Pour les humains, quatre sortes de nourritures influencent l’existence.
Il y a deux nourritures matérielles et deux nourritures spirituelles.
La première nourriture est l’aliment. En consommant des aliments sains de manière équilibré, la personne prend soin de sa santé. Au contraire, lorsqu'elle connaît la malnutrition, ou lorsqu'elle consomme des aliments trop riches, la personne subit les effets d’une nourriture mauvaise pour le corps et la santé mentale.
La deuxième nourriture est l’environnement. Lorsqu’elle vie dans un lieu favorable, la personne peut s’épanouir, au contraire dans un lieu malsain ou pollué, la personne connaît le stress et la maladie.
La troisième nourriture est l’activité mentale. Une activité mentale saine permet à la personne de développer des actes sains, au contraire des pensées empreintes d’avarice ou de méchanceté auront une influence néfaste.
La quatrième nourriture est l’environnement mental. Dans un environnement éthique et moral, la personne trouve les bases pour un développement spirituel correct, et au contraire, dans un environnement ou la corruption et l’immoralité sont communes, la personne est conditionnée par de telles pratiques négatives.
Rare est la naissance comme homme, difficile est la vie que les mortels mènent, difficile est l'ouïe du Dhamma sublime, rare est l'apparition d'un Bouddha.
S'abstenir de tout mal, cultiver le bien, purifier son coeur, voici l'enseignement des Bouddha.
La patience et l'endurance sont l'ascétisme le plus haut, Nibbâna est suprême, disent les Bouddhas. Car n'est pas un disciple, celui qui blesse autrui, ni un ascète celui qui moleste les autres.
Dhammapada (182 - 183 - 184)
Lorsque nous sommes sujet aux sautes d’humeurs, que notre esprit se perturbe à la moindre insatisfaction, alors loin de l’harmonie, nous sommes sujets à la souffrance interne.
N’avoir aucune patience est cause d’insatisfactions permanentes, tout au long de la journée des évènements viennent contrarier notre volonté, nous amènent à la colère et nous risquons fort de partager notre tension avec notre entourage.
Si au contraire nous cultivons l’équanimité et la patience, alors nous sommes sur la bonne voie. Celle qui, le temps venu fera murir les fruits de l’équilibre, de la compassion, de la paix.
Qu’il s’agisse d’un évènement heureux ou malheureux, positif ou négatif -comme il en arrive souvent- nous devons rester calme, dans un état d’esprit qui ne s’emporte ni en bien ni en mal, qui ne se laisse pas submerger par une vague de sentiments et d’émotions. Cela ne veut pas dire être indifférent, nous sommes touchés mais ne réagissons pas comme nous en avons l’habitude, nous devons observer nos sensations et garder le contrôle. L’humeur égale, poursuivre notre travail, savoir où est notre objectif, dans le non-vouloir et le non-désir.
Et de même avec la patience –clé de la réussite- nous devons la cultiver, la ménager, la susciter, la comprendre, lui faire une place privilégiée, et la partager.
Puissent les êtres poursuivre leur chemin en demeurant sans cesse dans la vertu, dans la patience et l’équanimité.
METTA


