Dhammapiti                 "Dans la joie du Dhamma"

                                                                                                                                                                                                                     

                        L'enseignement originel du Bienheureux Gotama  

écoutez la parole de Bouddha: http://bouddhique.free.fr/ParoleduBouddha.MP3

 
Jeudi 14 septembre 2006

 

 

 

On trouve la plupart du temps comme traduction de sîla : moralité.

 

(Moralité = Conformité aux principes, aux règles de la morale. Sens moral, conduite morale d’une personne.

Morale = Ensemble des principes de jugement et de conduite qui s’imposent à la conscience individuelle ou collective. Tout ensemble de règles, d’obligations, de valeurs.)

 

Or ce terme, souvent associé à la morale chrétienne et à des obligations qui seraient imposées par une autorité extérieure, agit comme répulsif parmi ceux qui rejettent ou se méfie de la religion, et des règles qu’un Dieu fixerait.

La moralité bouddhique, la morale du disciple n’est pas quelque chose qui est imposé extérieurement, elle est au contraire une démarche intérieure de sagesse dont résulte le bonheur.

Bien qu’il existe déjà des règles élémentaires pour évoluer dans la société, la moralité que développe le disciple lui vient de l’intérieur, de la compréhension, de la confiance en l’Enseignement, de la volonté de progression, de la compassion et de la logique. Le disciple peut dans un premier temps, s’imposer des règles de conduite, s’il souhaite par exemple cesser de boire de l’alcool, tout en développement la compréhension de l’intérêt d’une telle démarche. (C’est-à-dire, comme décrit dans le Sigalovada-Sutta, sur le fait de boire des boissons alcoolisées :

« Voici les six mauvaises conséquences produites pour ceux qui s’adonnent aux boissons enivrantes : elles causent la folie et l’inattention, la perte de la fortune, l’augmentation des disputes, la disposition aux maladies, le gain d’une mauvaise renommée, les scandales honteux, la diminution de l’intelligence. »)

De même avec les autres préceptes.

 

« La morale bouddhique, telle qu'elle s'exprime notamment dans les "Cinq préceptes" de base, s'appuiera donc sur un principe universel : tous les hommes préférant le bonheur au malheur, le plaisir à la souffrance, ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse à toi-même.
Les cinq préceptes présenteront donc cinq types d'action (de corps, de parole et aussi d'esprit - puisque l'intention est le fondement de tout acte karmique ; rappelons-nous la première formule du Dhammapada citée plus haut : "De l'esprit proviennent toutes choses. Tout naît de l'esprit, tout est formé par l'esprit."), capables de générer la souffrance, dont il faudra "s'abstenir" (encore une fois c'est l'état d'esprit, l'intention qui compte) :

- ne pas supprimer la vie puisque tout être sensible apprécie de vivre ;
- ne rien prendre de ce qui n'a pas été donné, puisque l'instinct de propriété est "bien partagé" !
- ne rien dire de futile, d'inutile, ou qui puisse blesser ;
- ne pas avoir de pratique sexuelle blessante pour les autres ;
- et enfin : ne pas consommer d'intoxicants qui feraient perdre le contrôle de soi et faciliteraient donc les actions précédemment évoquées.

Autant de pratiques qu'on verra essentiellement comme "sociales", visant à rendre le plus harmonieuses possibles les relations entre les êtres sensibles vivant au sein du samsâra - y compris donc les représentants des autres états d'existence contenu dans ce samsâra : les dieux et les démons, les fantômes et les animaux...
Le bien ici considéré est un bien conditionné, relationnel. Le mal n'est autre que ce qui provoque un supplément de souffrance à ce qui est déjà, pour ceux qui le savent, souffrance suprême. La consigne pourrait être : "Inutile d'en rajouter ! Et, si possible, faisons tout pour diminuer la souffrance inhérente à l'existence. »

(Dominique Trotignon - http://www.bouddhisme-universite.org/universite.html)


 

Sîla, la moralité, prend aussi le sens très proche d’éthique.

(Ethique = Ensemble des règles de morale. Qui concerne la morale.)

 

Et également celui de vertu.

(Vertu = Disposition particulière propre à telle espèce de devoirs moraux, de qualités. Disposition à faire le bien et à fuir le mal.)

 

Faire le bien et fuir le mal, ceci est bien ce qui résulte de la moralité mise en application, ainsi que la production d’actes bénéfiques (kusala) pour autrui dont la compassion, le don, le respect, etc. étant associés à l’absence de convoitise, de haine et parfois d’égarement, ils amènent une renaissance heureuse. Ces dispositions servent de socle au développement de samadhi, la concentration mentale, de panna, la sagesse, l’intelligence.

 

« Sîla : ‘ moralité ’  est un mode d’esprit et de volition (cetanâ) qui se manifeste soit en parole, soit en action corporelle (v. kamma). C’est le fondement de toute la pratique bouddhique et en même temps, la première des trois sortes d’entraînement formant la triple division de l’Octuple Voie (v.magga), c'est-à-dire : la moralité, la concentration, l’intelligence. La moralité bouddhique n’est pas quelque chose de négatif, comme cela pourrait le paraître d’après les formules négatives dans les textes de Sutta. Elle ne consiste pas dans le seul fait de ne pas commettre de mauvaises actions, mais dans chaque cas, c’est la retenue clairement consciente et intentionnelle des mauvaises actions en question et elle correspond à la volition qui apparaît simultanément. La moralité de l’Octuple Voie, notamment : paroles parfaites, actions parfaites et moyens d’existence parfaits, est appelée ‘ la véritable ’ ou ‘ la forme naturelle de la moralité ‘ (pakati sîla) pour la distinguer de la règle purement extérieure instituée pour les moines ou les laïcs, dite ‘ moralité prescrite ‘ (pannatti sîla) qui, comme telle, est karmiquement neutre.

« Or qu’est la moralité bonne (kusala sîla) ? C’est l’action corporelle bonne, l’action verbale bonne, et aussi la purification en ce qui concerne les moyens d’existence, que j’appelle moralité. » (Majjhima-Nikâya 78) »

 

(Nyanatiloka – Vocabulaire Pali-Français des termes Bouddhiques)

 

 

 

La moralité, source de bonheur, assurance de progrès, est associée à la maîtrise des sens, et à la mise en œuvre d’actes du corps et de la parole entièrement sains.

On trouvera dans le sutta  ‘le fruit de l’état de religieux‘ (Samannaphala–sutta) un petit cours de morale, un cours moyen de morale et un grand cours de morale, Bouddha répondant au roi de Magadha qui souhaite savoir quel est le fruit visible de la profession de religieux.

Ainsi il lui cite toute une série de règles morales, de comportement à éviter, allant du mensonge à la pratique de la divination, permettant la manifestation de la pureté dans le comportement et dans la pensée.

 

« Il s’abstient, lui, de tels arts vulgaires, de telle mauvaise façon de vivre. C’est là sa part dans la morale. » (Sâmannaphalasuttam dutiyam)

 

Le développement d’un pouvoir, de concentration, de décision, ou psychique, non basé sur l’éthique, amènera non seulement la perdition dans la croyance en un « soi », mais surtout la corruption.

 

Que chacun, comprenant la valeur et l’importance de Sîla, mette en application la moralité, distinguant ce qui est bénéfique de ce qui est néfaste, pour sa propre libération, et pour celle d’autrui.

 

Metta

par Langlais Pierre publié dans : dhamma-vicaya
Vendredi 23 juin 2006

 

Bouddha lors de son premier sermon énonça les quatre Nobles Vérités, à partir desquelles toute sa doctrine trouve sa place. La première Noble Vérité –dukkha- exprime la souffrance inhérente à notre condition humaine, naissance, vieillesse, maladie, mort. Et au-delà des douleurs, chaque expérience que nous vivons est conditionnée par les vues erronées, le désir, et l’orgueil, et font ainsi se perpétuer dukkha. Nous nous approprions les expériences, les perceptions, les sensations, puis sans cesse la pensée fabrique des conceptions et les conçoit comme personnelle, et la conscience s’égare dans la croyance d’un soi autonome.

 

Bouddha dit :

 

 

« Bhikkhu, concernant la source par laquelle les perceptions et les opinions teintées par la prolifération mentale assaillent une personne, voici : si rien n’y est trouvé où l’on puisse se complaire, qu’on puisse accueillir et à quoi l’on puisse se tenir, c’est la fin des tendances profondes à la convoitise, à l’aversion, aux vues, au doute, à la vanité ; la fin du désir d’exister et de l’ignorance, la fin du besoin de triques et d’armes, la fin des querelles, des rixes, des disputes, des récriminations, de la malveillance et du mensonge ; ici, ces funestes états malsains cessent sans laisser de traces. »

 

 

Ce à quoi le vénérable Mahâkaccâna, disciple de Bouddha et expert dans l’explication de la doctrine, rajoute en explications :

 

 

« En dépendance de l’œil et des formes apparaît la conscience visuelle. La rencontre des trois est le contact. A partir du contact, il y a sensation. Ce qu’on ressent, on le perçoit. Ce qu’on perçoit, on y pense. Ce à quoi on pense, on le fait proliférer mentalement. Ayant pour source ce qui a proliféré mentalement, les perceptions et les opinions teintées par la prolifération mentale relatives aux formes du passé, du présent et du futur connaissables par l’œil assaillent une personne. »

 

Il en est de même pour chacune des autres bases des sens.     

 

Cet exposé se rattache au principe de la production conditionnée, où chaque terme de la série naît en dépendance du terme précédent et disparaît avec la cessation de celui-ci.

 

 

Cette cessation est nibbana, l’arrêt des formations mentales, la fin des perceptions et des opinions teintées par la prolifération mentale.

 

Cette prolifération mentale est biensûr visible par chacun observant son propre esprit, par la connaissance intérieure des phénomènes, elle est source d’insatisfaction, de changement continu, et d’absence de soi réel. C’est une musique qui vient, dure et laisse la place à une autre musique.

 

 

« Les sources profondes de cette prolifération conceptuelle sont trois souillures : le désir (tanha), l’orgueil (mâna) et les vues erronées (ditthi). Lorsque ces trois facteurs dominent les opérations de la pensée, la cognition échappe à tout contrôle ; elle répand une foule d’idées trompeuses, d’obsessions et de passions qui accablent le sujet et font de lui leur victime infortunée. » (Bhikkhu Bodhi)

 

 

Que chacun puissent reconnaître en lui ces écoulements mentaux et par le dégoût qu’ils inspirent, prendre le chemin qui conduit à s’en libérer, par étapes, puis définitivement.

 

 

par Langlais Pierre publié dans : dhamma-vicaya
Mardi 22 novembre 2005

Les cinq agrégats sont intimement liés à la co-production conditionnée, ils sont un autre aspect d'une même construction:
-La co-production conditionnée est le processus de construction de la vue fausse du "moi";
-Les cinq agrégats d'attachement sont les matériaux de construction de la vue fausse du "moi".

"Nama"/"rupa" à pour origine la traduction "nom/forme", qui s'est transformé avec le temps et les interprétations en : "esprit /matière".
De même "sakkaya" avait pour traduction à l'origine "l'ensemble" puis est devenu "le corps individuel".

"Ceci est mien, ceci est moi, ceci est mon Soi."
Ceci est la vue fausse du moi. Elle correspond respectivement à :
"ceci est mien" : les 5 agrégats
"ceci est moi" : Sakkaya
"ceci est mon Soi" : Atman
Ceci est associé à tois états d'esprit :
Appropriation, identification, conceptualisation.
C'est le processus de fabrication et de maintien du "moi" , de notre croyance en un moi ayant une substance propre.
Cette phrase correspond aussi aux impuretés mentales suivantes:
Désir/soif (tanha), orgueil, opinion erronée (ditthi).

Les cinq agrégats d'attachement : Panca khanda upâdâna
(Upâdâna = attachement.)
Processus double : rassemblement et association, le multiple devient "un".
On utilise la parabole du char. Le "char" est un nom donné a un ensemble d'objets mais aucun d'entres eux ne peut être nommés indivuduellement "char". "Char" est l'étiquette qui réunie la forme.
Skanda (sanskrit) = tas, amoncellement, ensemble.
Panca khanda upâdâna peut être traduit également comme = 5 ensemble saisis.
Quels sont ils?
Rupa (forme), vedâna (sensation/ressenti), sanna (représentation mentale), sankhâra (construction mentale), vinnâna (actes de conscience).

Vedanâ: Ressenti.
C'est un processus psychique, face à un phénomène nous réagissons par : j'aime, je n'aime pas, ni j'aime ni je n'aime pas (adukkhamasukha; indifférence illusoire car nous sommes dans le samsâra). Ce peut être un phénomène corporel ou mental. Vedanâ est le fruit du kamma, c'est la réaction ou le résultat (on se construit soi-même, on apprécie les choses ainsi). La douleur physique n'est pas vedanâ, le ressenti psychique face à la douleur physique est vedanâ (colère, aversion, peur, ...).

Sanna : représentation mentale. C'est la connaissance qui associe, la connaissance collective et conventionnelle qui nous permet de reconnaître et de dénommer comme tel. C'est la mémoire réactive qui sait distinguer, créer une notion et une durée.
Toutes les activités psychiques (jhana) sont sanna.

Sanna et vinnanâ agissent de concert. (même racine commune, en sanskrit : jna)

Vinnanâ : Actes de conscience discriminante. C'est la connaissance qui divise, discrimine, fait la distinction entre un sujet et un objet. Processus mental, psychologique, variable et impermanent.

Sankhâra : constructions mentales. Composition qui compose, qui crée par assemblage. Sankharâ provoque le kamma (cetana= la volition, l'intention fait partie de sankharâ), c'est le réservoir, ce par rapport à quoi on va enclencher une (ré)action, il y a reproduction des actes karmiques, ce sont des réactions délibérées, individuelles par rapport à l'idée que l'on se fait de soi-même (réflexes conditionnés). On trouve les trois poisons dans sankhara.

cetana= volition, intention. Cetana lance le processus de reproduction des constructions mentales, des tendances qui augmentent par accumulations, des réflexes qui s'auto-alimentent. Cetana participe au rassemblement des énergies, mobilise la force pour se projetter, faire des plans.
Si citta-... (pensée d'éveil) permet de développer la sagesse, cetana perpétue le samsâra.

Rupâ: forme. Rupa individualise l'objet de la description. Rupa, au départ est cette délimitation, qui pose les limites, donne la forme.
Nama/rupa : formes, marques, signes, indications par lesquelles sont décritent les phénomènes mentaux et physiques.

Les cinq agrégats ne sont pas indissociables, ils apparaissent ensemble.
On trouve des notions qui évoluent dans le temps. Parfois les agrégats échangent certains de leurs attributs...!
Il est difficile de distinguer qui fait quoi.
Dans les suttâ, l'importance n'est pas forcément donné à tous les agrégats
en même temps. Panna (prajna) est associé à vinnanâ et sanna (exercer vinnanâ, développer prajna) .
Le Dhamma cerne un problème, en fait le tour, l'envisage sous divers angles, mais il est impossible de le mettre à plat, d'en faire des schémas mathémathiques.
Les 5 agrégats d'attachement permettent (entre autres) de réaliser qu'il y a une pensée mais qu'il n'y a pas de penseur (la pensée est uniquement due au conditionnement), et de mettre fin à la fausse opinion du "moi".

Notes prises lors d'un cours donné par Mr Trotignon à l'UBE.

http://www.bouddhisme-universite.org/accueil/jeu-cadre-plan.html

 

par Langlais Pierre publié dans : dhamma-vicaya
Mardi 1 mars 2005

 

MAXIMES A MEDITER

· Observer paññatti (la réalité apparente, les concepts) en percevant les objets comme permanents, c'est samatha.

· Observer paramattha (la réalité) en percevant les objets comme impermanents, c'est vipassana.

· Il faut observer dans l'instant présent pour que les caractéristiques particulières des phénomènes (sabhava lakkhana) soient réalisées.

· Il faut observer les caractéristiques particulières des phénomènes (leur nature) pour réaliser udayabbaya ñana

· L'attention doit être délibérément dirigée vers la dissolution (disparition) inévitable des phénomènes physiques et mentaux.

· Voir les dissolutions (disparitions), c'est réaliser anicca.

· Réaliser anicca, c'est comprendre dukkha.

· La réalisation de dukkha, entraîne celle de anatta.

· Le méditant qui a vu anatta est proche de nibbana.

par Pierre Langlais publié dans : dhamma-vicaya
Lundi 28 février 2005

 

QUATRE ATTACHEMENTS

Il y a quatre attachements pour chaque agrégat qui sont :

  • kâmupâdâna (l'attachement aux objets sensuels),
  • ditthupâdâna (l'attachement aux fausses opinions),
  • sîlabbatupâdâna (l'attachement aux mauvaises pratiques religieuses),
  • attavâdupâdâna (l'attachement à l'idée de soi).

Dans le monde des sens, les sensations sont créées par les objets des sens venant en contact avec les six bases des sens. Il en résulte un développement de l'attachement. C'est le travail de tanhâ (le désir).

Les trois autres formes d'attachement viennent des fausses opinions. De ces trois là, le premier est attavâdupâdâna qui reconnaît les cinq agrégats de l'esprit et de la matière comme étant " soi-même " et permanents. Le second, sîlabbatupâdâna, va à l'inverse de la pratique du noble sentier octuple. Pour plus de détails, étudier le septième chapitre de la deuxième partie de mon exposé du paticca-samuppâda. Le dernier type, ditthupâdâna, est en rapport avec les fausses idées religieuses qui nient la loi du kamma et ses résultats. En dernière analyse, ces quatre attachements mènent au désir et aux fausses opinions.

LES DEUX PRINCIPAUX ATTACHEMENTS

Ainsi, le désir insatiable et les fausses opinions forment les deux principaux types d'attachement aux khandhas, les cinq agrégats de l'esprit et de la matière. Lorsque rûpa, la forme ou l'objet que nous voyons, apparaît sur la base visuelle, nous disons que nous voyons. On affirme alors que l'objet-oeil, la base visuelle et la forme sont tous tangibles, étant le produit d'une personnalité vivante. L'œil est vivant, l'objet est réel et le corps physique qui voit et reconnaît l'objet est vivant. Cela donne l'impression de l'existence d'un "je ", si bien que tout le monde dit "je vois". Chacun de nous s'attache à ce "je". Pour tester si l'attachement à ce "je " ou " moi " existe, posez-vous la simple question : " qui donc j'aime le mieux ? ".

 

 

 

source : http://dhammasukha.free.fr/biblio/MahasiSilavanta1.htm

 

par Pierre Langlais publié dans : dhamma-vicaya
Mardi 15 février 2005

 

Voici les termes pâlis principaux à connaître, lorsqu'on étudie le Dhamma :

 

Dhamma : Désigne selon le contexte : La Doctrine du Bouddha, la vérité, la droiture, la justice, la nature de toutes choses.

 

 

Sangha : Communauté des moines bouddhistes.

 

 

Bhikkhu : Moine.

 

 

Deva : Déité, être céleste, un dieu.

 

 

Kamma : Action, acte.

 

 

Kusala kamma : Acte favorable, bon, mérite.

 

 

Akusala kamma : Acte défavorable, mauvais, démérite.

 

 

Anatta : Non-soi.

 

 

Anicca : Impermanent.

 

 

Dukkha : Souffrance, conflit, insatisfaction, peine…

 

 

Nibbána : L’extinction, la cessation, la Réalité ultime, le summum bonum du bouddhisme.

 

 

Arahant : Etre qui est libéré de toutes souillures mentales et entraves, celui ou celle qui a atteint la quatrième et dernière étape de la voie de la libération, le but final du disciple.

 

 

Tipataka : Triple canon, appelé « les Trois Corbeilles ». Les trois principales divisions canoniques de l’Enseignement du Bouddha :

 

Vinaya (code de discipline), Sutta (discours) et Abhidhamma (Doctrine supérieure, Philosophie et psychologie).

 

 

Sansára : Cycle d’existence, la série des renaissances.

 

 

Sati : Attention, vigilance.

 

 

Síla : Vertu, moralité.

 

 

Vipassaná : Vision directe de la réalité, vision analytique.

 

 

Tanhá : Soif, avidité, source principale de l’état d’insatisfaction.

 

 

Bouddha sásana : Période durant laquelle l’enseignement d’un bouddha est porté à la connaissance des êtres et pratiqué par eux.

 

 

Ariya : Noble, sublime, correct, pur. 

 

 

Ariya sávaka : Noble disciple.

 

 

Parinnibána : Extinction complète et définitive, fin totale de la série des existences, mort finale du Bouddha ou d’un Arahant.

 

 

Magga : Sentier, voie, chemin.

 

 

Ariya-attašgika-magga : Noble octuple chemin, menant à nibbána : Compréhension juste, pensée juste, parole juste, action juste, moyen d’existence juste, effort juste, attention juste, concentration juste.

 

 

Jhãna : Absorptions, quatre états mentaux dont la conscience n’a qu’un seul objet ou pas d’objet, et qu’on atteint par une haute concentration mentale, en fixant l’esprit sur un point unique.

 

 

Dána : Don, générosité.

 

 

Mettá : Amour, amour universel.

 

 

 

par Pierre Langlais publié dans : dhamma-vicaya
Samedi 12 février 2005

 

 

 

Cette photo montre des reliques exposées dans un petit monastère de Birmanie.

C'est ce qui reste après une crémation. Avec ceci de particulier que ce sont des reliques d'arahants, êtres s'étant pleinement libérés et disparus en Parinibbâna.

Cela ne ressemble en rien aux restes d'une crémation d'un être ordinaire.

Ces petits "cailloux" ont des caractéristiques particulières : Ils sont colorés (c'est l'origine des couleurs du  drapeau du théravada), et il est dit qu'ils se multiplient avec le temps.

Les pratiquants ayant reconnu les 4 nobles vérités, ayant renoncé aux plaisirs sensuels, ayant accomplit le noble octuple sentier et détruit toutes les souillures, ne renaissent pas, ni parmi les hommes, ni parmi les dieux.

Le Parinibbâna est le moment ou ils s'éteignent et entre définitivement dans le nibbâna. Leur corps une fois brûlé est un symbole de la libération sur le samsâra et la souffrance, ni l'esprit ni le corps ne laissaient apparaitre de corruption, ils ont réalisé la voie du Dhamma.

Voilà pourquoi le Bouddha les appelle les "vainqueurs de la mort". Voilà pourquoi nous pratiquons, en dehors des bienfaits de la vertu. Puissions nous nous libérer progressivement des liens, des affections, des kilesa (souillures mentales). 

 

 

Photo: Vénérable Dhamma Sâmi.

 

 

 

 

 

par Pierre Langlais publié dans : dhamma-vicaya
Mercredi 9 février 2005

Parami

 

 [Pratique noble, accomplissement noble.] Action positive du corps, de la parole ou du mental motivée par une volonté de progresser sur la voie du perfectionnement, la voie du dhamma. Maturité (sur le plan de la sagesse) acquise grâce à une telle pratique.

Ce n'est que lorsque le développement des pæramø parvient à pleine maturité que nibbæna peut être expérimenté.

 
 
 

Les 10 pæramø

Nom en pali
Description
1. dæna pæramø Abandon de ses biens (animaux ou objets non vivants), pratique de la générosité.
2. søla pæramø Contrôle de ses actes et paroles pour éviter les mauvaises actions. Pratique de la vertu.
3. nekkhamma pæramø Renoncement de la vie en société pour la vie solitaire (bhikkhu, ermite).
4. pañña pæramø Développement du savoir et de la compréhension par l'étude et la réflexion analytique. Enseigner le savoir à autrui. Utiliser sa sagesse pour un maximum de bénéfices.
5. vøriya pæramø Effort d'œuvrer autant que possible pour son accomplissement et pour le bien des autres, au péril de sa vie.
6. khantø pæramø Établissement d'une patience toujours parfaite, quelles que soient les actions et les paroles des autres sur soi. Pratique de la tolérance.
7. saccæ pæramø Honnêteté en toutes situations (ne dire que ce qui est juste).
8. adhitthæna pæramø Détermination. Décision de se tenir à des actions bénéfiques et de s'y maintenir.
9. mettæ pæramø Entretien d'un état d'esprit tourné vers le bonheur d'autrui, pratiquer l'amour, la bienveillance, envers tous les êtres.
10. upekkhæ pæramø Rejet de la haine et de l'adoration. Ne pas suivre une idée en particulier. Maintenance de son mental dans l'équanimité.

 

Source: www.dhammadana.org

 

par Pierre Langlais publié dans : dhamma-vicaya
 

Dhamma

 Bouddha enseigna la Loi naturelle,

visible par tous, compréhensible en profondeur par ceux qui développent leur discernement.

 

 

"Evitez les mauvaises actions ; faites le bien autour de vous ; purifirez votre esprit."

Tel est l'enseignement de tous les Bouddhas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Santal, tagara, lotus, jasmin, de tous ces parfums le parfum de l'éthique est de loin le meilleur."

 

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"La voie droite est proclamée, suivez-la, ne vacillez pas; Que chacun s'encourage soi-même, et, par étapes, atteigne le nibbâna."

 

 

 

 

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