de vous ; purifirez votre esprit."

Tel est l'enseignement de tous les Bouddhas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Santal, tagara, lotus, jasmin, de tous ces parfums le parfum de l'éthique est de loin le meilleur."

 

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"La voie droite est proclamée, suivez-la, ne vacillez pas; Que chacun s'encourage soi-même, et, par étapes, atteigne le nibbâna."

 

 

 

 

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