Dhammapiti "Dans la joie du Dhamma"
L'enseignement originel du Bienheureux Gotama
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La vacuité
Par Môhan Wijayaratna, sermons du Bouddha
Introduction au sutta.
La vacuité (sunnatâ) ne constitue pas seulement une théorie importante du bouddhisme, elle représente aussi un aspect pratique.
-Par cette théorie, le bouddhisme présente un certain point de vue à ses adeptes sur les choses intérieures et extérieures, mondaines et supra-mondaines. Un des intérêts de ce point de vue est d’acquérir la capacité de rester détaché des opinions fausses, comme l’idée de l’âtman, etc.
Selon la théorie de la vacuité, toutes les choses conditionnées sont vides et sans formes, car elles ne sont pas permanentes, ni stables, ni satisfaisantes, et elles sont dépourvues d’une existence indépendante, donc naturellement, elles sont sans « Soi ». Egalement, tous les dhammas, y compris les états mentaux très purs comme la Sphère sans perception ni non-perception, sont vides, car ils ne sont pas permanents, ni stables, ni satisfaisants, et ils sont dépourvus d’une existence indépendante, donc, naturellement, ils sont sans « Soi ». Même un état non conditionné comme le nibbâna est inclus dans la vacuité, car non seulement celui-ci est vide d’un « Soi » quelconque et il est sans formes, mais en outre il est vide des écoulements mentaux toxiques, de souffrances, d’illusions, de formations mentales. –
En tant que série d’expériences, elle est exposée dans deux sermons, intitulés Mahâ-sunnata-sutta et Cûla-sunnata-sutta. Ce dernier nous montre, étape par étape, l’échelle du progrès intérieur d’un disciple qui s’engage dans ces exercices mentaux. Naturellement, il a, au début, la perception de son village et celle des gens qui vivent autour de lui. Puis, dans la solitude, vivant parmi les arbres, probablement dans un bois ou dans une forêt, le disciple a la perception de la forêt. Pour gravir l’échelle, il est obligé d’abandonner cette perception et d’acquérir celle de la vaste terre. En l’abandonnant, il acquiert ensuite la perception de la « Sphère de l’espace infini ». Puis, en passant successivement aux trois autres sphères, il parvient à la concentration mentale, qui est sans signes indicatifs. Selon cette démonstration, il apparaît clairement que le disciple étudiant gravit progressivement l’échelle en changeant telle ou telle perception (sannâ) et que, chaque fois, il essaye d’atteindre une étape mentale plus subtile que la précédente.
Ce projet expliqué dans le Cûla-sunnata-sutta peut être exposé différemment. Au début, le disciple étudiant atteint les jhanas appartenant au domaine des formes subtiles, car il possède toujours les notions concernant ce domaine. En s’avançant vers une autre étape plus élevée, il a accès aux hauts états mentaux concentrés (samâpatti) appartenant au domaine sans formes. C’est une étape à laquelle on ne peut pas arriver sans renoncer aux notions concernant le domaine des formes subtiles. Lorsque le disciple a la perception concernant le domaine sans formes, il n’aperçoit même plus les formes matérielles subtiles. Dorénavant, son signe indicatif est l’espace vide infini (âkâsa), qui, selon le point de vue du Bouddha, n’est qu’une simple désignation (pannatti). Ainsi, il arrive à comprendre que l’espace vide infini n’est pas une chose existante en tant que réalité, mais simplement un signe indicatif perceptible par la conscience. Puis, n’ayant pas trouvé une réflexion mentale satisfaisante, il fixe sa pensée sur la conscience vide infinie et il comprend celle-ci également comme une création mentale. Puis il atteint la « Sphère du néant » et développe sa perception, qui, désormais, est dépourvue de signe indicatif ; et, en la développant graduellement jusqu’à un état mental extrêmement subtil, il atteint la quatrième étape, appelée « Sphère sans perception ni non-perception ». Cependant, le disciple n’y trouve pas une cessation complète de la perception. La raison est évidente : si la perception existe d’une façon ou d’une autre, c’est toujours en s’associant avec un indice mental. Autrement dit, même la pensée stable qui reste immobile sur une seule réflexion est une pensée fonctionnelle. Alors, le disciple développe encore davantage la perception de la vacuité et arrive à la concentration qui est sans indice, appelée « concentration mentale sans signes indicatifs » (animitta-cetô-samadhi). Cette étape aussi est une création mentale, et c’est en le comprenant que le disciple élimine complètement l’ignorance (avijjâ).
Le même état mental est mentionné dans le Mahâ-sunnata-sutta, où le Bouddha annonce qu’il demeure dans la vacuité intérieure sans réfléchir à aucun signe indicatif.
La philosophie bouddhiste du Mahâyâna soutient exactement sur ce point la même position, en mettant l’accent sur « l’arrêt complet du fonctionnement de la pensée ». Le fonctionnement de la pensée qui engendre les formations mentales (sankhâra) constitue un des problèmes épineux dans la voie de la délivrance.
(…)

Bouddha enseigna la Loi naturelle,
visible par tous, compréhensible en profondeur par ceux qui développent leur discernement.
"Evitez les mauvaises actions ; faites le bien autour de vous ; purifirez votre esprit."
Tel est l'enseignement de tous les Bouddhas.
"Santal, tagara, lotus, jasmin, de tous ces parfums le parfum de l'éthique est de loin le meilleur."

"La voie droite est proclamée, suivez-la, ne vacillez pas; Que chacun s'encourage soi-même, et, par étapes, atteigne le nibbâna."
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