Dhammapiti                 "Dans la joie du Dhamma"

                                                                                                                                                                                                                     

                        L'enseignement originel du Bienheureux Gotama  

écoutez la parole de Bouddha: http://bouddhique.free.fr/ParoleduBouddha.MP3

 
Vendredi 20 octobre 2006



La joie : quatrième facteur d’illumination.


 (Sayadaw U Pandita - "dans cette vie même")



 

L’attention sage est la cause pour la joie.

 

Selon le Bouddha, l’attention sage est la cause pour la joie. Comme c’était déjà le cas pour l’effort. C’est la seule. Il faudra être sagement attentif à fournir un effort tel que l’enthousiasme pour que le Bouddha, le Dhamma et le Sangha se manifestent.

 

Les onze façons supplémentaires de développer la joie :

 

Dans les commentaires, on reconnaît onze moyens de faire surgir la joie :

 

1. Se remémorer les vertus du Bouddha.

 

Le premier consiste à se remémorer les vertus du Bouddha, c’est buddhanussati. Il y en a un grand nombre et il n’est sans doute pas indispensable de toutes les connaître pour voir apparaître les premières manifestations de la joie. Il y a par exemple la qualité de araha ; c’est la première vertu à figurer dans la liste traditionnelle ; le Bouddha s’était rendu parfaitement pur en déracinant les kilesas ; il méritait dès lors le respect des humains, des devas et des brahmas. Vous réussirez peut-être à faire à faire surgir en vous la joie par le simple fait de réfléchir à la façon dont le Bouddha se débarrassa des kilesas et obtint la pureté de l’esprit.

(…)

2. Se réjouir dans le Dhamma.

 

La seconde façon de faire surgir la joie consiste à pratiquer le souvenir du Dhamma et de ses vertus. Traditionnellement, la première de ces vertus s’exprime par une phrase : « Le Dhamma est bien exposé par le Bouddha ; oui, le Dhamma est bien proclamé par le bouddha ». Le Dhamma a été excellemment enseigné par le Bouddha et actuellement, la façon dont vos professeurs le transmettent est fiable. C’est une bonne raison de se réjouir. Le Bouddha a beaucoup parlé du triple entraînement de sîla, de sâmadhi  et de pannâ. Celui qui le suit doit commencer par assurer la pureté de son comportement en observant les préceptes moraux. Nous allons essayer de vivre à un haut niveau d’intégrité morale, en contrôlant nos actions et nos paroles. Ceci va amener beaucoup de bénéfices. Nous serons libres de l’autocritique, du blâme et du remords. Nous serons également libres de la censure par les sages et de la condamnation par la loi.

         Nous allons ensuite développer la concentration en suivant les instructions du Bouddha. Si notre motivation est sincère et que nous pratiquons avec constance et persévérance, nous expérimenterons le bonheur et la clarté, notre esprit sera lucide et paisible. C’est samatha sukha, le bonheur qui procède de la concentration et de la tranquillité d’esprit. Il est même possible d’atteindre les différents niveaux d’absorption ou jhanas, états béatifiques extraordinaires dus à la suppression temporaire des kilesas.

         Et lorsque vous serez arrivés à vipassanâ, vous porrez expérimenter un troisième type de bonheur. Vous pénétrerez plus profondément dans le Dhamma, atteindrez le stade de connaissance de l’apparition et de la disparition des phénomènes et serez grisé par un type de joie que l’on pourrait qualifier de « frissonnante ».  Elle sera suivie de la « joie née de la clarté ». Et lorsque finalement vous aurez atteint le stade de connaissance appelé sankharupekkânâna, la connaissance de l’équanimité par rapport aux formations, vous expérimenterez la « joie de l’équanimité ». L’agitation et l’excitation auront fait place à un bonheur plus profond, très subtil et équilibré. Ceux qui s’engagent dans la pratique verront donc se réaliser les promesses et garanties du Bouddha, ils expérimenteront ces différents types de bonheur. Si vous réussissez à tous les vivre dans votre pratique, vous serez en mesure d’apprécier en profondeur la justesse des paroles du Bouddha. Vous aussi vous direz alors : « Le Dhamma est bien exposé par le Bouddha ; oui, le Dhamma est bien proclamé par le bouddha ».

         Finalement, toutes ces joies seront transcendées par le «Bonheur de la Cessation », le bonheur ultime.

(…)

 

3. Apprécier les vertus de la Sangha.

 

Se remémorer les vertus de la sangha constitue, selon les commentaires, la troisième façon majeure de développer la joie. La sangha est la communauté des personnes nobles entièrement engagées dans le Dhamma, qui mènent leur effort avec patience et sincérité. Ils suivent correctement la voie, sans faire de détour, et atteignent leur destination respective.

(…)

 

4. Considérer ses propres vertus.

 

La quatrième façon de faire surgir la joie consiste à considérer dans quelle mesure on a réussi à maintenir la pureté du comportement, cette puissante vertu qui amène un sentiment intense de satisfaction et de joie chez celui qui la possède. Mais elle exige beaucoup de persévérance. En repensant aux efforts que vous avez fournis pour y arriver, vous ressentirez peut-être un profond sentiment d’accomplissement et de bonheur.

(…)

 

5. Se remémorer sa propre générosité.

 

La cinquième façon de faire surgir la joie consiste à se remettre en mémoire sa propre générosité. Pour être méritoire, la charité doit se pratiquer sans espoir de retour, dans l’unique but de rendre les autres heureux, paisibles, en leur souhaitant de se libérer de la souffrance. En plus des mérites, un tel acte amène un bonheur et une satisfaction intenses. C’est la motivation qui est déterminante : pour être bénéfique, elle ne doit contenir aucune trace d’égoïsme.

(…)

 

6. Considérer les vertus des Dieux.

La sixième façon de faire surgir la joie consiste à réfléchir aux vertus des devas et des brahmâs, les êtres qui vivent dans les plans supérieurs. Lorsqu’ils se trouvaient encore dans le plan humain, ces gens ont cru au kamma. Etant persuadés que les actions positives amènent des récompenses et que les actions négatives ont des conséquences néfastes, ils s’efforçaient de pratiquer le bien et de s’abstenir du mal. Certains pratiquaient même la méditation. A cause des énergies pures qu’ils avaient ainsi introduites en eux, ils reprirent naissance dans des états supérieurs où la vie est plus agréable que dans le plan humain.

(…)

 

7. réfléchir à la Paix absolue.

La septième façon de faire surgir la joie consiste à méditer sur la paix qui résulte de la cessation des kilesas. Au sens ultime, c’est nibbâna.

Si vous en avez déjà fait l’expérience, vous pourrez faire surgir beaucoup de joie en vous la remémorant.

         Si vous n’avez pas encore expérimenté nibbâna, vous pouvez réfléchir à la fraicheur des états concentrés, ou jhânas. La concentration profonde amène une paix qui est de loin supérieure aux plaisirs mondains.

(…)

Le calme et la fraîcheur s’installe tout naturellement lorsque les kilesas ont été maintenues à distance pendant un certain temps.

(…)

 

 

8 – 9. Eviter la compagnie des gens grossiers, recherchez la compagnie des gens raffinés.

 

Les huitième et neuvième façons de faire surgir la joie sont liées. Eviter la compagnie des gens rudes et grossiers, facilement pris par la colère, les gens qui manquent de mettâ –d’amour bienveillant- et rechercher d’autre part la compagnie des personnes raffinées, au cœur compatissant.

(…)

 

10. Penser aux Suttas.

La dixième façon de faire surgir la joie consiste à méditer sur les suttas. Lorsqu’il y est question des vertus du Bouddha, ces sermons peuvent faire surgir beaucoup de joie et de bonheur chez les personnes ferventes de nature. D’autres, et notamment le Satipatthana Sutta, parlent des bénéfices de la pratique du Dhamma. D’autres encore d’histoires inspirantes à propos de la sangha, la communauté des êtres nobles. Repenser à ces lectures peut donner de l’inspiration et faire surgir la joie et la bonheur.

 

11. Incliner l’esprit.

La dernière façon de développer la joie consiste à incliner l’esprit vers ce but, avec fermeté et détermination. Il faut comprendre que la joie apparaît dès que l’esprit est suffisamment pur. Si vous voulez la faire surgir, il faudra donc faire l’effort d’être attentif à chaque instant pour qu’avec la concentration, les kilesas soient maintenues à distance. Il faudra beaucoup de détermination pour maintenir votre attention ferme et ininterrompue en posture assise, couché, en marche, debout et dans toutes activités.

 

 

Sayadaw U Pandita - "dans cette vie même"

par Langlais Pierre publié dans : Extraits de livres
Dimanche 8 octobre 2006


Une matinée de méditation avec Sister Ariya Nani, au "refuge" près d'Aix-en-Provence.



"En 1992, elle part en Birmanie pour pratiquer sous la direction du Maître Sayadaw U Janaka. C'est là qu'elle prend les vœux monastiques. Après quelques années de pratique de méditation, son Maître l’a chargée de s’occuper des méditants occidentaux dans le Forest Center."

Source: http://perso.orange.fr/refugebouddhique/programme.html


                                                                          "Le refuge" à Eguilles.



La journée commence par les récitations : la prise de refuge et les huit préceptes récités en pali.
Puis nous commençons la "méditation" vipassana. La vénérable nous donne des conseils sur la présence d'esprit relative à notre corps, et au moment présent, ce moment précis où nous sommes assis.
Elle signale qu'il nous faut "cadrer l'attention", pour lui donner la bonne direction.
Nous commençons à observer notre abdomen : "gonfler...dégonfler..."
Puis des informations supplémentaires nous sont données, c'est-à-dire sur l'observation des sensations, des pensées, etc. Lorsqu'une pensée surgit, nous ne devons pas aller dans son sens, ne pas la poursuivre, l'analyser, ne pas y réfléchir, mais simplement connaître qu'il y a une pensée. Si nous percevons un attachement, ou une aversion relative à une réaction, nous devons noter "aversion....attachement". L'attention neutre doit être continue, c'est la clé de la réussite pour pénétrer l'objet en profondeur et connaître sa nature réelle.
A ce moment mes pensées se dissolvent immédiatement, dès l'instant où j'applique l'observation "pensée". Elle -la pensée-, ne peut demeurer lorsque qu'elle est reconnue par l'attention.
Après 45 mn d'assise, 45 mn de marche et encore 45 mn d'assise, la vénérable nous parle un moment, notamment sur le fait de continuer à être pleinement conscient lors du déjeuner, ce qui n'est pas simple. Ses instructions sont simples, claires comme ses yeux.
Je la regarde attentivement lors de ces dernières minutes d'instructions. Son image est évanescente. Elle est là, mais c'est comme si elle n'était pas là. Elle rayonne, de son intense travail qui a transformé son corps, son esprit. Nul doute qu'elle porte bien son nom.

C'est l'heure de déjeuner, nous mangeons en partageant ce qui à été porté.



   
                                                                                                                 "Soeur" Ariya Nani
par Langlais Pierre publié dans : Vipassana
Dimanche 8 octobre 2006


by Ariya Nani


Peace is more than the absence of war. This statement runs through my mind as I think about peace and the ways to bring peace about. Wars and conflicts arise out of anger, aversion, and ill-will. If we want the violence to stop, we must abandon these thoughts of anger, aversion, and ill-will. But we are not yet able to completely abandon these unwholesome states of mind. To create peace and mutual understanding, we have to replace these unwholesome states of mind by actively generating harmonious, peaceful states of mind.

In the Buddhist scriptures, the state of mind opposite of anger and aversion is called loving kindness or metta. Other translations for metta are friendliness, goodwill, benevolence, amity, and universal love. Metta or loving kindness is wishing others well. It is not only an absence of aversion or ill will towards others; it is a state of mind that actively wishes for other beings’ welfare.

Metta is completely different from ordinary love, which is sensual, emotional, or sentimental, since these types of love are always accompanied by attachment. Metta is love without the desire to possess. It is detached love. If our minds are completely infused with metta, then unwholesome thoughts like anger and ill-will no longer have a chance to arise. If we maintain thoughts of loving kindness, there will be harmony and understanding in our communities. In this way, metta can serve as a strong and powerful means of achieving peace in the world.

Achieving peace involves peace within and peace without. “Peace within” means coming to peace with oneself, creating peace within oneself, breathing peacefully, and living peacefully. “Peace without” means to be at peace with whatever situation we encounter and with whatever type of people we encounter.

How can we train in loving kindness and develop these wholesome states of mind? The Buddhist scriptures call it metta bhavana, training in loving kindness meditation. This is one of the four brahmaviharas, or sublime states of living. Metta is called “sublime,” because to have a mind completely free from all anger and aversion is not so easy, as we know from our own experience.

The scriptures teach us to develop thoughts of good will first toward ourselves, because the genuine wish for other beings’ welfare can only arise when we are able to wish it for ourselves. A mind that is poisoned and aching cannot radiate wholesome thoughts of loving kindness to others. This means we first have to come to peace with ourselves. We have to give up all unwholesome attitudes towards ourselves and develop wholesome thoughts of loving kindness toward ourselves instead.

This can be done by internally saying, “May I be happy, healthy, and well. May I be at ease and in peace.” We practice this as long as it takes to establish the thought firmly in our minds. We continue until our whole body and mind are infused with a feeling of goodwill. After that, we develop this feeling of metta towards other people, other groups, and all living beings.

In the systematic practice of metta bhavana, there is a clearly defined way to direct loving kindness toward other people. When we switch from generating metta toward ourselves and begin to generate it toward other persons, we may say, “Just as I want to be happy, healthy, and well, may other people also be happy, healthy and well.” This acknowledges the very basic wish of every thoughtful being to be happy and well. Nobody wants to live in misery and unhappiness. With this understanding, we build bridges to other beings.

From our own experience, we know that we are constantly trying to create favorable conditions to live peacefully and happily. Other beings are just the same. They, too, want to live in conditions that are favorable for peace and happiness. With this in mind, we generate the wish that others also be happy and well. Later we may say, “May these people be happy, healthy, and well. May they live at ease and in peace.”

Loving kindness and goodwill have to be firmly established in our minds. Through intensive and repeated practice, it is possible to strengthen this wholesome state of mind and, at the same time, to weaken the unwholesome states of anger, aversion and ill-will. Of course, the best thing is to completely eradicate all states of anger and ill-will, and to have a mind that is suffused with thoughts of loving kindness and benevolence towards ourselves and all sentient beings at all times.

Metta is a state that encompasses all living beings without discrimination. It breaks through all the barriers that separate beings from one another. There need to make room in our hearts for every single living being, without exception. When loving kindness is developed to its fullest potential, there are no longer categories such as loved ones and enemies. These divisions fall away and we develop the same benevolent attitude towards all beings. To the extent that we are able to maintain a mind filled with metta, to that extent there be peace within and around us.

When we look around us, however, we see and hear about quarrels, dissension, jealousy, violence, fighting, and war. Most people’s hearts are not at peace. The different wars that are going on throughout the world are just the outward manifestations of the wars that are going on within our hearts. For this reason, we first have to stop the war within ourselves and come to peace.

After establishing a firm sense of loving kindness in our hearts, this metta will also manifest in our actions. When we speak with other people, our words will be a manifestations of loving kindness – soft, gentle, and sweet to the ear. We will speak words that contribute to other people's well-being and will not insult or harm others in any way. In the same way, metta will be the basis for all our physical actions. We refrain from any actions that may injure others or contribute to their harm. Instead, our actions will be manifestations of our intention to help others and contribute to their welfare.

Each person has the responsibility to develop her own mind. We cannot do this for others and others cannot do it for us. When a person’s mind is strongly developed in loving kindness, then the mind is vibrant with thoughts of metta and this will have an influence on others around them. Being in the presence of a person with a loving, calm and peaceful mind helps us to become calm and peaceful ourselves.
To create peace in the world, we must first create peace within and then express it in our actions of body, speech and mind. It is difficult to change the world, but we can begin to change ourselves. This is within our reach. Just like when a stone is thrown into a still pond and the ripples spread out ing concentric circles, so, too, the radiance of our minds filled with loving kindness will shine brilliantly, encompassing more and more beings.

There is a story that illustrates the power of the mind to develop loving kindness and how individuals with metta are loved and respected by both human and non-human beings. Once upon a time, a rich Indian man named Visaka arrived at the great monastry of Anuradapura in ancient and asked to be ordained as a monk. For the first five years, he stayed in that monastery and studied hard. After that, he started to practice meditation.

Visaka used to stay for four months in one monastery and then proceed to another one. Once when he was on his way to a monastery on Cittala Mountain in the southern part of the island, he came to a crossroads. Not knowing which way to take, he stood there wondering which way to turn. A deva (deity) of the mountain came to him and said, “You should take this route.” Eventually he arrived at a monastery, where he stayed for four months.

After four months had passed, he got up one morning and began to think about where to go next. As he was reflecting, he heard someone crying and saw a deva sitting on the stairs of the veranda. The monk asked, “Who are you and why are you weeping?” The deva replied, “I am the deva of that tree and I am weeping because you will leave this place.” The monk asked what benefits the deva would get if he stayed. The deva replied, “Your presence, Venerable Sir, has brought a feeling of loving kindness among us devas. If you leave, then quarrels and dissension will break out again. That is why I request you to stay.” So Venerable Visaka said, “If my presence helps you live in peace, then I will stay on.” So he stayed for another four months, and another four months, and another four months, because each time he wanted to leave, the deva again requested him to stay on. He stayed in that monastery until the end of his life, when he entered parinibbana and passed away.

We should follow in Venerable Visaka’s footsteps and always strive to have a heart full of loving kindness wherever we go and toward everyone we meet. In this way, we can create peace both within and around us.


 


http://www.sakyadhita.org/NewsLetters/12-1.htm





 

par Langlais Pierre publié dans : English pages
Vendredi 6 octobre 2006


Anâpâna-Sati (Par Nyanatiloka) :

‘Présence d’esprit relative à l’inspiration, et l’expiration’, est l’un des exercices les plus importants pour parvenir à la concentration mentale et aux quatre absorptions. (jhâna). Dans le Digha-Nikâya (22) le Majjhima-Nikâya (10) et ailleurs, on en fait état dans ce sens, mais pour le rapport avec les exercices de l’inspection (vipassana) , c’est dans le Majjhima-Nikâya (62 et 118) que ces exercice sont pleinement expliqués et que sont exposées seize méthodes différentes :

 

            " L’esprit attentif, il inspire ; l’esprit attentif, il expire. 1. En faisant une longue inspiration, il sait : ‘je fais une longue inspiration’ ; en faisant une longue expiration, il sait : ‘je fais une longue expiration’. 2. En faisant une courte inspiration, il sait : ‘je fais une courte inspiration’ ; en faisant une courte expiration, il sait : ‘je fais une courte expiration’. 3. ‘Percevant clairement tout le souffle du corps, je vais inspirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. ‘Percevant clairement tout le souffle du corps, je vais expirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. 4. ‘Calmant cette fonction corporelle, je vais inspirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. ‘Calmant cette fonction corporelle, je vais expirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. 5. ‘Eprouvant du ravissement (piti), je vais inspirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. ‘Eprouvant du ravissement, je vais expirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. 6. ‘Eprouvant de la joie, je vais inspirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. ‘Eprouvant de la joie, je vais expirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. 7. ‘Percevant la formation mentale (citta-sankhâra), je vais inspirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. ‘Percevant la formation mentale, je vais expirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. 8. ‘Calmant la formation mentale, je vais inspirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. ‘Calmant la formation mentale, je vais expirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. 9. ‘Percevant clairement l’esprit (citta), je vais inspirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. ‘Percevant clairement l’esprit (citta), je vais expirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. 10.  ‘Réjouissant l’esprit, je vais inspirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. Réjouissant l’esprit, je vais expirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. 11. ‘Concentrant l’esprit, je vais inspirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. ‘Concentrant l’esprit, je vais expirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. 12. ‘Libérant l’esprit, je vais inspirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. ‘Libérant l’esprit, je vais expirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. 13. ‘Réfléchissant à l’impermanence (anicca), je vais inspirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. ‘Réfléchissant à l’impermanence, je vais expirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. 14. ‘Réfléchissant au détachement, je vais inspirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. ‘Réfléchissant au détachement, je vais expirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. 15. ‘Réfléchissant à l’extinction (nirodha), je vais inspirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. . ‘Réfléchissant à l’extinction, je vais expirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. 16. ‘Réfléchissant au renoncement (patinissaga), je vais inspirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce. ‘Réfléchissant au renoncement, je vais expirer’, c’est ainsi qu’il s’exerce."

 

Le Majjhima-Nikâya (118) montre, en outre, comment ces exercices respiratoires occasionnent les quatre applications de la présence d’esprit (satipatthâna) à savoir : 1-4, contemplation du corps ; 5-8, contemplation des sensations ; 9-12, contemplation de l’esprit (conscience) ; 13-16, contemplation d’objets mentaux. Puis, il est montré comment ces quatre applications de la présence d’esprit occasionnent les sept facteurs de l’Eveil (bojjhanga), ensuite, comment ceux-ci, à leur tour, occasionnent la libération de l’esprit (ceto-vimutti) et la libération par l’intelligence (pannâ-vimutti).

 

 

 

Nyanatiloka – Vocabulaire Pali-Français des termes Bouddhiques.

par Langlais Pierre publié dans : Extraits de livres
 

Dhamma

 Bouddha enseigna la Loi naturelle,

visible par tous, compréhensible en profondeur par ceux qui développent leur discernement.

 

 

"Evitez les mauvaises actions ; faites le bien autour de vous ; purifirez votre esprit."

Tel est l'enseignement de tous les Bouddhas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Santal, tagara, lotus, jasmin, de tous ces parfums le parfum de l'éthique est de loin le meilleur."

 

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"La voie droite est proclamée, suivez-la, ne vacillez pas; Que chacun s'encourage soi-même, et, par étapes, atteigne le nibbâna."

 

 

 

 

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