Dhammapiti                 "Dans la joie du Dhamma"

                                                                                                                                                                                                                     

                        L'enseignement originel du Bienheureux Gotama  

écoutez la parole de Bouddha: http://bouddhique.free.fr/ParoleduBouddha.MP3

 
Lundi 21 avril 2008

Les quatre demeures divines en tant que qualités méditative.

« Session metta »

avec Ajahn Tiradhammo

(Retraite du 19 et 20 Avril 2008 organisé par l’association terre d’éveil.)

 









 

Lorsque nous lisons, évoquons ou méditons sur « metta », la bienveillance, cela nous semble être quelque chose d’absolu, un amour inconditionnel que l’on délivre à tous les êtres.

Pourtant si nous ne sommes pas capable de nous aimez nous même –correctement-, nous ne pouvons prétendre aimez les autres, inconditionnellement. 

Dans le Bouddhisme nous faisons l’expérience des choses pour les connaître personnellement.

Ainsi, nous devons faire l’expérience de « metta » à notre niveau.

Metta a plusieurs sens, et plusieurs niveaux d’applications.

Nous commencerons avec un niveau qui soit facilement adaptable et compréhensible, metta en tant qu’amitié envers nous même et envers les évènements qui nous arrive.

Il s’agit d’être ouvert et amical envers les phénomènes que nous considérons comme « ennemis » ou « négatifs ».

Habituellement nous rejetons de nombreuses choses, soit parce que nous ne souhaitons pas les voir, soit parce qu’elles nous font souffrir.

Lorsque qu’une douleur physique se présente, nous exerçons une contraction autour de cette douleur, de manière naturelle. Nous l’isolons car nous ne voudrions pas la ressentir. Ainsi, il se crée le sujet « moi » et l’objet « ma douleur », nous sommes dans la dualité.

C’en est de même pour la colère, il y a « moi » et il y a « ma colère ».

 

Le but de la méditation avec metta est d’être ouvert et d’accueillir amicalement ce qui nous semble désagréable.

Nous prenons la base de la vision pénétrante –vipassana- et l’observation de la respiration comme objet principal. Lorsque qu’une douleur physique apparaît, soyons un peu plus amical envers elle, ne la rejetons pas.

 

En déplaçant notre attention vers le cœur nous essayons de voir quelle sensation prédomine.

Nous devons nous relier avec notre cœur « spirituel », situé au milieu de la poitrine et laisser venir à nous les sensations désagréables.

Il faut introduire un peu d’amitié dans cette sensation désagréable, si c'est une douleur, relaxer grâce à la respiration la zone douloureuse, si c'est une émotion négative, faire preuve de compassion envers nous même.

  La sensation désagréable fait partie de nous et ce n’est pas en la repoussant que nous pourrons réussir à nous en défaire, complètement.

A chaque fois nous revenons à l’observation de la respiration, ou à l’attention au corps, à la connaissance de l’état d’esprit au moment présent.

 

Si nous rencontrons un sentiment « négatif » comme par exemple l’irritation, il est fort probable qu’en observant attentivement ce sentiment, on découvre derrière un autre sentiment duquel découle ce sentiment le plus apparent qui est « l’irritation ». Il peut s’agir de la frustration, et puis de la peur qui est très relié à notre ego. Donc en rejetant l’irritation je ne fais que repousser une énergie très forte, je ne peux remonter jusqu’à la source de ce sentiment négatif. La peur est une force de vie très puissante. Il nous faut l’examiner et non la renier.

 

Lorsque la colère est présente, essayons d’introduire un peu d’amitié dans cette colère. Ainsi d’une colère dense, nous aurons une colère plus « amicale », d’une colère  incontrôlable, nous aurons une colère plus enclin à être observée.

La colère est un sentiment tout à fait « commun », elle fait partie de nos gènes en quelque sorte.

Il ne s’agit pas de la réprimer ou de l’étendre.

En acceptant la colère nous acceptons d’être humain et de partager cette caractéristique.

En s’ouvrant à la colère, petit à petit, nous permettons à celle-ci de se transformer.

Il en est de même pour tous les aspects déplaisants que nous rencontrons.

En transformant notre rapport au monde nous arrivons à nous ouvrir totalement aux phénomènes, en intégrant même ceux que l’on considère comme « ennemi » et que l’on veut séparer de nous mêmes habituellement.

 

Notre cœur a un mécanisme d’ouverture et de fermeture selon le contexte dans lequel nous nous trouvons.

Cependant bonheur et malheur sont des choses très relative, l’un existe par rapport à l’autre, et dépend de notre perception.

 

Plutôt que de concevoir metta comme un idéal extérieur à nous mêmes, la pratique de metta commence à l’intérieur de nous mêmes, grâce à la méditation vipassana, et nous permet d’être réceptif à toutes les sensations sans créer de dualité, notamment d’être réceptif aux sensations déplaisantes.

Allant du personnel vers le transpersonnel, nous serons capable d’ouvrir notre cœur à toutes les expériences et de diffuser metta à tous les êtres naturellement.

 

 

 



 

Le développement de metta sert de base aux trois autres demeures divines.

Karuna, la compassion est développée en demeurant présent avec la souffrance. D’abord avec celle que nous ressentons, en tant que douleur, peine, puis comme compassion et partage de la souffrance avec autrui. 

Mudita, la joie altruiste, se développe en éveillant en nous un sentiment de bien être et en lui permettant de demeurer.

L’équanimité, upekka, se rencontre comme résultat des pratiques précédentes. C’est une qualité qui permet de rester stable face aux turbulences que rencontre l’esprit et de même, attentif face à un sentiment de paix.

 

Il ne faut pas confondre upekka avec l’indifférence qui met une distance entre le sujet et l’objet.

L’équanimité est un aboutissement car c’est l’union de la pratique de karuna et de mudita, de metta avec upekka. Là où, dépassant le moi, nous rencontrons toutes les émotions avec la même bienveillance, capable d’être pleinement réceptif à tous les phénomènes qui se présentent, plein de bonté envers nous même comme avec autrui.

 

Continuez dans votre pratique et bonne chance !

Avec metta.

 

 

 

 

 

http://www.bodhinyanarama.net.nz/default.aspx?PageId=1







par Langlais Pierre publié dans : Vipassana
Dimanche 13 avril 2008


Visuddhimagga  - Le chemin de la Pureté
De Buddhagosa (traduit du magadhi par Christian Maës)

Prologue (2)





Je vais donner à présent le sens véritable et détaillé

de cette strophe que le grand Sage déclama.

Certains yogis entrent dans l’enseignement du Vainqueur,

si difficile à trouver, sans connaître pour ce qu’il est

le chemin sûr et droit vers la Pureté :

discipline, concentration et sagacité.

Ils aspirent à la Pureté mais n’y parviennent pas malgré leurs efforts.

Pour eux, je vais décrire ce chemin de la Pureté

selon une présentation claire qui leur plaira

et qui suit la méthode transmise

par les résidents du Grand Monastère*.

Je vais l’exposer fidèlement.

Vous tous, hommes de bien qui aspirez à la Pureté, prêtez attention !

 

 

         La « Pureté » désigne le Dénouement*, lequel, dépourvu de toute tache, est extrêmement pur. Le chemin qui y mène constitue le chemin de la Pureté –et l’on appelle chemin le moyen d’accès- ; c’est ce moyen que je vais décrire.

 

         Le chemin de la Pureté fut parfois exposé seulement comme supravoyance* :

 « Voir avec sagacité que toutes les créations sont temporaires et être désenchanté du désagrément*, tel est le chemin de la Pureté. »

 

Parfois comme jhâna* et sagacité :

« Qui possède jhâna et sagacité se trouve en face du Dénouement.* »

 

Parfois comme kamma*, etc . :

« Kamma, science et rectitude, discipline

et mode de subsistance supérieur.

Voilà qui purifie les mortels, non la famille ou la richesse. »

 

Parfois comme discipline, etc. :

« Toujours discipliné, sagace et bien concentré,

Energique et résolu, il traverse l’inondation si difficile à traverser. »

 

Parfois comme vigilance, etc. :

« Il n’existe qu’un chemin pour purifier les êtres, moines… et pour voir le Dénouement de ses propres yeux : celui des quatre vigilances. »

Même formulation avec les quatre efforts-justes.

Mais la réponse en vers parle de discipline, etc.

 

Commentaire de la réponse

« L’homme » : l’être.

« Intelligent » : doué de la sagacité qui résulte du kamma lors du lien-de-renaissance à trois causes.*

« Ferme dans sa discipline » : stable dans sa discipline, s’y adonnant pleinement.

« Qui développe état d’être et sagacité » : qui fait naître et croître la concentration, dite état d’être*, et la supravoyance, que désigne la sagacité.

« Moine » : celui qui considère l’aspect terrifiant du mouvement continuel*.

« Energique » : vigoureux. La vigueur désigne l’énergie qui brûle les souillures de l’esprit. L’homme est « énergique » lorsqu’il possède cette qualité.

« Sage » : doué de la sagacité qu’on dénomme sagesse ou sagacité protectrice. La strophe mentionne trois fois la sagacité, une première fois en tant que sagacité innée, une deuxième en tant que sagacité supravoyante, et une troisième en tant que sagacité protectrice qui guide dans toutes les actions.

 

Le moine « peut démêler ce lacis » lorsqu’il possède six qualités : la discipline, la concentration désignée par l’expression « état d’être », trois formes de sagacité et la vigueur.

 

         Un homme solidement planté sur le sol peut, en maniant une épée bien affilée, couper les bambous enchevêtrés dans un grand fourré. De même, celui qui s’est affermi sur le sol de la discipline et qui manie, avec la main de la sagacité protectrice, pleine de vigueur, l’épée de la sagacité supravoyante bien aiguisée sur la pierre de la concentration peut dénouer l’enchevêtrement des désirs qui encombrent la succession de ses instants d’être ; il peut le trancher, il peut l’anéantir. A l’instant du chemin, il dénoue le lacis ; à l’instant du Fruit, le lacis étant dénoué, il devient digne des sublimes sacrifices que lui offrent le monde et ses dieux. Voilà dans quel sens le Seigneur a dit :

 

         « L’homme intelligent et ferme dans sa discipline,

         qui développe état d’être et sagacité

         comme un moine énergique et sage,

         peut démêler ce lacis. »

 

 

 

 

 

 

Grand Monastère : Monastère proche d’Anurâdhapura, ancienne capitale du Sri Lanka.

Dénouement : Selon le texte, nibbâna vient de la racine , « tisser, entrelacer », ou du mot vâna, « fourré, forêt », plutôt que la racine , « souffler ». Nibbâna =  nir-VĀ-na : sortie du réseau (des désirs), désenchevêtrement, dénouement.

Supravoyance : pour le magâdhi vipassanâ.

Désagrément : pour dukkham, plutôt que « souffrance » ou « douleur », termes qui ne s’appliquent qu’aux désagréments les plus grossiers.

Jhâna : absorption contemplative.

Qui possède jhâna et sagacité se trouve en face du Dénouement : Dhammapada 372.

Kamma : Le kamma est l’action efficiente –nénéfique ou pernicieuse- qui produit un effet ultérieur, par opposition à kiriya, action pure, simplement fonctionnelle.

Trois causes : Absence d’attachement, d’aversion et de confusion (ou : détachement, acceptation et lucidité).

Etat d’être : citta, se caractérise par la qualité de la connaissance : plus ou moins aiguë, plus ou moins entravée par l’attachement, l’aversion, la confusion, etc.

Mouvement continuel : le mot samsâra désigne la succession incessante des instants d’être (ou instants de conscience), et aussi la succession des existences. Car on considère qu’un être  dure un seul instant de conscience, ou toute une vie, selon l’approche adoptée.

 

 

 

 

 

 

par Langlais Pierre publié dans : Extraits de livres
Jeudi 3 avril 2008

 



Visuddhimagga  - Le chemin de la Pureté
De Buddhagosa (traduit du magadhi par Christian Maës)

 


 


 


 


 

Prologue (1)

 

 

 


 


 


 



« L’homme intelligent et ferme dans sa discipline,

qui développe état d’être et sagacité

comme un  moine énergique et sage,

peut démêler ce lacis. »


Ainsi parla le Seigneur.

Pourquoi formula-t-il cette strophe ? Parce qu’un fils de dieu l’approcha une nuit alors qu’il séjournait près de Savatthi, et lui demanda, afin de dissiper ses doutes :

« Lacis à l’intérieur, lacis à l’extérieur,

Tout ce qui naît est pris dans ce lacis.

Voici, Gotama, la question que je pose :

“Qui peut démêler ce lacis ?“ »

 

Expliquons d’abord, brièvement, le sens de cette strophe.

Le mot « lacis » désigne l’enchevêtrement des désirs : les êtres ont constamment soif d’objet physiques et d’états psychiques, tantôt de niveau élevé, tantôt de bas niveau. Ces désirs sont comparables aux branches enchevêtrées dans un épais fourré.

 

« Lacis à l’intérieur, lacis à l’extérieur » : les désirs concernant l’équipement du moine et celui d’autrui, son existence propre et celle des autres, ses domaines personnels et les domaines extérieurs à lui.

 

« Tout ce qui naît est pris dans ce lacis » : tous les êtres sont empêtrés dans ces désirs qui s’enchevêtrent comme les bambous d’un fourré inextricable ; ils en sont prisonniers, ils en sont embarrassés.

 

« Voici, Gotama, la question que je me pose ». Le fils de dieu s’adresse au Seigneur par son nom de famille, Gotama, et lui demande : « Qui peut démêler ce lacis ? » Autrement dit : « Qui peut démêler l’entrelacement des trois éléments* ? Qui est capable de les désenchevêtrer ? »

 

Ainsi questionné, le Seigneur dont la connaissance et le comportement sont en tous points inattaquables, dieu des dieux, tout-puissant au-delà des tout-puissants, Brahmâ au-delà des Brahmâ, assuré dans les quatre assurances, détenteur des dix pouvoirs, connaissance sans faille, œil universel, répondit par cette strophe :

 

 « L’homme intelligent et ferme dans sa discipline,

qui développe état d’être et sagacité

comme un  moine énergique et sage,

peut démêler ce lacis. »

 

 

 

 

 

 

 

Fils de dieu : Un devaputta est un dieu mineur du monde sensoriel, kâmaloka.

Soif : Tanhâ, « soif » ou « désir ».

Equipement : Parikkhâra désigne l’équipement du moine : vêtement, nourriture, logement et médicaments.

Les trois éléments : Elément sensoriel, kâma ; élément physique, rûpa ; élément non-physique, arûpa.

 

 

par Langlais Pierre publié dans : Extraits de livres
Mardi 1 avril 2008


Poème de Ajahn Buddhadasa : "La vie???"



Qu’est ce que la vie, après tout ? Je pense –

Une folie de la nature des plus bizarres,

Avec des éléments concoctant activement l'esprit et le corps,

Toujours asservis aux appétits et aux goûts de l’instinct.

 

Pour quoi, alors, la vie existe-t-elle ? Je suppose –

Pour l'accomplissement de la folie à la fin du Samsara :

Le corps calmé, l'esprit en paix, réalisant Nibbâna,

L'extinction de dukkha dans toutes ses formes possible.

 

Et comment gérons-nous cette vie ? Je crois –

Arrêtant d'aller comme un fou vers les plaisirs de ce monde,

Libéré en harmonisant les huit facteurs du chemin,

Chaque jour et chaque nuit parfait sur la voie de la nature.


 


Poème original :

"Life???"


 

What is life, after all?   I think —
A most bizarre madness of nature,
With elements busily concocting body-mind,
Still enslaved to instinctual appetites & tastes.

For what, then, does life exist?   I opine—
For madness's fulfillment at Samsara's end:  
Body calmed, mind cooled, realizing Nibbana,
The extinction of dukkha in every possible form.

And how do we manage this life?   I believe —
Stop going crazy over worldly deliciousness,
Released by harmonizing the eight path factors,
Each day & every night perfect in Nature's Way.


 

http://www.suanmokkh.org/verse/03-06/dec-2003.htm

 


par Langlais Pierre publié dans : Poèmes
 

Dhamma

 Bouddha enseigna la Loi naturelle,

visible par tous, compréhensible en profondeur par ceux qui développent leur discernement.

 

 

"Evitez les mauvaises actions ; faites le bien autour de vous ; purifirez votre esprit."

Tel est l'enseignement de tous les Bouddhas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Santal, tagara, lotus, jasmin, de tous ces parfums le parfum de l'éthique est de loin le meilleur."

 

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"La voie droite est proclamée, suivez-la, ne vacillez pas; Que chacun s'encourage soi-même, et, par étapes, atteigne le nibbâna."

 

 

 

 

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