Joie dans l'étude de la réalitéhttp://www.dhammapiti.org/2005-01-10T01:03:03Zover-blog.com Atom 1.0 Generatorhttp://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.pngL'enseignement originel de Bouddha, le Dhamma, bouddhisme Theravâda.http://www.dhammapiti.org/article-21048803.htmlHommage au Sangha2008-07-10T15:59:12Z2008-07-07T12:49:00ZLanglais Pierrehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1015467.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/01/12/62/Ajahn-in-London.jpg" />
Une nouvelle génération de maitres.
Rendons hommage aux bhikkhu occidentaux, qui rendent accessible le Dhamma sous une forme plus
familière et facilement compréhensible.
Peu sont les bhikkhu Français. Parmi eux, le vénérable Sasana et le vénérable Dhamma Sami. Ce
dernier a rendu accessible aux plus grand nombre toute l’essence du Dhamma grâce au site dhammadana.org.
Il est actuellement, retourné vivre en Birmanie.
Combien il est bénéfique que des bhikkhu occidentaux soient devenus au terme d’une longue expérience
monastique, des maitres de méditation, c'est-à-dire des personnes capables d’enseigner le Dhamma de Bouddha par l’atteinte des plus hautes réalisations des ariya savaka.
Ainsi, parmi ceux que j’ai pu connaitre, appartenant à la tradition des moines de la forêt :
Ajahn Tiradhammo qui est Canadien, Robin Moore (ex-Ajahn Suriyo) qui est Américain, ainsi que sister Ariya Nani qui est Suisse de la tradition Birmane.
Ces maitres, avec des mots adaptés aux occidentaux, savent rendre les concepts du Dhamma sous un
nouveau jour avec clarté. Ils s’en réfèrent souvent à Ajahn Sumedho (d'origine
Américaine) qui, lorsqu'il parle par exemple des trois formes de la « soif » Tanha, évoquant le désir de renaissance et celui de l’annihilation, le fait sous un aspect on ne
peut plus emprun du quotidien, et réellement lumineux :
«La renaissance est quelque chose que l’on peut voir directement, pas une théorie en
laquelle il faut croire. Il y a renaissance à chaque moment, dans tout ce que l’on fait. Comme il n’y a pas de soi, il n’y a rien qui renaisse en tant qu’essence personnelle ou âme passant
de vie en vie. Cependant, le désir est une façon de renaître, c’est chercher continuellement quelque chose en quoi s’absorber ou quelque chose à devenir. »
« Vous pouvez observer ce processus de renaissance dans votre propre esprit.
Qu’est-ce qui va du réfrigérateur à la télévision ? Est-ce une personne ? Est-ce là ce qu’est votre âme, cette essence qui va se perpétuer à travers l’éternité ? Ou bien est-ce le
désir ? N’est-ce pas simplement une errance sans but, une recherche habituelle de quelque chose à faire, quelque chose en quoi s’absorber ? »
« Pour la plupart
des gens, le sommeil est une forme d’annihilation. Quand on est endormi, on ne souhaite plus être quoi que ce soit, on n’a plus besoin de faire des efforts. Renaître tout le temps devient
ennuyeux, alors on en vient à souhaiter ne plus exister. »
(Extrait de L’esprit et la voie – Ajahn
Sumedho)
Ajahn Sumedho, à la demande d’Ajahn Chah, a fondé un monastère spécifiquement destiné aux
Occidentaux, dont il devint le premier abbé, le « Amaravati Buddhist monastery » en Angleterre.
Robin Moore (anciennement Ajahn
Suriyo), donne par sa présence, son engagement et sa totale ouverture, le Dhamma avec un éclairage nécessaire à la pratique quotidienne des Occidentaux, d’une manière douce mais rigoureuse. Il
est facile, dit-il, de ne pas se soucier de ce qu’il nous arrive, lorsque nous sommes heureux, mais bien vite l’insatisfaction nous regagne. Evoquant les saisons et le changement : « A
peine le printemps passé et son explosion fantastique et presque insupportable de couleurs et de formes dans la nature, l’on se dirige vers la décrépitude et la mort : le plus beau étant
déjà passé, dès le printemps ! »
Il enjoint chacun de se méfier des conceptions trop « brutes » dans le Dhamma qui nous
ferait pratiquer face à un « idéal ». Plutôt pratiquer concrètement « metta », par exemple, pour contrecarrer la colère, comme pour accepter toutes nos sensations. Une
particularité des moines de la forêt qui –tel Ajahn Tiradhammo- met un point d’honneur à ce que « metta », soit le cœur réceptif de notre observation
attentive.
Comment ne pas sentir sous cette constante sérénité, en apparence simple, la force de la
réalisation.
De même Sister Ariya Nani enseigne metta ainsi :
« Traditionnellement nous devons commencer par pratiquer mettā en premier
lieu pour nous-mêmes. Si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, nous devons reconnaître que tout ce que nous désirons c'est le bonheur. C'est un souhait fondamental que l'on retrouve chez tous les
êtres vivants. Ce n'est que quand nous reconnaissons et comprenons ce désir de bien-être profondément ancré en nous, que nous comprenons pleinement qu'en cela tous les autres êtres vivants ne
sont pas différents de nous. Sur la base de cette compréhension, il est plus facile de cultiver un cœur ouvert, tolérant et bienveillant envers tous les êtres, indépendamment de leurs croyances,
de leurs actes, de leur sexe ou de leur position sociale. Souvenons-nous que mettā
signifie amour universel quelles que soient les conditions et les circonstances.
En conséquence, nous devons commencer par développer mettā pour
nous-mêmes avec ces mots :
« Que je sois bien, heureux et en paix. Que je sois bien, heureux et en paix ». Quand nous sentons que
ce désir d'être bien devient fort et authentique, nous lançons un pont vers les autres êtres : « De même que je souhaite être bien, heureux et en paix, que tous les êtres soient bien, heureux et
en paix ». Ensuite nous continuons simplement avec le souhait de bonheur et de bien-être pour les autres. De même que nous souhaitons être traités gentiment, les autres veulent être traités
gentiment. De même que nous voulons être respectés, les autres veulent être respectés. De même que nous ne voulons pas être tués, les autres ne veulent pas être tués. mettā prend
naissance à la source de la considération que nous avons pour nous-mêmes et pour les autres. L'amour bienveillant jaillit d'un cœur compatissant, d'une empathie avec chaque être
vivant. »
http://www.dhammapiti.org/article-20669308.htmlLa voie (Theravada)2008-06-22T23:03:12Z2008-06-22T22:49:00ZLanglais Pierrehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1015467.html
La voie n’est ni facile ni difficile,
Elle est. Dans l’invisible présence du jour.
La voie est simple,
Car elle ne s’embarrasse d’aucun artifice,
D’aucune technique particulière.
Parfois on pense avoir acquis une méthode,
Un moyen de se prémunir des poisons,
Et lorsque le poison apparaît malgré tout,
On s’aperçoit encore que tout ceci est passager,
Et qu’il ne sert à rien de s’y attacher.
Quand on ne cherche rien de plus,
Que l’équilibre entre le chemin franchi
Et celui qui reste à parcourir,
On sait ce qu’il est bénéfique d’accomplir,
Et sage d’éviter, en demeurant présent.
Le disciple peut avancer nu,
D’opinions et de doutes stériles,
Son seul esprit, gardé et lucide,
Posé devant lui et regardant ce corps,
Ne redoutant pas d’affronter ce qui doit l’être.
Si la vie est une maladie se propageant,
Rien ne nous empêche de la traverser
Avec des repères tels que l’amitié, le don,
Sachant que les remèdes sont dans l’Octuple sentier,
Qui fait de chaque être le foulant, un être Noble.
Que faisons-nous si nous courrons, aveugles,
Après les plaisirs matériels, et spirituels ?
Seulement manifester du désir et continuer l’errance.
Puisse chacun voir et connaître la libération,
Par le Dhamma bien exposé par le « Suprême ».
La vérité ne se trouve pas -uniquement- par le Dhamma,
Car la vérité est dans tout ce que l’on voit et ce que l’on sait,
Si le Dhamma expose la réalité,
Chacun se doit de réaliser l’authenticité du Dhamma,
En comprenant la nature des phénomènes.
Ceux qui s’embarrassent de mots et de concepts,
N’ont pas encore rencontré le Dhamma.
Simple, pur, profond et de saveur unique,
Il libère de la confusion et dissipe l’illusion,
Telles sont quelques unes de ses caractéristiques.
A contre-courant de la recherche vaine de plaisirs,
Le Bouddha nous engage à relever le défi du « non-soi »
Le Dhamma nous encourage à ouvrir le cœur à la paix,
Les maitres nous montrent comment « metta » nous sauve,
Nous seuls pouvons parcourir ce sentier pur, cette « voie des anciens ».
http://www.dhammapiti.org/article-20428040.htmlLes laideurs (Visuddhimagga)2008-06-22T22:59:34Z2008-06-13T22:54:00ZLanglais Pierrehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1015467.html
Le texte suivant est un extrait d’un chapitre du Visuddhimagga (le chemin de la pureté) de
Buddhaghosa, « la laideur ».
La laideur traite d’une série de pratiques particulières ou l’attention et la
concentration reposent sur la vue d’un cadavre, réservé au moine qui souhaite se défaire de l’attachement au corps.
D’une façon rigoureuse, il est décrit ce que doit faire le moine qui souhaite se consacrer
à cette observation, pour que tout se déroule convenablement. Puis quels sont les signes qu’il doit observer.
On remarque la grande précision et réalisme des descriptions, c'est une caractéristique du
Dhamma, faire face et connaître la réalité des choses.
Voici les particularités des laideurs :
Les particularités des laideurs
Celui-aux-dix-pouvoirs, aux belles qualités,
à la splendeur louée par Dix-fois-cent-yeux* (Epithète d’Indra)
a trouvé en chacune des laideurs une cause de jhâna.
Celui qui connaît ces laideurs et sait comment s’y exercer
Doit avoir en outre conscience de leurs particularités.
Le jhâna que permet d’atteindre l’une ou l’autre laideur écarte les attachements. Il en résulte toujours un comportement
dépourvu d’avidité, semblable à celui des Accomplis, qui sont libres de tout attachement.
Il faut encore associer les laideurs aux étapes de
décompositions du cadavre et aux subdivisions du tempérament voluptueux.
Bien que toujours repoussant, le cadavre change
d’apparence, et le moine saisit le signe qu’il peut trouver : aspect déplaisant du cadavre gonflé, aspect déplaisant du cadavre marbré de bleu, etc. Les dix laideurs correspondent donc aux
étapes de décomposition du cadavre.
Le cadavre gonflé convient particulièrement aux moines qui
s’attachent aux formes, car il met en évidence la détérioration des formes corporelles.
Le cadavre marbré de bleu convient à ceux qui s’attachent
au teint, car il met en évidence la détérioration de la coloration de la peau.
Le cadavre suppurant convient à ceux qui s’attachent aux
senteurs corporelles que procurent les fleurs et les parfums, car il met en évidence la puanteur des plaies.
Le cadavre sectionné convient à ceux qui s’attachent à la
compacité du corps, car il met en évidence les séparations.
Le cadavre dévoré convient à ceux qui s’attachent à
l’accumulation de chair en certaines parties du corps comme les seins, car il montre comment la plénitude de cette accumulation de chair est détruite.
Le cadavre éparpillé convient à ceux qui s’attachent à
l’élégance des membres, car il met en évidence la dispersion de ces membres.
Le cadavre coupé et éparpillé convient à ceux qui
s’attachent à la perfection de l’ensemble du corps, car il met en évidence la destruction et l’altération de l’assemblage du corps.
Le cadavre sanguinolent convient à ceux qui s’attachent à la beauté des parures, car il met en évidence le caractère
déplaisant du corps paré de sang.
Le cadavre mangé aux vers convient à ceux qui s’attachent
à l’idée que ce corps leur appartient, car il met en évidence les espèces de vers avec lesquelles ils doivent le partager.
Le squelette convient à ceux qui s’attachent à la
perfection des dents, car il relève le caractère déplaisant des os.
Voilà comment les dix catégories de la laideur
correspondent aux dix subdivisions du tempérament voluptueux.
Un bateau ne peut voguer sur une rivière au flot
tumultueux et au courant rapide sans un gouvernail solide. L’absence de gouvernail lui interdit de naviguer. De même, l’attention ne peut rester focalisée sur la laideur que si la prise-ferme est
puissance, car l’objet manque de force (d’attrait). Sans prise-ferme, l’attention ne peut se maintenir sur l’objet. C’est pourquoi cette pratique ne permet d’atteindre que le premier
jhâna.
Bien que l’objet soit déplaisant, le ravissement et la satisfaction sont possibles parce que le moine voit l’intérêt du
signe : « C’est assurément par ce moyen que je serai délivré du vieillissement et de la mort », et parce que le tourment des obstacles est éliminé. Le moine comprend
l’intérêt du signe de la même façon qu’un chiffonnier voit le gain conséquent que va lui rapporter un tas d’ordures, ou qu’un malade souffrant d’une grave affliction voit l’avantage d’un émétique
ou d’un purgatif (désagréable à ingurgiter).
La laideur présent dix aspects, mais une seule
caractéristique : sa nature à la fois malpropre, malodorante, repoussante et déplaisante.
Même vivants, les corps présentent cette caractéristique, …
http://www.dhammapiti.org/article-20040993.htmlANATTALAKKHANA-SUTTA2008-05-31T21:15:18Z2008-05-31T10:09:00ZLanglais Pierrehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1015467.html
ANATTALAKKHANA-SUTTA
La doctrine de "Non-Soi"
"Ce sutta est considéré comme le deuxième sermon du Bouddha; il fut prononcé quelques jours seulement après le premier sermon, à l'intention
des mêmes cinq bhikkhus."
(Môhan Wijayaratna dans Sermons du Bouddha)
Aussi essentiel que le premier "Dhamma-cakkappavattana", sutta des quatre Nobles Vérités, celui-ci expose la doctrine du "Non-soi",
anatta, résolument en contradiction avec la plupart des croyances de son époque, et même actuelles qui soutiennent une âme ou conscience éternelle, ou divine.
Aucun des 5 agrégats (sens, sensation, perception, composition mentale, consciences) qui constituent les individus ne peuvent être conçus comme nous appartenant, et c'est bien là, la voie de la
Libération.
***
Une fois, le Bienheureux séjournait au parc aux Daims, à Isipatana, près de Bénarès (...) Le Bienheureux s'adressa aux cinq
moines et dit:
La forme, ô moines, n'est pas le Soi. Si la forme était le Soi, ô moines, la forme ne serait pas sujette aux maladies et l'on aurait la possibilité de dire à propos
du corps: "Que mon corps devienne ou ne devienne pas tel pour moi."
Cependant, puisque le corps n'est pas le Soi, le corps est sujet aux maladies et l'on n'a pas la possibilité de dire à propos du corps: "Que mon corps devienne ou
ne devienne pas tel pour moi."
La sensation, ô moines, n'est pas le Soi. Si la sensation était le Soi, ô moines, la sensation ne serait pas sujette aux maladies et l'on aurait la possibilité de
dire à propos de la sensation: "Que ma sensation devienne ou ne devienne pas telle pour moi."
Cependant, puisque la sensation n'est pas le Soi, la sensation est sujette aux maladies et l'on n'a pas la possibilité de dire à propos de la sensation: "Que ma
sensation devienne ou ne devienne pas telle pour moi."
La perception, ô moines, n'est pas le Soi. Si la perception était le Soi, ô moines, la perception ne serait pas sujette aux maladies et l'on aurait la possibilité
de dire à propos de la perception: "Que ma perception devienne ou ne devienne pas telle pour moi."
Cependant, puisque la perception n'est pas le Soi, la perception est sujette aux maladies et l'on n'a pas la possibilité de dire à propos de la perception: "Que ma
perception devienne ou ne devienne pas telle pour moi."
La tendance habituelle, ô moines, n'est pas le Soi. Si la tendance habituelle était le Soi, ô moines, la tendance habituelle ne serait pas sujette aux maladies et
l'on aurait la possibilité de dire à propos de la tendance habituelle: "Que ma tendance habituelle devienne ou ne devienne pas telle pour moi."
Cependant, puisque la tendance habituelle n'est pas le Soi, la tendance habituelle est sujette aux maladies et l'on n'a pas la possibilité de dire à propos de la
tendance: "Que ma tendance habituelle devienne ou ne devienne pas telle pour moi"
La conscience, ô moines, n'est pas le Soi. Si la conscience était le Soi, ô moines, la conscience ne serait pas sujette aux maladies et l'on aurait la possibilité
de dire à propos de la conscience: "Que ma conscience devienne ou ne devienne pas telle pour moi."
Cependant, puisque la conscience n'est pas le Soi, la conscience est sujette aux maladies, et l'on n'a pas la possibilité de dire à propos de la conscience: "Que ma
conscience devienne ou ne devienne pas telle pour moi."
Qu'en pensez-vous, ô moines ? La forme est-elle permanente ou impermanente ? - La forme est impermanente, ô Bienheureux. - Si une chose est impermanente,
est-elle dans le malheur ou dans le bonheur? - Dans le malheur, ô Bienheureux. - Alors, donc, de ce qui est impermanent, qui est malheur, sujet au changement, peut-on, quand on le considère,
dire: "Cela est mien, je suis cela, cela est mon Soi ? " - Certainement non, ô Bienheureux.
- Qu'en pensez-vous, ô moines ? La sensation est-elle permanente ou impermanente? - La sensation est impermanente, ô Bienheureux. -Si une chose est
impermanente, est-elle dans le malheur ou dans le bonheur ? - Dans le malheur, ô Bienheureux. -Alors donc, de ce qui est impermanent, qui est malheur, sujet au changement, peut-on, quand on
le considère, dire: "Cela est mien, je suis cela, cela est mon Soi?" - Certainement non, ô Bienheureux.
-Qu'en pensez-vous, ô moines? La perception est-elle permanente ou impermanente? - La perception est impermanente, ô Bienheureux -Si une chose est impermanente,
est-elle dans le malheur ou dans le bonheur? - Dans le malheur, ô Bienheureux -Alors donc, de ce qui est impermanent, qui est malheur, sujet au changement, peut-on, quand on le considère, dire "
Cela est mien, je suis cela, cela est mon Soi" - Certainement, non, ô Bienheureux.
-Qu'en pensez-vous, ô moines? La tendance habituelle est-elle permanente ou impermanente? - La tendance habituelle est impermanente, ô Bienheureux. -Si une chose
est impermanente, est-elle dans le malheur ou dans le bonheur? - Dans le malheur, ô Bienheureux. -Alors donc, de ce qui est impermanent, qui est malheur, sujet au changement, peut-on, quand on le
considère, dire: "Cela est mien, je suis cela, cela est mon Soi? " - Certainement non, ô Bienheureux.
-Qu'en pensez-vous, ô moines? La conscience est-elle permanente ou impermanente? - La conscience est impermanente, ô Bienheureux. -Si une chose est impermanente,
est-elle dans le malheur ou dans le bonheur? - Dans le malheur, ô Bienheureux. -Alors donc, de ce qui est impermanent, qui est malheur, sujet au changement, peut-on, quand on le considère, dire:
"Cela est mien, je suis cela, cela est mon Soi?" - Certainement non, ô Bienheureux.
Il en résulte, ô moines, que tout ce qui est corps, passé, futur ou présent, intérieur ou extérieur, grossier ou subtile, vil ou excellent, lointain ou proche, tout
ce qui est corps doit être considéré, selon la sagesse correcte, comme tel qu'il est, en se disant: "Cela n'est pas à moi, je ne suis pas cela, cela n'est pas mon Soi."
Il en résulte, ô moines, que tout ce qui est sensation, passée, future ou présente, intérieure ou extérieure, grossière ou subtile, vile ou excellente, lointaine ou
proche, tout ce qui est sensation doit être considéré, selon la sagesse correcte, comme tel qu'il est, en se disant: "Cela n'est pas à moi, je ne suis pas cela, cela n'est pas mon Soi."
Il en résulte, ô moines, que tout ce qui est perception, passée, future ou présente, intérieure ou extérieure, grossière ou subtile, vile ou excellente, lointaine
ou proche, tout ce qui est perception doit être considéré, selon la sagesse correcte, comme tel qu'il est, en se disant: "Cela n'est pas à moi, je ne suis pas cela, cela n'est pas mon
Soi."
Il en résulte, ô moines, que tout ce qui est tendance habituelle, passée, future ou présente, intérieure ou extérieure, grossière ou subtile, vile ou excellente,
lointaine ou proche, tout ce qui est tendance habituelle doit être considéré, selon la sagesse correcte, comme tel qu'il est, en se disant: "Cela n'est pas à moi, je ne suis pas cela, cela n'est
pas mon Soi."
Il en résulte, ô moines, que tout ce qui est conscience, passée, future ou présente, intérieure ou extérieure, grossière ou subtile, vile ou excellente, lointaine
ou proche, tout ce qui est conscience doit être considéré, selon la sagesse correcte, comme tel qu'il est, en se disant: "Cela n'est pas à moi, je ne suis pas cela, cela n'est pas mon
Soi."
Considérant les choses ainsi, ô moines, le disciple savant réprouve le corps, il réprouve la sensation, il réprouve la perception, il réprouve la tendance
habituelle, il réprouve la conscience. Lorsqu'il les réprouve, il est sans désir. Lorsqu'il est sans désir, il est libéré du désir. Lorsqu'il est libéré vient la connaissance: "Voici la
libération ", et il sait: "Toute naissance nouvelle est anéantie, la Conduite pure est vécue, ce qui doit être achevé est achevé, il n'y a plus rien qui demeure à accomplir, il n'est plus (pour
moi) de devenir."
Ainsi parla le Bienheureux. Les cinq moines, contents, se réjouirent de la parole du Bienheureux. De plus, pendant le déroulement de ce sermon, la pensée des cinq
moines fut libérée complètement des souillures. A ce moment il y eut six Arahants dans le monde.
Source:
http://fr.wikisource.org/wiki/Sermons_du_Bouddha_-_Chapitre_13_:_La_doctrine_de_non-Soi_%28ANATTALAKKHANA-SUTTA%29
Note : Môhan Wijayaratna dans Sermons du Bouddha traduit les passages suivant
:
"Si une chose est impermanente, est-elle dans le malheur ou dans le bonheur?"
ainsi :
"Si une chose est impermanente, est-elle dans l'état satisfaisant ou dans l'état insatisfaisant?"
De même "la tendance habituelle" peut être traduit par "composition mentale" : sankhara.
http://www.dhammapiti.org/article-19775558.htmlLa méditation quotidienne2008-05-21T23:05:25Z2008-05-21T21:39:00ZLanglais Pierrehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1015467.html
Là est mon refuge, en méditation.
Quand la journée accomplie, je me regagne,
Là est le refuge, sans aucune action,
Dans le silence du foyer intérieur.
Que ce soit la respiration,
La sensation d’assise du corps,
Ou l’état d’esprit du moment,
Chacun est un support stable d’observation,
Le cœur accueille la souffrance,
Tant qu’il le peut et se réjouit,
D’avoir un compagnon de route fidèle,
Pour l’aider à considérer le corps et l’esprit.
Tels qu’ils sont, ainsi sont vus les phénomènes,
Distinguant ceux physiques, et ceux mentaux,
Constamment vigilant au ressenti,
Le yogi doit demeurer sans s’attacher.
Démasquer les sankhara,
Laisser venir les angoisses,
Repérer les égarements, revenir au centre,
Là est l’œuvre de l’attention.
Rien à attendre, juste connaître,
Dénouer l’enchevêtrement de l’être,
Percevoir la vibration constante du changement,
Comprendre qu’aucune stabilité n’est possible.
Rien de permanent ne comble ce monde,
Car tout ce qui semble réel est futile et vide,
Comparé au suprême nibbâna, où l’abondance de paix règne,
Ce royaume auquel j’aspire, la fin des souffrances !
“Buddham saranam gacchami
Dhammam saranam gacchami
Sangham saranam gacchami.”
"Namo tassa bhagavato arahanto
sammasambudhassa”.
http://www.dhammapiti.org/article-19527322.htmlAider la Birmanie2008-05-13T19:31:56Z2008-05-13T17:19:00ZLanglais Pierrehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1015467.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/01/12/62//Myanmar-Nargis.jpg" />
Le cyclone Nargis qui a noyé tout le sud de la Birmanie laisse derrière lui des milliers de morts, des familles endeuillés, des sans abris, des orphelins, la misère et l'urgence.
Après cette catastrophe, les survivants ont un besoin urgent d'eau, de vivres, de médicaments et de matériel pour se reconstruire.
Faites un geste pour eux.
-Soit par l'intermédiaire d'un Français résident à Yangon et grâce à une association, lequel fait parvenir directement les premières nécessités aux habitants des alentours de la capitale.
http://aidebirmanie.blogspot.com/
(Des informations sur la Birmanie : là .)
-Soit par une association humanitaire:
Où faire vos dons ? (source : l'Express)
La Croix rouge
Ses équipes se sont déployées à travers les cinq régions les plus touchées de Birmanie dès la fin du cyclone, afin de mieux évaluer la situation
et de venir en aide immédiatement aux populations. La Croix Rouge a déjà réussi à débloquer 122 000 euros pour réaliser ses deux priorités : fournir des abris d'urgence et garantir l'accès à
l'eau potable des habitants.
En savoir plus.
Médecins du Monde
MdM cherche à affréter le plus vite possible un avion chargé de matériel médical et de médicaments pour apporter de meilleurs soins aux
populations sinistrées.
En savoir
plus.
Action contre la faim
L'organisation a lancé un appel aux dons via son site internet. Elle attire l'attention sur l'augmentation fulgurante du prix de l'eau et de la
nourriture depuis que le cyclone a frappé la Birmanie.
En savoir plus.
Aide Médicale Internationale
L’équipe d’Aide Médicale Internationale en Birmanie/Myanmar, présente depuis 2001 dans les townships de Dala, Twantay, et de Seikgyi (dans la
banlieue de Yangon), s’est rendue dans certaines des zones les plus touchées par le cyclone Nargis. Aide Médicale Internationale travaille actuellement à la définition et à la mise en œuvre, sur
la zone de Dala, d’un plan d’action cohérent et efficace à destination des victimes du cyclone.
En savoir plus.
"Quel rire, quelle exultation peut-il y avoir, alors que le monde brûle à jamais?
Etant submergé par l'obscurité, pourquoi ne cherchez-vous pas la lumière?"
Dhammapada 146
"Menez une vie de droiture, mais non une vie de corruption. L'homme qui marche dans la Voie du Dhamma vit heureux dans ce monde et dans le suivant.
Juste comme on verrait une bulle, juste comme on verrait un mirage, si une personne considère ainsi le monde, le Roi de la mort ne la verra pas."
Dhammapada 169, 170
Une prière pour le peuple Birman, vertueux et affligé.
http://www.dhammapiti.org/article-19494904.htmlPermettre aux choses de se manifester2008-05-12T15:02:47Z2008-05-12T14:52:00ZLanglais Pierrehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1015467.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/01/12/62//4nbtPetit.gif" />
PERMETTRE AUX CHOSES DE SE MANIFESTER
Par le Vénérable Ajahn Sumedho
(extrait du livre les Quatre Nobles Vérités)
Texte intégral disponible ici :
http://dhammasukha.free.fr/biblio/4NoblesVerites.html#permettre
Avant de pouvoir vraiment lâcher prise et mettre les choses de côté, il faut en prendre pleinement conscience. La méditation
est un moyen de permettre au subconscient de se manifester consciemment. Toutes les déceptions, les peurs et les angoisses, tous les désirs inavoués et les ressentiments ont la possibilité de
devenir conscients. Beaucoup de gens aspirent à un idéal très élevé et, par conséquent, sont parfois très déçus de leur incapacité d’être à la hauteur – de ne pas se mettre en colère, par exemple
– tout ce que l’on devrait ou bien ne devrait pas être. Dans ces conditions, nous pouvons aisément créer le désir – et nous y attacher – de nous débarrasser de ces choses négatives qui ne
correspondent pas à notre idéal. Ce type de désir peut sembler juste au niveau moral. Vouloir se débarrasser de pensées cruelles, de ressentiments et de jalousie paraît bon, puisqu’une personne
respectable ne devrait pas les ressentir. C’est ainsi que l’on crée un complexe de culpabilité.
Si nous contemplons cela, nous prenons pleinement conscience du désir d'être à la hauteur de cet idéal et de nous débarrasser de ces tendances
négatives. Nous pouvons ainsi lâcher prise : plutôt que de travailler à devenir cet individu parfait, nous laissons de côté ce désir. Ne reste qu’un esprit clair et serein. Il n’est pas
nécessaire de devenir cet individu parfait, ce genre d’idéal n’étant qu’une création mentale apparaissant, puis disparaissant ; l’esprit originel reste le même.
L’idée de cessation est facile à comprendre au niveau intellectuel, mais réaliser l’expérience que constitue la cessation peut s’avérer très
difficile, car cela nécessite de bien vouloir cohabiter avec ce que l’on pense ne pas pouvoir supporter. Par exemple, quand j’ai commencé à pratiquer la méditation, je m’attendais à ce que cela
me rende plus gentil, plus heureux et me conduise à faire l’expérience d’états méditatifs très agréables. Mais, jamais auparavant, je n’avais connu autant de haine et de colère qu’au cours de ces
deux premiers mois. Je me disais : « C’est affreux, la méditation m’a rendu pire qu’avant ! ». Mais je réussis à contempler pourquoi tant de colère et d’aversion remontaient à la surface.
J’ai réalisé qu’en grande partie, ma vie consistait précisément à fuir tout cela. Lorsque j’étais un laïc, la lecture était une obsession. Où que j’aille, j’avais besoin d’avoir des livres en ma
possession. Lorsque la peur ou la colère commençaient à se manifester, je prenais refuge dans un bouquin… ou alors, j’allumais une cigarette… ou bien encore je mangeais quelque chose, convaincu
d’être quelqu’un de gentil, incapable de haïr les autres. Le moindre signe d’aversion ou de haine était réprimé.
C’est la raison pour laquelle, durant les premiers mois de ma vie monastique, j’avais désespérément besoin de trouver différentes activités. Je
cherchais les moyens de me distraire parce que la pratique de la méditation ramenait à ma mémoire toutes sortes de choses que j’avais essayé d’oublier. Des souvenirs d’enfance, mais aussi de mon
adolescence, refaisaient surface continuellement, accompagnés d’un sentiment de colère et de haine si fort qu’il devint presque intolérable. Mais je commençais à voir qu’il me faudrait supporter
ces émotions : j’ai donc fait preuve de patience. C’est ainsi que toute la haine et la colère que j’avais réprimée en trente ans d’existence fit irruption, pour ainsi dire, et put se consumer et
s’éteindre grâce à la méditation. C’était un processus de purification.
Pour permettre à ce processus de cessation de prendre place, nous devons être prêts à souffrir. C’est pourquoi j’insiste sur l’importance de la
patience. Nous devons faire de la souffrance une expérience pleinement consciente car c’est seulement en l’accueillant que la souffrance peut prendre fin. Quand nous prenons conscience que nous
souffrons physiquement ou mentalement, il convient alors de faire face à cette douleur qui est présente. Nous l’acceptons complètement, l’accueillons et la prenons comme objet de contemplation en
lui permettant d’être ce qu’elle est. Cela demande d’être patient et de surmonter le désagrément d’une condition quelle qu’elle soit. Au lieu de nous enfuir, nous devons endurer l’ennui, le
désespoir, le doute et la peur pour être à même de voir et de comprendre que ces conditions prennent fin.
Tant que nous ne permettons pas aux choses de cesser, nous continuons à créer du nouveau kamma qui ne fait que renforcer nos habitudes. Quand
quelque chose se manifeste, nous nous en saisissons et nous l’utilisons pour fabriquer toutes sortes de créations mentales. Tout devient plus compliqué ainsi. De cette manière, ces réactions sont
répétées continuellement au cours de nos vies. Tourner en rond à la poursuite de nos désirs dans l’espoir d’éviter nos peurs ne peut pas nous conduire à la paix. Nous contemplons la peur et le
désir pour qu’ils cessent de nous duper : il est nécessaire de comprendre ces forces qui nous mystifient pour qu’elles arrêtent de nous tromper et soient ainsi autorisées à cesser. Le désir et la
peur nous révèlent leurs qualités fondamentales : ils sont impermanents, insatisfaisants et impersonnels. Ils sont vus et compris pour ce qu’ils sont, c’est ainsi que la souffrance prend
fin.
Il est vraiment très important de comprendre la différence entre cessation et annihilation – le désir qui peut se manifester de se débarrasser des
choses. La cessation est la fin naturelle de toute condition qui est apparue. C’est autre chose que le désir ! Ça n’est pas une création mentale, mais l’achèvement de ce qui a commencé, la mort
de ce qui est né. Par conséquent, la cessation n’a rien de personnel, elle n’est pas le résultat de la volonté de se débarrasser de choses, mais se produit lorsque l’on permet à ce qui est apparu
de disparaître. Pour ce faire, on doit abandonner la convoitise. Ça ne veut pas dire rejeter ou refouler : abandonner possède plutôt ici le sens de lâcher prise, laisser de côté.
Lorsque la fin s’est produite, ce qui vient ensuite est l’expérience de nirodha : la cessation, la vacuité, l’absence d’attachement. Nirodha est un
autre terme pour évoquer la réalisation de Nibbana. Lorsque vous avez permis à quelque chose de partir et de cesser, il ne reste que la paix, la sérénité.
Vous pouvez faire l’expérience de cette tranquillité lorsque vous pratiquez la méditation. Quand vous avez laissé un désir se résorber, disparaître
de votre conscience, une paix profonde s’ensuit. Il s’agit de la sérénité véritable, située au-delà de la mort. Quand vous réalisez clairement cette expérience, quand vous comprenez vraiment de
quoi il s’agit en l’ayant vécu, vous réalisez Nirodha Sacca, la Vérité de la Cessation : un espace dans lequel il n’y a pas d'ego, mais où règnent vigilance et clarté. La véritable signification
du bonheur suprême, de la béatitude est cette paix de la conscience transcendant totalement la souffrance et l’angoisse.
Si nous ne laissons pas survenir la cessation, nous avons tendance à opérer sur la base de suppositions que nous faisons sans même en avoir
conscience. Parfois, ce n’est que lorsque nous commençons à méditer que nous nous rendons compte combien tant de peur et de manque de confiance remontent à des expériences de l’enfance. Je me
souviens que, lorsque j’étais un petit garçon, j’avais un très bon ami qui se désintéressa de moi et me rejeta. A la suite de cet événement, je fus vraiment déprimé pendant des mois. Cela laissa
une impression très profonde dans ma mémoire. Je compris par la suite, à travers la méditation, que cet incident apparemment minime avait profondément conditionné ma relation aux autres – j’ai
toujours ressenti une grande peur d’être rejeté. Je ne m’en étais pas rendu compte, jusqu’à ce que ce souvenir précis se mette à revenir continuellement au cours de la méditation. L’esprit
rationnel nous dit que c’est ridicule de passer notre temps à analyser les tragédies de notre enfance. Mais, si celles-ci ne cessent de visiter notre conscience, il est possible que ce soit parce
qu’elles essayent de nous dire quelque chose sur les suppositions et les conditionnements qui ont été mis en place lorsque nous étions enfant.
Si vous faites l’expérience, pendant votre méditation, de souvenirs ou de peurs obsessionnelles, au lieu de vous sentir frustré et contrarié,
apprenez à les voir comme des choses qu'il convient d'accepter en votre conscience, de façon à pouvoir les laisser de côté. Vous avez la possibilité d’organiser votre quotidien afin d’éviter de
voir ces choses ; ainsi, les conditions nécessaires à leur apparition sont réduites. Vous pouvez vous engager pour de grandes causes ou dans d’importantes activités ; dans ce cas, ces anxiétés et
phobies non identifiées ne deviennent jamais conscientes – mais que se passe-t-il lorsque vous lâchez prise ? Le désir ou l’obsession sont mouvants et ils se déplacent vers la cessation : ils
prennent fin. Par cette expérience, vous avez la révélation qu’il y a la cessation du désir. Ceci constitue le troisième aspect de la Troisième Noble Vérité: la cessation a été réalisée.
http://www.dhammapiti.org/article-18926429.htmlMetta Vipassana2008-05-19T22:28:14Z2008-04-21T12:29:00ZLanglais Pierrehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1015467.html<img src="http://idata.over-blog.com/0/01/12/62//tiradhammo.jpg" />
Les quatre demeures divines en tant que qualités méditative.
« Session metta »
avec Ajahn Tiradhammo
(Retraite du 19 et 20 Avril 2008 organisé par l’association terre d’éveil.)
http://www.vipassana.fr/Sessions/SessionTiradhammo.htm
Lorsque nous lisons, évoquons ou méditons sur « metta », la
bienveillance, cela nous semble être quelque chose d’absolu, un amour inconditionnel que l’on délivre à tous les êtres.
Pourtant si nous ne sommes pas capable de nous aimez nous même –correctement-, nous ne pouvons prétendre aimez les autres,
inconditionnellement.
Dans le Bouddhisme nous faisons l’expérience des choses pour les connaître personnellement.
Ainsi, nous devons faire l’expérience de « metta » à notre niveau.
Metta a plusieurs sens, et plusieurs niveaux d’applications.
Nous commencerons avec un niveau qui soit facilement adaptable et compréhensible, metta en tant qu’amitié envers nous même et envers les
évènements qui nous arrive.
Il s’agit d’être ouvert et amical envers les phénomènes que nous considérons comme « ennemis » ou « négatifs ».
Habituellement nous rejetons de nombreuses choses, soit parce que nous ne souhaitons pas les voir, soit parce qu’elles nous font
souffrir.
Lorsque qu’une douleur physique se présente, nous exerçons une contraction autour de cette douleur, de manière naturelle. Nous l’isolons car
nous ne voudrions pas la ressentir. Ainsi, il se crée le sujet « moi » et l’objet « ma douleur », nous sommes dans la dualité.
C’en est de même pour la colère, il y a « moi » et il y a « ma colère ».
Le but de la méditation avec metta est d’être ouvert et d’accueillir amicalement ce qui nous semble désagréable.
Nous prenons la base de la vision pénétrante –vipassana- et l’observation de la respiration comme objet principal. Lorsque qu’une douleur
physique apparaît, soyons un peu plus amical envers elle, ne la rejetons pas.
En déplaçant notre attention vers le cœur nous essayons de voir quelle sensation prédomine.
Nous devons nous relier avec notre cœur « spirituel », situé au milieu de la poitrine et laisser venir à nous les sensations
désagréables.
Il faut introduire un peu d’amitié dans cette sensation désagréable, si c'est une douleur, relaxer grâce à la respiration la zone douloureuse,
si c'est une émotion négative, faire preuve de compassion envers nous même.
La sensation désagréable fait partie de nous et ce n’est pas en la repoussant que nous pourrons réussir à nous en défaire,
complètement.
A chaque fois nous revenons à l’observation de la respiration, ou à l’attention au corps, à la connaissance de l’état d’esprit au moment
présent.
Si nous rencontrons un sentiment « négatif » comme par exemple l’irritation, il est fort probable qu’en observant attentivement ce
sentiment, on découvre derrière un autre sentiment duquel découle ce sentiment le plus apparent qui est « l’irritation ». Il peut s’agir de la frustration, et puis de la peur qui est
très relié à notre ego. Donc en rejetant l’irritation je ne fais que repousser une énergie très forte, je ne peux remonter jusqu’à la source de ce sentiment négatif. La peur est une force de vie
très puissante. Il nous faut l’examiner et non la renier.
Lorsque la colère est présente, essayons d’introduire un peu d’amitié dans cette colère. Ainsi d’une colère dense, nous aurons une colère plus
« amicale », d’une colère incontrôlable, nous aurons une colère plus enclin à être observée.
La colère est un sentiment tout à fait « commun », elle fait partie de nos gènes en quelque sorte.
Il ne s’agit pas de la réprimer ou de l’étendre.
En acceptant la colère nous acceptons d’être humain et de partager cette caractéristique.
En s’ouvrant à la colère, petit à petit, nous permettons à celle-ci de se transformer.
Il en est de même pour tous les aspects déplaisants que nous rencontrons.
En transformant notre rapport au monde nous arrivons à nous ouvrir totalement aux phénomènes, en intégrant même ceux que l’on considère comme
« ennemi » et que l’on veut séparer de nous mêmes habituellement.
Notre cœur a un mécanisme d’ouverture et de fermeture selon le contexte dans lequel nous nous trouvons.
Cependant bonheur et malheur sont des choses très relative, l’un existe par rapport à l’autre, et dépend de notre perception.
Plutôt que de concevoir metta comme un idéal extérieur à nous mêmes, la pratique de metta commence à l’intérieur de nous mêmes, grâce à la
méditation vipassana, et nous permet d’être réceptif à toutes les sensations sans créer de dualité, notamment d’être réceptif aux sensations déplaisantes.
Allant du personnel vers le transpersonnel, nous serons capable d’ouvrir notre cœur à toutes les expériences et de diffuser metta à tous les
êtres naturellement.
Le développement de metta sert de base aux trois autres demeures divines.
Karuna, la compassion est développée en demeurant présent avec la souffrance. D’abord avec celle que nous ressentons, en tant que douleur,
peine, puis comme compassion et partage de la souffrance avec autrui.
Mudita, la joie altruiste, se développe en éveillant en nous un sentiment de bien être et en lui permettant de demeurer.
L’équanimité, upekka, se rencontre comme résultat des pratiques précédentes. C’est une qualité qui permet de rester stable face aux
turbulences que rencontre l’esprit et de même, attentif face à un sentiment de paix.
Il ne faut pas confondre upekka avec l’indifférence qui met une distance entre le sujet et l’objet.
L’équanimité est un aboutissement car c’est l’union de la pratique de karuna et de mudita, de metta avec upekka. Là où, dépassant le moi, nous
rencontrons toutes les émotions avec la même bienveillance, capable d’être pleinement réceptif à tous les phénomènes qui se présentent, plein de bonté envers nous même comme avec autrui.
Continuez dans votre pratique et bonne chance !
Avec metta.
http://www.bodhinyanarama.net.nz/default.aspx?PageId=1
http://www.dhammapiti.org/article-18708528.htmlVisuddhimagga (prologue 2)2008-04-13T20:20:07Z2008-04-13T20:13:00ZLanglais Pierrehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1015467.html
Visuddhimagga - Le chemin de la Pureté
De Buddhagosa (traduit du magadhi par Christian Maës)
Prologue (2)
Je vais donner à présent le sens véritable et détaillé
de cette strophe que le grand Sage déclama.
Certains yogis entrent dans l’enseignement du Vainqueur,
si difficile à trouver, sans connaître pour ce qu’il est
le chemin sûr et droit vers la Pureté :
discipline, concentration et sagacité.
Ils aspirent à la Pureté mais n’y parviennent pas malgré leurs efforts.
Pour eux, je vais décrire ce chemin de la Pureté
selon une présentation claire qui leur plaira
et qui suit la méthode transmise
par les résidents du Grand Monastère*.
Je vais l’exposer fidèlement.
Vous tous, hommes de bien qui aspirez à la Pureté, prêtez attention !
La « Pureté » désigne le Dénouement*, lequel, dépourvu
de toute tache, est extrêmement pur. Le chemin qui y mène constitue le chemin de la Pureté –et l’on appelle chemin le moyen d’accès- ; c’est ce moyen que je vais décrire.
Le chemin de la Pureté fut parfois exposé seulement comme
supravoyance* :
« Voir avec sagacité que toutes les créations sont temporaires et être désenchanté du
désagrément*, tel est le chemin de la Pureté. »
Parfois comme jhâna* et sagacité :
« Qui possède jhâna et sagacité se trouve en face du Dénouement.* »
Parfois comme kamma*, etc . :
« Kamma, science et rectitude, discipline
et mode de subsistance supérieur.
Voilà qui purifie les mortels, non la famille ou la richesse. »
Parfois comme discipline, etc. :
« Toujours discipliné, sagace et bien concentré,
Energique et résolu, il traverse l’inondation si difficile à traverser. »
Parfois comme vigilance, etc. :
« Il n’existe qu’un chemin pour purifier les êtres, moines… et pour voir le Dénouement de ses propres yeux : celui
des quatre vigilances. »
Même formulation avec les quatre efforts-justes.
Mais la réponse en vers parle de discipline, etc.
Commentaire de la réponse
« L’homme » : l’être.
« Intelligent » : doué de la sagacité qui résulte du kamma lors du lien-de-renaissance à trois
causes.*
« Ferme dans sa discipline » : stable dans sa discipline, s’y adonnant pleinement.
« Qui développe état d’être et sagacité » : qui fait naître et croître la concentration, dite état
d’être*, et la supravoyance, que désigne la sagacité.
« Moine » : celui qui considère l’aspect terrifiant du mouvement continuel*.
« Energique » : vigoureux. La vigueur désigne l’énergie qui brûle les souillures de l’esprit. L’homme
est « énergique » lorsqu’il possède cette qualité.
« Sage » : doué de la sagacité qu’on dénomme sagesse ou sagacité protectrice. La strophe mentionne trois fois
la sagacité, une première fois en tant que sagacité innée, une deuxième en tant que sagacité supravoyante, et une troisième en tant que sagacité protectrice qui guide dans
toutes les actions.
Le moine « peut démêler ce lacis » lorsqu’il possède six qualités : la discipline, la concentration désignée
par l’expression « état d’être », trois formes de sagacité et la vigueur.
Un homme solidement planté sur le sol peut, en maniant une épée
bien affilée, couper les bambous enchevêtrés dans un grand fourré. De même, celui qui s’est affermi sur le sol de la discipline et qui manie, avec la main de la sagacité protectrice, pleine de
vigueur, l’épée de la sagacité supravoyante bien aiguisée sur la pierre de la concentration peut dénouer l’enchevêtrement des désirs qui encombrent la succession de ses instants
d’être ; il peut le trancher, il peut l’anéantir. A l’instant du chemin, il dénoue le lacis ; à l’instant du Fruit, le lacis étant dénoué, il devient digne des sublimes sacrifices que
lui offrent le monde et ses dieux. Voilà dans quel sens le Seigneur a dit :
« L’homme intelligent et ferme dans sa discipline,
qui développe état d’être et sagacité
comme un moine énergique et sage,
peut démêler ce lacis. »
Grand Monastère : Monastère proche d’Anurâdhapura, ancienne capitale du Sri
Lanka.
Dénouement : Selon le texte, nibbâna vient de la racine VĀ, « tisser, entrelacer », ou du mot vâna,
« fourré, forêt », plutôt que la racine VĀ, « souffler ». Nibbâna = nir-VĀ-na : sortie du réseau (des désirs),
désenchevêtrement, dénouement.
Supravoyance : pour le magâdhi vipassanâ.
Désagrément : pour dukkham, plutôt que « souffrance » ou « douleur », termes qui ne s’appliquent qu’aux
désagréments les plus grossiers.
Jhâna : absorption contemplative.
Qui possède jhâna et sagacité se trouve en face du
Dénouement : Dhammapada 372.
Kamma : Le kamma est l’action efficiente –nénéfique ou pernicieuse- qui produit un effet ultérieur, par opposition à
kiriya, action pure, simplement fonctionnelle.
Trois causes : Absence d’attachement, d’aversion et de confusion (ou : détachement, acceptation et lucidité).
Etat d’être : citta, se caractérise par la qualité de la connaissance : plus ou moins aiguë, plus ou moins entravée par
l’attachement, l’aversion, la confusion, etc.
Mouvement continuel : le mot samsâra désigne la succession incessante des instants d’être (ou instants de conscience), et aussi la succession
des existences. Car on considère qu’un être dure un seul instant de conscience, ou toute une vie, selon l’approche adoptée.
http://www.dhammapiti.org/article-18426163.htmlVisuddhimagga2008-04-03T21:40:21Z2008-04-03T21:35:00ZLanglais Pierrehttp://www.over-blog.com/profil/blogueur-1015467.html
Visuddhimagga - Le chemin de la Pureté
De Buddhagosa (traduit du magadhi par Christian Maës)
Prologue (1)
« L’homme intelligent et ferme dans sa discipline,
qui développe état d’être et sagacité
comme un moine énergique et sage,
peut démêler ce lacis. »
Ainsi parla le Seigneur.
Pourquoi formula-t-il cette strophe ? Parce qu’un fils de dieu l’approcha une nuit alors qu’il séjournait près de
Savatthi, et lui demanda, afin de dissiper ses doutes :
« Lacis à l’intérieur, lacis à l’extérieur,
Tout ce qui naît est pris dans ce lacis.
Voici, Gotama, la question que je pose :
“Qui peut démêler ce lacis ?“ »
Expliquons d’abord, brièvement, le sens de cette strophe.
Le mot « lacis » désigne l’enchevêtrement des désirs : les êtres ont constamment soif d’objet physiques
et d’états psychiques, tantôt de niveau élevé, tantôt de bas niveau. Ces désirs sont comparables aux branches enchevêtrées dans un épais fourré.
« Lacis à l’intérieur, lacis à l’extérieur » : les désirs concernant l’équipement du moine et celui
d’autrui, son existence propre et celle des autres, ses domaines personnels et les domaines extérieurs à lui.
« Tout ce qui naît est pris dans ce lacis » : tous les êtres sont empêtrés dans ces désirs qui s’enchevêtrent
comme les bambous d’un fourré inextricable ; ils en sont prisonniers, ils en sont embarrassés.
« Voici, Gotama, la question que je me pose ». Le fils de dieu s’adresse au Seigneur par son nom de famille,
Gotama, et lui demande : « Qui peut démêler ce lacis ? » Autrement dit : « Qui peut démêler l’entrelacement des trois éléments* ? Qui est capable
de les désenchevêtrer ? »
Ainsi questionné, le Seigneur dont la connaissance et le comportement sont en tous points inattaquables, dieu des dieux,
tout-puissant au-delà des tout-puissants, Brahmâ au-delà des Brahmâ, assuré dans les quatre assurances, détenteur des dix pouvoirs, connaissance sans faille, œil universel, répondit par cette
strophe :
« L’homme intelligent et ferme dans sa discipline,
qui développe état d’être et sagacité
comme un moine énergique et sage,
peut démêler ce lacis. »
Fils de dieu : Un devaputta est un dieu mineur du monde
sensoriel, kâmaloka.
Soif : Tanhâ, « soif » ou « désir ».
Equipement : Parikkhâra désigne l’équipement du moine :
vêtement, nourriture, logement et médicaments.
Les trois éléments : Elément sensoriel, kâma ; élément physique, rûpa ; élément non-physique, arûpa.